‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 328 sur 340 · J499 VIE DICTIONNAIRE · texte numérisé non relu

J499 VIE DICTIONNAIRE

I Yl. Thécrie de la mort dilermÎHée par nniroéuctioH de Cair dam le$ veines, par le développement dei gaz dam le hyttème circulatoire, etc.

Les effets de fintroduction accidentelle de Tair dans les veines dont les conséquences entraînent généralement une mort subite, quand cette introduction est abondante et rA[>ide, avaient d<^jà Gxé Tattention des médecins du xvu* siècle, dont les expériences sont rapportées par Morgagni (ep. S, S 21 et &uiv.). Bicbat, Halle, Magendie» etc., sont revenus sur cette question, qui a été éclairée par les observations cliniques de fieauchène , Graëre , Cleinot, Matt, Delpech , Dupuytren, etc. Nous avons eu occasion de voir cet accident , qui tantôt a été mortel, tantôt n*a produit qu*un danger momentané. Nous présenterons un résumé rapide.

Les causes qui favorisent cette introduction sont, une véritable aspiration exercée |)ar les parois thoraciques pendant l'inspiration et un peu par les cavités droites du cœur pendant leur dilatation, et de plus la pression de Tair atmosphériaue. (Foy. les expériences deM. Poiseuille, les recherches de P. Bérard , Delpecb, etc.) L'air pénètre quelquefois par les veines utérines (Legaliois). Celte introduetiou est d'autant plus iacile et plus prononcée que le vaisseau lésé est plus volumineux, que son ouverture est plus grande et plus voisine de la poitrine.

Quand le phénomène a lieu, on remarque: 1* un bruit instantané qui se produit au ihoment même de la section de la veine; 2* un bruit que l'ausculatioa de la poitrine permc^t d*entendre, et qui est dû à Tair mêlé au saiii$ dans les cavités droites du cœur.

Un cri aigu poussé par le blessé annonce les effets funestes exercés sur le cœur par la pénétration de l'air : une syncope la suit, et, dès ce moment, la vie cesse chez le malade. A l'ouverture, dit Duuuytren, on remarque des bulles d'air sur le trajet de quelques veines étendues de ta plaie vers le cœur; •n en trouve dans la veine cave supérieure, mais c'est surtout dans l'oreillette et le ventricule droit du cœur que se trouve la plus grande quantité de cet air absorbé. Il y est mêlé en plus ou moins grande quantité «ivec le sang que ces cavités contiennent; il en soulève, il en distend les parois de telle sorte qu'on pourrait se demander si c'est en s'opposant mécaniquement h leur contraction qu'il fait cesser la circulation et la vie. On n'en trouve pas dans l'artère pulmonaire; il semble qu'il n'ait pas eu le temps d'aller h travers le poumon et dans les cavités gauches du codur. » (Traité des blessurti par ar* mes d« (guerre.) L observation de Delpech est encore plus concluante. La mort, quand elle est rapide, n'a pas lieu par le cerveau, comme le croyait Bichat : elle dépend da l'interruption mécanique de la circulation dans le cœur et dans les vaisseaux. L'enpbysème

(Pulmonaire ne peut être invoqué que dan^ es cas où la mort arrive plus lentement. Les faits de mort subite par introduction de l'air

VIE

dans les veines sont plus rares que ne tendraient àlc faire supposer bien des observations incomplètes et manquant du caractère de rigueur et de précision nécessaire i)our les faire admettre dans la science. (Foy. L. BoTcm, Etudes sur la mort après les iraumatismes et les opérations chirurgicales^ 1836. ) • Nous pourrions rattacher à ce sujet tout ce qui se rapporte au développement spontané des gaz dans le système circulatoire. (Foy.OujviBm d'Angers, Dictionnaire en 30 vol., t. II, p. 65J —Ce développement joue un rôle important dans diverses maladies nerveuses, dans les pneuroatoses, etc.

§ VII. — Théorie de la mort par akêtiuenct.

Etudions d'abord sommairement les effets de l'abstinence sur les principaux organes et les fonctions les plus importantes ; nous dirons ensuite un mot sur la théorie de l'inanition.

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