AGIT
et reçoit la veine vertébrale, qui collecte le sang de la colonne vertébrale; la seconde ramène le sang des muscles abdominaux et de la région scapulaire. La grande veine
F1G. 43. — Schéma du système veineux (d’après EckER . et WIEDERSHEIM).
Ad, As, oreillettes droite et gauche. — SC, sinus veineux. vp, veine pulmonaire. — Cs. veines caves supérieures. — je, veine jugulaire externe. — ], veine linguale. — m, veine maxillaire. — ji, veine jugulaire interne.—s,veine sous-scapulaire.— cm, veine cutanée. — à, veine sou$-clavière. — Ci, veine cave inférieure. L, foie. — 1, veine hépatique. — ve, veine cardiaque. — D, intestin. — P, veine porte intestinale. — ab, veine abdominale. — N, reins. — re, veine porte rénale. — ra I, veine afférente rénale primaire. — ra II, veine afférente rénale secondaire. — d, veine dorso-lombaire. — o, veine de l’oviducte. — i, veine sciatique. — f, veine fémorale. — ic, veine communicanfe iliaque.
cutanée, appelée par certains auteurs veine musculo-cutanée (em), est la plus volumineuse des hranches afférentes de la veine cave supérieure. Elle reçoit :
deux rameaux : la veine cutanée proprement dite, et la veine sous-clavière.
La veine cutanée est formée par la réunion de veinules ramenant le sang de la peau, des muscles de la face (veine faciale), de la région tympanique (veine tympaniqne), de l'œil (veines ophtalmiques antérieure et postérieure, veines palpébrales) et de la poitrine.
Partant de l’extrémité du museau, la veine cutanée se dirige en bas de chaque côté de la tête, et descend jusque vers le milieu de la longueur du corps, où, après avoir formé une anse à concavité supérieure, elle remonte sous la peau, pour aboutir à la grande veine cutanée, qui se jelte elle-même :
dans la veine cave supérieure.
Veines du membre supérieur. — La veine sous-clavière ou brachiale (a) ramène le sang du membre supérieur; elle est formée par la réunion des deux veines de l’avant-bras; la veine radiale, située du côté du radius, qui reçoit elle-même les veines digitales dorsales et la veine ulnaire, située du côté du cubilus.
Veine cave inférieure. — Cette veine est impaire (Ci), et se jette dans le sinus veineux; elle ramène au cœur le sang des viscères et des membres inférieurs. Tout le sang qu’elle contient a passé soit par le foie, soit par les reins, car il existe chez la grenouille deux systèmes portes veineux bien nets, un système porte hépatique et un système porte rénal.
Système porte hépatique.— Les veines afférentes proviennent de deux sources différentes ; les unes sont des ramifications de la veine porte, les autres sont des ramifications de la veine abdominale. La veine porte amène au foie le sang de l’estomac, de l'intestin, de la rate et du mésentère; elle est formée par la réunion de plusieurs rameaux, dont les deux principaux sont la veine porte gastrique et la veine porte intesti-
nale (P). La veine abdominale (ab) amène au foie le sang provenant des membres inférieurs ; elle est formée par la réunion sur les parties inférieure et antérieure de l’abdomen de deux branches collatérales venant des veines fémorales, et qui s'unissent après
avoir formé une anse à concavité supérieure. La veine abdominale ainsi formée remonte sur la ligne médiane ventrale jusqu’au foie, pour se ramifier dans ses lobes latéraux. Son rameau gauche s'anastomose avec la branche gastrique de la veine porte. Chemin faisant, la veine abdominale reçoit les veines vésicales, des veinules venant des muscles abdominaux, et, avant de pénétrer dans le foie, la veine cardiaque (vec) naissant d’un réseau capillaire qui entoure le bulbe artériel (HyrtL). Les ramilications de la veine porte et de la veine abdominale se résolvent en capillaires dans le foie, et de ces capillaires naissent des rameaux veineux efférents qui forment les veines hépatiques. Celles-ci viennent déboucher dans la veine cave inférieure, tout près de l’endroit où elle aboutit au sinus veineux.
