I. — Modificaiîoni des voies dtgestiTes
Plusieurs physiologistes, surtout Dumas, Tiedemann, Gmelin, Ma^endie, Chossat, de Pommer, etc., ont cherché à connaître les modifications des voies digestives dans leur état de plénitude ou de vacuité, pendant Uur travail élaboraleur ou dans le repos, durant une abstinence ^lus ou moins prolongée, etc.. Il résulte de leurs recherches que, dan<i le premier cas (lorsque l'estomac est plein), ie« acieschimiques et physiologiq.ies sont beaucoup pins prononcés que lorsqu'il ne renferme qu'une faible partie de substances alimentaires.
Lt*s phénomènes dont il est le théâtre <iiminuent à mesure que la digestion avante, de telle sorte que, lorsque l'estomac se trouve dans l'état de vacuité complète, la sécrétion do suc gastrique n'a plus lieu, la muqueuse se replie sur elle-même, les fibres musculeuses se contractent, l'estomac change de position, etc. L'organe reçoit moins tie sang par la diminution de l'excitation dynamique nécessaire |K}ur produire l'imputsion duOuide, par Texistence des flexuosit^s artérielles qui empêchent ce liquide de circu- 1er librement, etc. Néanmoins il ne faudrait pas croire que cet organe est privé de tout travail; il exerce encore une certaine action sur le mucus, le suc pancréatique, sur les liquides qui sont verses dans sa cavité , ainsi que le démontrent, entre autres, les expér ences de M.Collard de Martîgny. Pendant l'abstinence, la muaueuse, décolorée, sécrèie un mucus blancnâtre;.elle ne s*enflamn!e
r)as, ne s'ulcère point; quelquefois elle e>t e siège d'une exhalation sanguine. Les intestins diminuent de volume o'une manière d'autant plus marquée, que le sujet a éié plus longtemps inanitié.
On a noté aussi une réduction de la rate (voy. le fait de Granié), et une distension prononcée de la vésicule biliaire, dont le contenu prend une couleur jaune*noirâlre, et une saveur iràs-amère.
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M. — liifliien«6 de raUsuneiice tur la quantilé et la ooapoailton du lang el de la lymphe.
Le sang, \myé de ses matëriaax ordinaires de réparalioQ, eircule de plus en p\ns difficilement dans les taisseaux et dimtinie de Siuantité; c'est ainsi que les poumons, le oie, la rate en sont presque dépourvus et que le système reineux abdominal est rempli.de ^ang noir. (Rolando etGiàLLo, Db Pommbb).
Cette diminution du sang est progressive et proportionnée à la durée de I abstinence. (Expérience de Haller sur les grenouilles, et de M. Collard, sur les chiens.) Aussi lorsqu'on ouvre« quelques moments avant la mort, les veines d'un animal inaiiitié, il n*en sort aoe très- peu de sang. jîl. Collard a observé que le sérum est en moindre quantité, que Talbumine e5(t plus abondante que la fibrine; d'après H. Lecanu la proportion de l'eau en est augmentée, celle des globules diorinue. {Voy, Lbcaiot et Gavabbbt 1506]).
Quant k la lymphe, on sait aue ce liquide agacerait considérablement après le repas. H résulte des expériences de M. Collard que cbez un homme soumis h l'abstinence, il y •« at>ondance de lymphe les cinq premiers jours avec augmentation de fibrine et de Doatière colorante, dimmution de ce liquide les jours suivants, et que dans la dernière période en n'en trouve ^lus que dans le tatial thoracique.
Ul. — Modifications dans la circulation et la respiration.
La circulation et la respiration subissent «assi des changements notables; c'est ainsi que, normale au commencement, la respiration diminue de plus en plus; elle augmente ensuite tout h coup atix approches de la mort, au point de devenir haletante (Chossat). Les mêmes eiFetsse reproduisent pour ta circulation; le pouls devient de plus en plus petit, illégal, depressible, el s'accroît un peu dans \es derniers moments.