‹ Dictionnaire de physiologie (volume 2)Chapitre 114 sur 212 · I. Lymphocytes. A I. Cellules polynu- I. Leucocytes mo · texte numérisé non relu

I. Lymphocytes. A I. Cellules polynu- I. Leucocytes mo

II. Grands mono-| Mononucléaires. cléaires avec gra- nonucléaires nucléaires de tran-|1) Lymphocytes. nulations neutro- translucides et silion. 2) Petits mononu-l philes. . . . . . 10-80 | 45-551 incolores.

IL. Globules mono-| cléaires. Il. Cellules polynu- Il. Leucocytes monucléaires de tran-|3) Mononucléaires] cléaires à granu- nonucléaires opasition. moyens. lations aurantio- ques et colorés.

IV. Polymorphonu-|# Gros mononu-| philes. . . . . . 4-8 |0.5-3 LIII. Leucocytes pocléaires. cléaires. UT. Grands leuco- lynucléaires.

V. Oxyphiles. 5) Formes de tran-[ cytes mononuclé- IV. Globul. blancs

sition. aires el diverses à grosses granu- B formes de transi- lations.

ue L0N SÉNROSTOREUS M 02810025 6 De IV. Lymphocytes. .| 5-10 | 20-25 ) À granulations Us olen 05 | 25 neutrophiles. ; ÉTAT ANT] 1) À granulations acidophiles.

8) À granulations éosinophiles.

9) À granulations bas£bphiles.

ue

Macassez dit que c’est la réaction de l’organisme contre le traumatisme et non contre la perte sanguine, qui produit cette leucocytose. Cette réaction serait beaucoup plus intense dans les cas de suppuration de la plaie. Mais des recherches ultérieures ont montré que la leucocytose se produit tout aussi bien quand la plaie, faite dans des conditions d’asepsie rigoureuse, se ferme sans suppuüration. Suivant MüLLer, la leucocytose serait produite par la prolifération des éléments restés dans le sang ; tandis que

Lüwir croit que la saignée ralentit la transformation des globules mononucléaires en polynucléaires, et retarde ainsi la destruction de ces derniers éléments.

Ces deux opinions contraires ont rendu le problème intéressant, et plusieurs travaux ont été exécutés afin d’élucider la question. Ainsi, ANTOkONENKo a fait sur le chien une série d'expériences: il opère des saignées d’un tiers à la moitié de la masse totale da sang, et suit minutieusement les modifications qui s’ensuivent dans l’état des globules rouges et blancs. Se servant de la nomenclature de Ousxow, Anrokonenko établit : tout d’abord la formule leucocytaire de l’animal à l’état normal, c’est-à-dire la proportion en pourcentage des différentes formes de leucocytes. En procédant ainsi, il a reconnu dans la leucocytose post-hémorragique trois ordres de phénomènes : 1° une augmentation des éléments jeunes ; 2° une diminution absolue et relative des grands lymphocytes; 3° une augmentation des leucocytes mürs et vieux (polynucléaires).

Comme la leucocytose apparaît dès le lendemain de la saignée, on ne saurait attribuer l'augmentation des éléments jeunes à une nouvelle formation. Ces nouveaux venus sont fournis par la lymphe interstitielle qui afflue vers le sang après l’hémorragie. Pour diminuer cet afflux, ANTOKONEN&KO a introduit dans les vaisseaux, immédiatement après la saignée, une solution de chlorure de sodium de 0,3 à 0,6 p. 100, de volume égal au volume de sang extrait. Il constate alors que les leucocytes arrivent de la lymphe interstitielle, en quantité moindre, et que la leucocytose dans son ensemble n’a plus les mêmes caractères ni la même intensité. Il faut donc chercher dans le sang même l’explication de la leucocytose.

Certains auteurs enseignent que, dans le sang normal, les globules blancs sont en continuel état d'évolution : transformation d’une part, des jeunes lymphocytes en leucocytes adultes, et de ceux-ci en vieux leucocytes; et, d'autre part, destruction de ces derniers (Ousxow et ANTOKONENKO).

D’après ANTOKONENKO, l’hémorragie modifie cette évolution de la façon suivante : la rapidité de transition de la forme jeune vers la forme müre augmente, tandis que cette dernière vieillit au contraire beaucoup moins vite qu’à l’état normal ; enfin les vieux leucocytes persistent plus longtemps.

DAwsoN, poursuivant ses recherches sur l’influence des injections de diverses solutions salines après la saignée, a été amené à étudier les modifications morphologiques du sang occasionnées par une hémorragie. Afin d’élucider le mécanisme de la leucocytose, cet auteur a d’abord établi comme AnTokonEenxo la formule leucocytaire, mais en se basant sur une nomenclature un peu différente. Il s’est servi du chien comme sujet d'expérience, et le volume de sang extrait a été aussitôt remplacé par un volume égal d’une des solutions suivantes :

DANCE EN Er AUS M7 0,8 p. 100 NA CNE M ARE RUE . 1 — NS CHARS 0,8 p. 100.