Système porte rénal (re). — Les veines afférentes du rein sont au nombre de deux principales : la veine rénale afférente primaire (ra I) et la veine rénale afférente secondaire (ra 11). La première entre dans le rein par son bord inférieur et externe, et se ramifie dans cet organe; elle apporte le sang des membres inférieurs par deux gros vaisseaux, la veine fémorale et la veine sciatique (i). Nous avons dit précédemment qu’une branche de la fémorale forme l’artère abdominale qui se rend au foie. La seconde, ou veine rénale afférente secondaire, pénètre dans le rein par son bord externe; elle est formée de plusieurs branches, qui sont les veines de l’oviducte (o) et La veine dorso-lombaire (à), qui vient de la paroi dorsale du tronc, de la région lombaire et des muscles intercostaux. Les ramifications des veines rénales afférentes primaire et secondaire se continuent par des capillaires, d’où naissent des veines rénales efférentes, qui forment par leur réunion le lronc de la veine cave inférieure. Cette dernière renferme done, comme nous l’avons déjà fait remarquer, tout le sang des reins et du foie.
Veines du membre inférieur. — Nous venons de voir que la veine fémorale et la veine sciatique se réunissent pour former la veine rénale afférente primaire; chacune de ces veines recoit des affluents que nous devons maintenant énumérer. La veine fémorale (f) ou crurale est la plus importante; elle continue au niveau de l'articulation du genou la veine tibiale postérieure qui, après avoir reçu des rameaux de la face dorsale de l’extrémité de la patte, parcourt la jambe de bas en haut. A partir du genou, la veine fémorale chemine à la partie antérieure de la cuisse, qu’elle traverse obliquement de dedans en dehors et de bas en haut, passant entre le muscle vaste externe et le muscle droït antérieur. Avant de s’unir à la veine sciatique, elle fournit une collatérale qui va former, avec celle du côté opposé, la veine abdominale, dont nous avons déjà parlé. La veine sciatique ou ischiatique est la continuation de la veine tibiale antérieure, qui ramène le sang de la patte et des doigts, et traverse en partie le canal interne du tibia; dans la cuisse, elle passe entre Le muscle semi-membraneux et le biceps. Dans la région inguinale, existe une anastomose entre les veines fémorale et sciatique : c’est la veine communicante iliaque (ic).
5° Système lymphatique. — Le système lymphatique de la grenouille comprend des cœurs lymphatiques, des sacs lymphatiques sous-cutanés et profonds, des gaines lymphatiques qui entourent les vaisseaux, et des organes lymphoïdes.
Cœurs lymphatiques. — Ils sont au nombre de quatre, disposés deux par deux, les uns à la partie supérieure du corps : ce sont les cœurs lymphatiques antérieurs; les autres à la partie inférieure du corps : ce sont les cœurs lymphatiques postérieurs. Les cœurs lymphatiques antérieurs (fig. 44, L) sont situés de chaque côté de la colonne vertébrale, au niveau de la troisième et de la quatrième vertèbre ; ils sont logés dans un espace triangulaire limité par les fibres musculaires qui unissent les apophyses transverses de ces deux vertèbres. Ce sont de petits organes ovoïdes un peu plus gros qu'une tête d’épingle, dont la paroi mince renferme des fibres musculaires, ce qui leur pérmet de se contracter; ils communiquent avec la veine sous-scapulaire contre laquelle ils sont appliqués. Les cœurs lymphatiques postérieurs (fig. 45, L) sont placés au voisinage de l’articulation coxo-fémorale, de chaque côté de l'extrémité inférieure de l’urostyle, dans un espace triangulaire limité par les muscles coccygéo-iliaque (ic), vaste externe (ve) et pyriforme (P). Ils ont à peu près les mêmes dimensions que les cœurs antérieurs, et sont accolés à la veine iliaque transversale qui fait communiquer la veine fémorale avec la veine sciatique. Chez quelques individus, on peut voir ces cœurs battre
Sous la peau. Ces organes sont des organes propulseurs de la lymphe; ils sont percés
de petits orifices par lesquels ils reçoivent la lymphe qui vient de la cavité viscérale et des sacs sous-cutanés; d'autre part, ils communiquent avec le système veineux, et, en se contractant, injectent la lymphe dans le courant sanguin.
