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DK PHTSIOLOGIB.
AKB
M. Barthélemj Saint -Hilaire, comme la plopart des traducteurs d'Âristote et des «cobstiques, n*ont pas vu ce double sens, et re)a les a souvent empêchés d*avoir une idée fucte des doctrines qu'ils ont même sou- TeDt présentées sous un jour faux. Dans tous $e$ ouvrages , comme dans l'analyse du Mémoire deMoutet sursaint Thomas, M.B. Saint- Hilaire répète qu*une forme, une entéléchie, •^x., n*estqu*une action et non un principe rijf: c'est de cette manière, dit-il, que saint fn^KDas Ta compris. Ainsi, quand ce dernier âtqae Tâme est le principe actif du corps, /tua ou actus corporis^ M. B. Sainl-Hilaire (Toitqaele docteur Angélique traduit comme hd le texte aristotélique : Lame est Vacte du r^q», c est-à-dire que Tâme et tout ce qu'elle ti.t $ont produits par le corps. C'est tout simp^ment rendre Aristote matérialiste, et saint Thomas avec lui. Le célèbre académicien n'a diiQc pas fait attention à la phrase que nous ^QODS de citer et à une foule d'autres du Dème genre. L*Ame est le principe actif du corps, et ce principe, bien que spirituel, lui est uni comme une forme. Il se sert du corps pmjr lui faire exécuter les actes qui sont en puissance dans ce dernier. Les actes sensitifs ip^rtieunent à ce tout qui résulte de Tunion it \imt avec le corps. Les actes vraiment akWeduels appartiennent à l'âme seule. Une fois qu'elle possède des représentations sensible» <nii wot bien en elle, elle les combine, les éiaWe, et s'en sert pour former des idées, fi/e les mêle d'ailleurs avec celles qu'efle obtient par sa propre contemplation, ftsnrtes admet que la matière est absolu oetfptssÎTe, qu'elle n'a point en elle de phodpe iDoteur. Les mouvements qu'elle pr^ote ne sont autre chose que l'impulsion pfifflitÎTe donnée par Dieu. Avec sa matière ft6ttï}ère purement étendue , avec Timpulsion use fois commuDiouée, tous les phénomènes du monde sensible s'expliquent. Toute la f bvsique (attraction, lumière, électricité, etc.) oest que de la mécanique. II n'y a pas d'sQîre force cpie l'impulsion. La chimie est aosoi de la mécanique. La nutrition dans ii^ régétaux et les animaux n'est pas autre H^ise. La sensibilité, les passions sont aussi 1: la mécanique. Des mouvements de fluides '^. plus en plus subtils serviront à tout expliv^r. La sensibilité, c'est le fluide nerveux ramai ou vital, les esprits animaux ou vitaux '^^ anciens, qui se meuvent d'une certaine ^caère. U n'existe plus que deux sciences : ' inécanique et l'histoire de la pensée. A ' rtç de vouloir tout ramener h 1 unité, on («fond tout. Cest ainsi aue s'expliquent les 'isoçiis imprimés par les cartésiens aux ^rDces mécaniques, à une partie de la psy- * ^«^e, en même temps que les obstacles < (^>rtés par ce système aux études d'un -ife genre.
u<iDbien la philosophie de saint Thomas
^ plus large! La matière corporelle ou
'-3r«ique a plusieurs genres déclivité et
-x^eurs genres de lois. L'attraction peut
^^'^rt pas yne impulsion. L'électricité, la
ne sont point des impulsions comme
les autres. L'affinité chimique est nne attraction spéciale. La sensibilité est une activité d'un tout autre ordre; elle a des lois à elle : la physique et la chimie ne l'expliquent pas. EnGn la pensée et l'intelligence qui la pro« duit sont tout autre chose. L'Ame végétative est beaucoup plus qu'un corps organique; l'Ame sensitive, bien plus que l'Ame végétative; enQn l'Ame intellectuelle, l'Ame humaine, qui porte déjà en elle ses titres à l'immortalité que Dieu lui a assurée, ainsi qu'une double révélation nous l'enseigne, est encore un être d'une tout autre nature que les Ames sensitives des animaux. Le matérialisme, le sensualisme, le psychologisme purement animal de bien des auteurs, ne peuvent point pénétrer les mystères du spiritualisme vrai. Celui-ci a sa doctrine, qui embrasse et domine toutes les autres; car le spiritualisme s'occupe tout à la fois du monde supérieur et des deux mondes intermédiaires, qui le séparent du monde purement matériel.