LRO PNA NE CaCI2 . . . 0,026 — KOPE TER SUR D DT AOOLLAe RINGER LS L1- NACRE 0,8 — PAT PURE AIS CE : Caci® Pr OUtUES KCI. :1.: 0,007 — COSHNa. . 0,01 — DS Dia NaClian(8 pes 100 MES eo . 10 parties, ; DAS CRT PR RS RE A Et à RUE MIRE D OPA lente Sn APE TL ' ASUS ; ie Mt

L’intensité de la saignée a été poussée très loin par Dawson. Ainsi, dans une de ses expériences, il a enlevé à un chien de 7 kg. 400 une quantité de sang égale à 2,5 p. 100 du poids du corps, soit71 p. 400 de la masse sanguine totale, en estimant celle-ci à 1/3 du poids du corps. Immédiatement après la saignée, le chien a reçu dans sès veines un volume égal de la solution n° 4 (NaCI à 0,8 p. 100, 10 parties; lait, 1 partie). L'animal à survécu : la marche de la leucocytose est celle qui est représentée par les courbes de la figure 80 (p. 500).

L'examen de ces courbes, dont la forme a été sensiblement la même dans toutes les

expériences, montre que la proportion normale des leucocytes polymorphonucléaires. subit, immédiatement après l’hémorragie, une chute plus forte que celle des lymphocytes et des oxyphiles, pour augmenter ensuite et atteindre son maximum 24 heures après l’hémorragie. |

La courbe des lymphocytes est quelque peu Hitteronte. ils diminuent moins que les polymorphonucléaires. La cause en serait dans la pénétration rapide de ces éléments dans le sang aussitôt que la masse de celui-ci commence à baisser.

Dawson admet, comme Ouskow et ANTORONENKoO, une évolution'des lymphocytes vers la

our

8000000 ES pe M Le NES 7 00 0000 5%) 7: 20 Gooaovof65% 600 5000000/$5 % : Î hoo 4000000458] À ee 3000000/5%|. 81. TS È

F1G. 80. — Influence de l’hémorragie sur les éléments figurés du sang, d'après DAwSON.

forme polymorphonucléaire, mais il n’a pas trouvé de relation numérique confirmant cette opinion d’une métamorphose possible. Ainsi dans l’expérience qui a fourni les. documents pour la construction de la courbe représentée par la figure 80, on trouvait avant l’hémorragie 114 000 polymorphonucléaires et 3000 lymphocytes par millimètre cube de sang. Après l’hémorragie, le nombre des polymorphonucléaires est monté à 31 000, alors que celui des lymphocytes n’est descendu qu’à 2 000.

Plus récemment BAuManN a étudié à son tour les modifications du sang après l’hémorragie, et ses conclusions au sujet de la leucocytose post-hémorragique se rapprochent beaucoup de celles d'ANTOKoNENKo et de Dawson. Comme ces derniers il a

trouvé une augmentation du nombre des polymorphonucléaires. — Ces éléments proviendraient aussi des mononucléaires, dont le nombre diminue après une hémorragie.

Eurucu et Lazarus n’ont pas admis les interprétations d’Ouskow et d’ANTOKONENKO, quant à l’évolution des leucocytes dans le sang. D’après eux, les lymphocytes et les leucocytes polynucléaires n’ont pas la même origine. Les premiers naîtraient dans l’appareil lymphatique, et les seconds dans la moelle des os.

D’après ces auteurs, il faut donc distinguer dans la leucocytose post-hémorragique : 4° une lymphocytose due à l’afflux de la Iymphe interstitielle ; 2° une augmentation dans le nombre des leucocytes polymorphonucléaires, due à une surproduction de ces éléments par la moelle des os.

WILLEBRAND, qui à fait une étude très documentée sur les modifications du sang après l’hémorragie, se rattache à l'opinion d’Enruicx et de Lazarus.

Le tableau suivant, V, résume, d’après WizLeBrAnND, les modifications occasionnées par l’hémorragie dans les proportions des différents formes de leucocytes du sang.

TABLEAU V Ta a LEUCOCYTES eu

j COCYTE E A LYMPHOCYTES. HD SES ET & TES LEUCOCYTES | É A POLYNUCLÉAIRES, OXYPHILES.

; s ESPÈCE. | —— " 0—— | | — © | ——…— " — | LE = ee É me SAR SEE = Ë È SUD 0 STE NUS SU Me EN NRE SDS SOS" e ; EM Los) » al Æ À ra: Cire F Sa à, “= z Un A Me rares 1 Chien. 662 442 920 954 9 812 15 504 104 102 v — 1 206 À 148 LAoE 959 9 624 23 970 2 414 1 522 3 — 1 389 3 135 1 950 2 109 1 496 22 686 1 013 910 4 — 47199 3 191 1 240 3 331 5 168 8 148 443 324 5 — 1 146 2 125 955 992 7 154 30 145 1 745 0 6 — 1 170 4 140 2431 1 035 10 030 15 442 413 83 1 Lapin. 2 567 5 947 1 378 1 243 6 250 9 509 . 103 101 8 — 1 945 3 852 2 428 2 169 3 544 12 603 82 T6 g — 2 678 5 520 1 690 240 7 956 18 14% 109 96: |

Page 1