‹ Dictionnaire de physiologie (volume 2)Chapitre 24 sur 212 · D PT · texte numérisé non relu

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tegumentum vasculosum et de pars neglecta. On remarque, sur ces quatre diverticules, aussi bien que sur le saccule, des taches auditives ou crêtes acoustiques (mu, ms, mu, pl, ppb), sorles de papilles, où viennent s’épanouir les dernières ramifications du nerf acoustique. |

5° Organe visuel. — Les yeux de la grenouille, situés de chaque côté de la tête, peuvent, grâce à la contraction de certains muscles, sortir plus ou moins de l'orbite ou y rentrer complètement. Ils ont la forme d’une sphère aplatie et sont protégés par deux paupières ; la supérieure est petite et immobile; l’inférieure est plus grande, transparente et mobile. La structure de l’œil de la grenouille se rapproche tellément de celle de l’œil des vertébrés supérieurs que nous serons très bref sur sa description, La sclérotique est renforcée, surtout au voisinage du nerf optique par une lamelle cartilagineuse, en avant elle devient transparente pour constituer la cornée; celle-ci est tapissée intérieurement par la membrane de DEsceueT et extérieurement par la conjonctive qui se réfléchit sur la face interne des paupières. La choroïde n’est soudée à la sclérotique qu’au niveau du point d'entrée du nerf optique et au niveau de la ligne de séparation entre la cornée et la sclérotique; partout ailleurs elle est peu adhérente. L'ouverture de l'iris, ou pupille, est horizontale et les différents milieux réfringents de l'œil : humeur aqueuse, cristallin, humeur vitrée, ne présentent aucune particularité. La rétine est formée de dix assises superposées dont la plus importante est celle des cônes et des bâtonnets. Il existe une tache jaune un peu en dehors du point d’entrée du nerf optique,

Les muscles de l'œil sont au nombre de huit : 1° le droit inférieur (post-orbito-sousoculaire de Ducs et -depressor oculi de ZEnKer), 2° le droit externe (post-orbito-exoculaire de Ducës) et 3° le droit interne (post-orbito-in-oculaire de Ducës) s’insèrent d’une part au parasphénoïde ou à la lame fibro-cartilagineuse qui relie le sphénoïde au fronto-pariétal, d'autre part aux faces inférieure, externe ou interne du globe oculaire; 4° le droit supérieur (post-orbito-sous-oculaire de Ducs) va du fronto-pariélal à la face supérieure de l’œil; 5° l’oblique supérieur (pré-sus-orbito-oculaire de Ducs) et 6° l’oblique inférieur (pré-sous-orbito-oculaire de Ducës) sont tous deux fixés à l’os palatin; de là le premier va s’insérer à la face supérieure de l’œil et le second à sa face antérieure; ils font mouvoir l'œil obliquement de côté et en haut; 7° le rétracteur de l’œil (orbito-postoculaire ou choanoïde de Ducës et m. opticus de ZENKER) va du sphénoïde au globe oculaire, qu’il tire au fond de l’orbite; 8° le muscle élévateur de l’œil (fronto-ptérygoïdien de Ducès et sustentator bulbi de KLein) s'étale sur te fond de l'orbite aux parois de laquelle il s’insère, sans avoir aucun point d’attache sur le globe oculaire; sa contraction soulève l’œil dans l'orbite. Citons encore le muscle abaisseur de la paupière inférieure ; nous savons que la paupière supérieure est dépourvue de muscles,

La grenouille n’a pas de glande lacrymale, mais ‘elle possède à l’angle interne de l’œil la glande de Harper, qui sécrète un liquide huileux, semblable à celui qui provient des glandes de Meisowius chez les vertébrés supérieurs.

IX. Système digestif. — 1° Tube digestif. — La bouche s’ouvre à l'extrémité supérieure du corps de la grenouille par une large fente qui donne accès dans une vaste cavité limitée en haut et latéralement par les os des mâchoires supérieure et inférieure tapissés d’un épais repli de la muqueuse. Quand la bouche est fermée, lé bord de la mâchoire inférieure vient se loger dans une sorte de rainure destinée à le recevoir et située au plafond de la cavité buccale. Celle-ci est recouverte par une muqueuse dont l’épithélium est surtout formé de cellules cylindriques à cils vibraliles.