Sacs lymphatiques sous-cutanés. — Ces sacs sont situés entre la peau, peu adhérente sur la plus grande partie de son étendue et les muscles de la paroi du corps (fig. 46); on sait depuis les travaux de JoOHANNES MuLrer et de RECKLINGHAUSEN que ces espaces sont remplis de lymphe. Ils sont divisés en compartiments par des cloisons de tissu conjonctif, à l’intérieur desquelles so trouvent également des espaces lacunaires. Les sacs lymphatiques de la grenouille sont, à la face dorsale : le grand sac cranio-dorsal (1), impair, allant du museau au coccyx; il est limité de chaque côté par les cloisons dorsales, qui le séparent des sacs latéraux et inférieurement: par les cloisons inguinales qui le séparent des sacs fémoraux; les autres sacs sont pairs : ce sont : le sac iliaque (15), situé entre le sac cranio-dorsal, le sac latéral et le sac fémoral; le sac brachio-
F1G. 44. — Cœurs lymphatiques #adial (1) au membre supérieur; le sac fémoral (9), le sac
antérieurs (d'après ECKER) © syprafémoral (10) et le sac interfémoral (11) à la cuisse; le L, cœurs lymphatiques anté- suc crural (12) à la jambe, enfin le sac dorsal (13) et le sac
rieurs. — N, nerf de la ; À s 3e paire. — Is, élévateur de Plantaire (14) du pied. A la face ventrale, on trouve trois l'omoplate. — ts, grand sacs impairs qui sont : le sac sous-maæxillaire, limité en transverso-scapulaire. — 1 à à
RÉ RTE CU haut et latéralement par la peau adhérente au bord de la PRES mâchoire inférieure, en bas par la cloison qui le sépare du
sac thoracique compris entre le sternum et la gorge; enfin le sac ventral, le plus volumineux; il a la forme d’un triangle à sommet inférieur qui s'étend du sternum à la symphyse du pubis, et il est séparé des sacs latéraux par les cloisons abdominales. Les autres sacs sont pairs; ce sont : le sac brachial antérieur et le sac brachio-ulnaire au membre supérieur; le sac fémoral, interfémoral, crural, dorsal et plantaire du pied, au membre inférieur; ces derniers sont également visibles quand on examine l’animal par sa face dorsale. Latéralement on aperçoit plusieurs des sacs déjà mentionnés et surtout le sac latéral du tronc (3), qui va de la tête à la racine du membre inférieur. Les sacs latéraux empiètent un peu sur les faces dorsale et ventrale.
Sacs lymphatiques profonds. — À côté des sacs lymphatiques sous-cutanés, il existe des sacs Jlymphatiques profonds, décrits beaucoup plus tard, et qui sont encore imparfaitement connus. Les principaux de ces sacs lymphatiques, ou sinus, sont : dans la tête, les sinus supra-oculaire, temporal profond, basilaire et mandibulaire. Le tronc comprend le sinus vertébral le plus grand de tous, s'étendant jusque dans la tête; Fic. 45. — Cœurs lymphatiques postérieurs ce sinus est encore connu sous les noms de CARS PRE , grande citerne lymphatique de Panizza, de Se ban ne L do dde SA pee réservoir prévertébral de Romin et de grand formé, --r, droit antérieur. sinus abdominal interne de Jourpain. Citons encore dans le tronc le sinus sternal, sous-scapulaire, pulmonaire, péri-æsophagien et dans l'abdomen le sinus pelvien et pubien. Le membre supérieur renferme le sinus brachial profond et cubital; le membre inférieur, le sinus poplité, crural antérieur, sural, dorsal profond et plantaire profond.
