‹ Dictionnaire de physiologie (volume 2)Chapitre 150 sur 212 · TEMPÉRATURE EXTÉRIEURE · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE EXTÉRIEURE

degrés. degrés. ’ Éveillé. 31,35 34,° VALENTIN.

Engourdissement profond. 11,02 —- 4,12 4 R. Durois, 1:15 ,04 —

De ce qui précède, il résulte que les mammifères hibernants gardent pendant leur engourdissement une température supérieure à celle du milieu ambiant. Cela implique un système régulateur de cette température qui, tout en étant très imparfait, est cependant analogue à celui de tous des animaux à température constante.

Pour mieux voir le fonctionnement de ce système régulateurthermique des mammifères engourdis, faisons varier la température d’un milieu dans lequel se trouvent une marmotte et une grenouille, toutes les deux engourdies. En partant par exemple de 10°, si la température externe monte, les deux animaux vont s’échauffer, mais pas également. Alors que la grenouille va suivre de très près l’élévation de la température ambiante, la marmotte, au contraire, à partir d’une certaine température, va s’échauffer plus vite que le milieu ambiant. Son engourdissement va diminuer au fur et à mesure que la température externe s’élèvera; si elle dépasse 25°, la marmotte se réveillera, et sa température montera à 37° (R. Dupois). Quand la température externe descend au-dessous de 10°, nous voyons la grenouiile devenir de plus en plus inerte et finir par être congelée, si cette température devient assez basse. La marmotte, au contraire, dès que sa température interne s approche de 0°, commence à se réchauffer et finit par se réveiller complètement.

La différence est donc fondamentale entre ces deux animaux, et ce fait à lui seul serait largement suffisant pour montrer que les mammifères engourdis ne sont pas comparables aux animaux à température variable. Depuis Man&rzt (4807), tous les expérimentateurs, PRUNELLE, Saissy, VALENTIN, Dupois, etc., ont vu que le froid intense réveillait les marmottes engourdies. Sur le spermophile, Marës (1892) a vu que les échanges respiratoires peuvent être doublés ou même triplés sous l'influence du froid.

Le système nerveux de ces animaux engourdis n’a donc pas perdu le rôle qu'il avait

1.11 n'en seraitpas de même pour la chauve-souris, et lesrecherches de MERZBACHER montrent qu’on peut abaisser la température extérieure jusqu’ à — 5° sans que l’animal se réveille : au contraire, il rentre dans une sorte de rigidité qui peut.aller jusqu’à la mort si le froid continue. Il serait désirable que ces expériences fussent multipliées afin de bien établir cette particularité de la chauve-souris.

à remplir dans la régulation thermique quand ils étaïent éveillés. Tout en ralentissant ses fonctions comme les autres tissus pendant l’hibernation, il ne cesse pas de veiller à ce que la température du mammifère enganrdi ne descende pas au-dessous de certaines limites.

Nous voyons qu’ainsi compris le système régulateur thermique des mammifères hibernants peut s'adapter aussi bien à une température de 37° (ou toul autre voisine, habituelle à ces animaux pendant la saison chaude), qu'à des températures très basses (5° ou 4°,6) qu'ils peuvent avoir pendant l’engourdissement. Cette merveilleuse adaptation de tous les tissus, et spécialement du tissu nerveux à des températures très différentes augmente beaucoup la résistance au froid des mammifères hibernants. Ainsi R. Dupois, en refroidissant avec de l’eau un lapin et une marmotte éveillés, vit la respiration s’arrêter chez le premier quand sa température fut descendue à 26°, alors que la marmotte put être refroidie jusqu’à 13° sans le moindre danger. De même le hérisson supporte des refroidissements Re oil 100 et il se réchauffe facilement.

Quoique la chaleur queles mammifères produisent ed ant leurengourdissement soit très faible, on a cependant cherché à la mesurer. Par laméthode calorimétrique directe, R: Dupois a trouvé un rayonnement de 868 calories pendant toute la période hibernale. Par la méthode calorimétrique indirecte, ce même auteur trouve 895 calories, soit en moyenne 881 calories.

Tout récemment Marie PArHon !: (1909) a publié des recherches sur Les AR

nutritifs des abeilles pendant les diverses saisons de l’année. Cette question se rattachant à l’hibernation, nous croyons utile de donner ici un court résumé des résultats obtenus par PARHON.

Ses études ont porté sur les échanges respiratoires, l’azote total du corps, ï glycosène total, la teneur en eau du corps et la thermogénèse.

A. Les échanges respiratoires. — Après avoir démontré que la température des ruches ? reste assez élevée pendant toute l’année (32°-33°), PArHoN à mesuré les échanges respiratoires des abeilles pendant les quatre saisons, à égalité de température ambiante. Ainsi s’élimine l'influence de la température. Les expériences ont été faites aux températures suivantes : 10°, 20°, 32° et 35°, car c’est entre ces limites que la température extérieure peut varier autour de la ruche. L'oxygène consommé et le bioxyde de carbone produit par kilogramme et par heure à ces diverses températures ont été :

O? (en litres). CO? (en litres).

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Comme on peut voir par ces chiffres, le quotient respiratoire == D se maintient assez

rapproché de l'unité, ce qui prouve que les combustibles utilisés par ces animaux sont

. MaRiE PARHON, Les échanges nutritifs chez les abeilles pendant les qualre saisons GE d. sc. nat. (Zool.), 9 série, vol. 1x, 1909.

2. Il faut entendre par température de la ruche, celle de la partie de l'enceinte où se Fours réunie la colonie d’abeilles,.

les hydrates de carbone. Il n'y a d’écarts qu’en hiver, et à la température de 10», quand ce quotient dépasse l'unité, Un rapprochement pourrait être fait entre ce phénomène et celui qu'a constaté ATHANAsIU sur les grenouilles.

B. L’azote total dans le corps des abeilles varie peu suivant LE Saison. | Elles con. somment les réserves de pollen.

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