TIE
BICnONNAIRE
YHt
Wi
naence Tv mort, c*est toujours par celle-ci qtt*ei(e s*achèTe. (Liron.) Le tableau que nous Tenons de tracer est complété par Feiamen des diverses altérations que pré* sente le corps des asphyxiés.
Assez souvent la langue se trouve engagée entre tes arcades dentaires « et mordue» comme cela s'observe dans la suspension. La pean de la face présente un aspect livide : toutes les parties regorgent d'un sang ordinairement noir» fluide, non coagulé, qui remplit le système veineux, tandis que le système artériel est vide ou n'en contient qu'une petite quantité ; la membrane muqueuse, trachéale, laryngienne et bronchtque est très-injectée. La trachée et les bronches contiennent souvent une mousse écomeuse analogue h celle qu'on voit chez les noyés : cependant elle en diffère en ce qu'elle est habituellement sanguinolente.
Les poumons offrent une couleur ardoisée à leur surface extérieure, qui est en outre parsemée de nombreuses arborisations vasculaires. Quand on pratique une incision dans le tissu pulmonaire, et qu'on atteint une veine d'un assez fort calibre» il s'écoule en nappe un sang noir, épais, qui devient de plus en plus abondant.
Le cœur est remarauable par la quantité relative de sang reniermé dans les C4ivités droites, qui en sont toujours beaucoup plus chargées que les cavités gauches; ce fluide y est presque toujours liquide; il est plus épais du côté opposé. Le cerveau est piqueté: les sinus de la dure-mère sont gorgés de sang. Plaçons ici trois observations recueillies par Ollivier d'Angers. Dans l'une, la mort était due à un enphysème pulmonaire spontané : dans l'autre elle avait été occasionnée par une apoplexie pulmonaire, et dans la troisième par une pleuro-pneumonie double {Archivée générales de Méde^ eine^ 1838.) Kflppe Ions aussi quelques fragments du travail de M. Lebert, dans lequel cet auteur a prouvé que les morts subites par les poumons peuvent se rattacher aux causes suivantes.
1* Mort par congestion avec exhalation êonguine à la surface interne des ramifications bronchiques sans engouementnotable des pou^ mons. — Dans ce cas les* individus succombentau milieu d*unehémoptysierla nécropsie démontre que les poumons sont mous, crépitants : le sang rouge et écumeux occupe toutes les cavités bronchiques dont les mu-, queuses ramollies présentent une couleur violacée dans toute leur épaisseur.
S* Mort par congestion simple ou engoue^ ment du poumon. — Quand la congestion se fait brusquement, la mort est instantanée ; le tissu des poumons se trouve infiltré d'un sang noir et spumeux. Quand au contraire la congestion ne s'est produite que lentement, le tissu du poumon intimement mêlé
(502) Dès que, chez les ftopplieiés; le coatcao a Imnché les artères veriébrales, puis les caroiîdes, et que le sang n'arrive plus au cerveau, il y a cessation brusque de toute pensée, de tout sentinient, et toute perception ées impressions venues du de-
au sang« offre à la section une surliMse noireunie, analogue k celle de la rate.
3* Mort par congestion sanguine brusque^ avec déchirure du tissu du poumon^ et infiltration du sang dann son épaisseur^ — C'est Tapoplexie pulmonaire.
i* Mort par congestion in/tammaioire. — Il V a de remarquable dans cette mort le fait suivant ;^ c'est que des- individus bien portants, en apparence, succombent loul à coup, et les poumons sont déjà bépetisés et en pleine suppuration.
5* Mon par œdime ou congeeihnt séreuse du poumon. — Cette affection survient fréquemment k la fin des maladies éruptives et particulièrement de la rougeole.
9^ Mort par emphysème Sfrusquemenê dévetoppé, ^ Dans ce cas, la- mort subite s^Tsit l'effet de la cessation btusque des phénomènes respiratoires, par suite de la dilatation ou de la rupture des vésicules aériennes et de l'atrophie ou pl^itdt de la compression des petits vaisseaux sanguins. Ce genre de mort subite a été constaté par MM. Piédagnel, Pilerry et Andral.