Ajoutons qu'il ny a pas chez la grenouille de vaisseaux lymphatiques propre-
ment dits, mais simplement des gaines lymphatiques autour des vaisseaux et des.
organes lymphoides; nous renvoyons à ce sujet aux travaux de Maurer, de Cuéor, etc. VIT. Système nerveux. — Système nerveux central. — La moelle épinière (fig. 47
et 49) est très courte relativement à la longueur du corps; elle est à peine une foiset demie plus longue que l’encéphale. Elle commence là où se termine la moelle allongée, avec laquelle elle se continue en haut sans ligne de démarcation; elle se rétrécit brusquement en bas entre la sixième et la septième vertèbre, et se prolonge par un filum terminale logé dans la cavité du coccyx.
La moelle présente dans son parcours deux légers renflements, l’un à la naissance des nerfs du membre supérieur, l’autre à la naissance des nerfs du membre inférieur. Deux sillons peu marqués, l’un dorsal, l’autre ventral, parcourent la moelle dans toute sa longueur.
Le sillon dorsal, moins profond que le ventral, est longé de chaque côté par un petit sillon intermédiaire très rapproché de lui; il s’élargit en haut pour former le sinussrhomboïdal (fig. 48, srg) au niveau de la moelle allongée; c’est du fond de ce sinus que part le canal médullaire. ‘Si l’on fait une coupe transversale de la moelle, on constate qu’elle est à peu près cylindrique ; au centre se trouve le canal médullaire, entouré de substance grise formant des cornes antérieures et postérieures :: la périphérie ou couche corticale est parcourue par des fibres blanches. Entre la moelle épinière et le canal rachidien se trouve une substance molle et blanchâtre renfermant un grand nombre de petits cristaux cälcaires de cha-
que côté de la colonne verté-.
brale, au niveäu des racines des nerfs rachidiens.
L’encéphale (fig. 48) de la grenouille est à peine plus large que la moelle épinière; sa con-
FiG. 46: — Sacs lymphathiques sous-cutanés de la face orsale (d’après EcKkER et WIEDERSHEIM).
1, sac cranio-dorsal. — 3, sacs latéraux. — 7, sac brachio-radial. 9,sac fémoral. — 10, sac supra-fémoral. — 11, sac inter-fémoral. 12, sac crural. — 13, sac dorsal du pied. — 14, sac plantaire du pied. — 15, sacsiliaques. — d, cloisons dorsales. — a, cloisons abdominales. — s, cloison brachiale postérieure. — s’”’, cloison brachiale médiane. — i, cloison inguinale. — f, cloison fémorale supérieure.— f”’, cloison fémorale intermédiaire. — v,sac vocal,
formation est plus simple chez les amphibiens que chez tous les autres vertébrés (EninGer). Il se compose de cinq parties, correspondant nettement aux cinq vésicules cérébrales; ce sont de bas en haut : le myencéphale ou moelle allongée, qui fait suite à
la moelle épinière, le métencéphale ou cerveau postérieur qui comprend le cervelet, le mésencéphale où cerveau moyen, le thalamencéphale ou cerveau intermédiaire et le protencéphale ou cerveau antérieur, d’où partent en haut les nerfs olfactifs (1\, qui se terminent par deux lobes olfactifs volumineux ou rhinencéphale (Lol).