Les dents, disposées en rangées sur les maxillaires et les intermaxillaires, ainsi que sur deux éminences du vomer, sont petites, et font à peine saillie au dehors de la muqueuse. Elles ont toutes la même forme; elles sont pointues et leur extrémité aiguë est dirigée en bas; on en compte plus de cent. O0. HertwiG a étudié leur structure et leur développement; nous nous contenterons de dire que l’ivoire, le cément et l'émail entrent dans leur constitution. Ces dents servent surtout à retenir les aliments et non à les broyer. |

Au plafond de la bouche, dans la dépression située entre les deux intermaxillaires, se trouvent les orifices des canaux excréteurs de la glande intermaæillaire; de chaque côté des éminences du vomer sont placés les orifices internes des narines ou choannes ; enfin, plus inférieurement, à l’entrée du pharynx se trouvent les orifices des trompes

d'Eusracue. Le sillon du sphénoïde partage la voûte de la cavité buccale en deux parties, où font saillie les globes oculaires, qui ne sont séparés de la bouche que par la muqueuse buccale, une lame de tissu conjonctif et le muscle élévateur de l'œil.

Sur le plancher de la bouche se trouve la langue, qui le recouvre entièrement; elle est fixée par son bord supérieur sur la ligne médiane de la symphyse mandibulaire;

son bord inférieur est libre et échancré. La forme de la langue varie, suivant son état de contraction, mais son bord inférieur

libre est plus large que son bord supérieur adhérent. La langue est formée de trois muscles : l’un, rétracteur, le muscle hyoglosse (Hig. 36, hg), les deux autres protracteurs, les muscles génioglosses. Le premier est un muscle médian, impair, intercalé entre les génioglosses; il est formé de la réunion de deux faisceaux qui s’insèrent sur les cornes postérieures de l’os hyoïde:; ces faisceaux se réunissent bientôt pour former un muscle unique, qui passe sur la face ventrale du corps de l'hyoïde et se dirige en haut jusqu’au point d’insertion de la langue qu’il parcourt d’une extrémité à l’autre. Les muscles génioglosses sont pairs et situés latéralement; ils viennent toulefois se réunir sur la ligne médiane. Chacun d'eux est formé de deux portions : une supérieure, dorsale et médiane; l’autre profonde, ventrale et latérale. Quelques faisceaux s’'insèrent sur la muqueuse de l'oreille et sur le squelette. A la surface de la langue se trouvent des papilles disposées sans ordre et de nombreuses glandes. Nous avons étudié les corpuscules gustatifs avec les organes des sens. Nous devons signaler chez les mâles la présence de deux orifices ovalaires situés de chaque côté de la langue ; ce sont les orifices des sacs vocaux.

A la bouche fait suite le pharynæ, qui se continue sans ligne de démarcation avec l’æsophage (fig. 53, æ) en avant duquel se trouve le larynx. L’œsophage est situé dans l’axe du corps; il est très court, et sa muqueuse présente des plis longitudinaux. Son épithélium F1G. 53. — Tube digesuf (d’après WixpersaeIm). est couvert de cils vibratiles dont les mouve- 0e, œsophage. — M, estomac. — Py. région ments se font de haut en bas; ce qui permet de

pylorique. — Du, commencement de l’intes- ANT ; 2

tin moyen (duodénum). — D, intestin moyen. réaliser l'expérience de M. Duvar, connue sous +. limite de l'intestin moyen et de l'intestin le nom de limace artificielle. L’æsophage ren- Frais AR CUT He ferme des glandes nombreuses qui présentent naire, — Mz, rate, des croissants de GrAnNuzzi; il se termine là où le tube digestif s’infléchit légèrement à gauche,

c’est la seule marque qui permette de préciser le début da l’estomac (M).

Celui-ci décrit une courbure très faible, un peu plus accentuée dans la région pylorique, et dont la convexité est située du côté gauche; il est allongé, cylindrique et à parois très épaisses. La muqueuse de lestomac, comme celle de l’æsophage, présente des plis longitudinaux qui disparaissent plus ou moins quand l'estomac est plein. Les parois de l’estomac peuvent être décomposées en cinq couches principales, qui sont, en allant de dehors en dedans : 1° une couche séreuse ou péritonéale; 2° une couche musculaire à fibres longitudinales; 3° une couche musculaire à fibres circulaires; 4° une couche de tissu conjonctif lâche comprenant ‘des espaces lymphatiques; 5° une couche muqueuse ou glandulaire, revêtue d’un épithélium cylindrique ou caliciforme à cils

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