On a admis plusieurs autres formes d'asphyxie; ainsi, il y en aurait une proiiuit» par une affection purement nerveuse du poumon. D'après MM. Guersanl, Blache, Jolly, Andral, Ferrus, elle aurait lieu dans certains cas d'asthme, de coquelucb«», à la suite d'accès de suffocation chez les enfants rachitiques, etc.
Citons aussi les diverses blessures faites dans la région du cou, et qui intéressent la partie supérieure de la moelle épinière, les^ compressions brusques du thorax, les coups portés sur cette partie, on même sur les parois abdominales, et qui suspendent les mouvements des muscles inspirateurs; l'épanchement d'une grande quantité de fluide dans la cavité des plèvres.
t. Mort subîle par défont d*aGtiiMi da eorar (syoeope).
Cette espèce de mort peut provenir r 1* d'une plaie faite à droite ou h gauche du coBur. 2* D'un anévrysme terminé par rupture. 3* De syncopes hémorrhagiques ou de syncopes purement nerveuses, comme celles oiir dépendent de la terreur, de la colère. Je laioie, etc. ik*^De l'introduction de T^ir dans'le système circulatoire, au- de la formation spontanée d'un fluide gaaeux dans les organes de la circulation, etc.
Il est à remarquer que, sous l'influence d*^une de ces cause»; le cœur cessant d'agir, te cerveau, prrvé de son excitant* nécessaire,, suspend également son action, et par suite, les sensations, la locomotion et la. voix, qui sont sous la dépendance: immédiate du cerveau* se trouvent Interrompues. Les phénomènes mécaniques de la respiration sont suspendus, et cette suspension amène celie des phénomènes chimiques (SQâ). Enûn la
liors. Ce i|iii se consenre encore «lelqttes insunu, «*e BODt les propriélés Individuelles, si Ton peut ainsi parler, de divers tissus, mais sans soUdariié des unes avec les autres comme dans rexerctce re« gulier des fenctions. (Bébac* et Roaia.)
VIE
DE PUYSIOLOGIE.
VIE
morl générale se continue peu k peu et d'une meniëre graduée fMir Tinterroption des sécrélions, des exhalations et de la nutrition.
Lorsque la mort subite a eu lieu par le oœur gauche» bien qu'il ait cessé de se contracter» les Taisseaux qui en parlent ou qui s*v rendent n*en continuent pas moins encore d agir quelque temps. En vertu de leur motilité» ils chassent le sang qu'ils ont reçu du ccaar; ils se Tident complètement. Lds seconds apportent encore du sang au cœur
Eoche» qui est bientôt distendu par ce joide» et alors les troncs veineux ne trou- Tant plus à se vider se remplissent saccessivement. Les poumons s'engorgent» puis les cavité.H droites du cœur» puis les veines» et les divers organes. Le cerveau seul est exsangue. Voici ce que l'autopsie démontre. Le cœur gauche et les veines pulmonaires sont distendus par le sang; les poumons sont assez gorgés» une certaine quantité de liquide existe dans les cavités droites» une proportion relativement moindre s*arréte clans les veines caves; les veines cérébrales ei les sinus de la-dure mère sont assez rem-
8 lis ; les artères sont complètement vides, uand c'est par le cœur droit que la mort est survenue» le poumon» ne recevant pas de sang» n'en envoie plus au cœur gauche; le .système artériel finit par se désemplir; par »uite le cerveau et tous les organes cessent d'agir. A l'ouverture des cadavres, on con* State les phénomènes suivants : les poumons sont décolorés; l'oreillette et le ventricule du côté gauche de même que Taorte sont vides» tandis que les veines caves et leurs ramifications sont remplies de fluide sanguin. Dans la mort par la totalité du cœur» la
G ne de la vie est presque instantanée : la ^e ptlit» les extrémités sont devenues froides» tous les organes renferment du sang. N'oublions pas Se mentionner une espèce de morl par syncope» uni diffère de celle dont nous avons parlé; elle est due à la formation spontanée d'un fluide gazeux au Diilieu du sang. Différents cas de cette mort ont été cités parHogagni» Bicbat et Ollivier d'Angers» etc. Nous y reviendrons.