La moelle allongée (Mo) continue sans ligne de démarcation la moelle épinière; elle se renfle à sa partie supérieure et devient à peu près de la même largeur que le cerveau. A ce niveau le sillon dorsal de la moelle s’est évasé, formant une large fossetle triangulaire à sommet dirigé en bas, et dont la base, dirigée en haut, est formée par le cervelet; les deux autres côtés du triangle sont légèrement ondulés et constilués par des bourrelels que l’on désigne sous le nom de corps restiformes (s). Ea cavité limitée par ce triangle est le sinus rhomboïdal (S rh) correspondant au quatrième ventricule des vertébrés supérieurs.Le plancher du sinus présente en son milieu un sillon longitudinal, qui se continue en bas par le canal médullaire. Le plafond est formé par une membrane plissée et vasculaire, beaucoup plus épaisse que la piemère, qui recouvre le reste de l’encéphale; c’est le plexus choroïdien, à la face antérieure duquel se trouvent des plis transversaux partant d'un pli longitudinal médian qui fait saillie dans le sinus. e
Le cervelet (C) est très réduit chez la grenouille; il consiste en une bande étroite située entre les lobes optiques et la moelle allongée, avec laquelle :l est intimement uni. La face postérieure du cervelet fait une légère saillie dans la fosse rhomboïdale ; sa face antérieure est recouverte en partie par l’'hypophyse. |
Le cerveau moyen, ou mésencéphale, est constilué par les lobes optiques, (Lop) qui, vus dorsalement, se présentent sous l’aspect de deux corps FiG. 47. — Système nerveux, vu en place (d'après ovoides à grand axe dirigé oblique- | no LP ve ment de.bas en haut et de dedans en ennemies er a pno ouene dehors. Dans l'angle qu'ils forment
| périeurement est logé le thalamencéphale, c’est-à-dire le toit du troisième ventrieule et la glande pinéale qui les sépare des hémisphères cérébraux. C’est au niveau du cerveau moyen que l’encéphale atteint sa plus grande largeur. Antérieurement il n’existe pas de limite précise entre le mésencéphale et le thalamencéphale : on distingue nettement le chiasma des nerfs optiques à la face antérieure du thalamencéphale, et, dans la concavilé du chiasma, un tubercule grisâtre, le tuber cinereum. Les lobes optiques sont creusés de cavités, ventricules du cerveau moyen, qui sont des diverticules de l’aqueduc de SyLvius et qui communiquent en haut avec le troisième ventricule et en bas avec le quatrième, représenté, comme nous l’avons vu, par le sinus rhomboïdal. Es
Le cerveau intermédiaire ou thalamencéphale (Tho) est situé entre le cerveau moyen
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et les hémisphères cérébraux. A sa face dorsale se trouve la glande pinéale où épiphyse (Gp) formée par une évagination du plafond de cette partie de l’encéphale, Entre la glande et le cerveau antérieur se trouve un plexus veineux qui se prolonge entre les hémisphères. On connaît les relations qui existent entre l'épiphyse et l’œil frontal impair ou œil pinéal de certains reptiles. Chez la grenouille adulte rien ne rappelle cette disposition ; toutefois chez la larve lépiphyse se présente - tout d'abord sous la forme d’un pédicule portant un renflement; bientôt ce renflement se détache et se porte en dehors du crâne jusque dans l'épaisseur du derme. On retrouve plus tard cet organe qui à l'aspect d'une petite tache blanchâtre entre les deux yeux, sous la peau du front.
STIEDA l’a désigné sous le nom de glande frontale, et LEevypic sous celui d’organe cutané.
D'ailleurs il n’est pas démontré que cet organe soil l’homologue de l'œil pinéal des lacertiliens. La face ventrale du thalamencéphale est peu distincte de celle du cerveau moyen; on y voit le chiasma des nerfs optiques et le tuber cinereum, d'où se C détache en bas l’hypophyse Lol (Hy), que nous décrirons plus loin avec les glandes à sécrétion interne. Latéralement le cerveau intermédiaire est formé de masses cellulaires réunies entre elles par la commissure postérieure. Intérieurement se trouve le troi- IT Tue sième ventricule qui communique en haut par le trou de Monro avec la branche trans-
W Ad G Lop' C VE x TR I M
Hy Mo F1G. 48. — Encéphale (d’après ECKER et WIEDERSHEIE).
P, face supérieure. — B, face inférieure. — C, face latérale. —Il;, nerf olfactif. — Lol, AE lobe olfactif. — f, fente cérébrale. — He,
versale qui relie le premier au cerveau antérieur ou hémisphères cérébraux. — Lt, lame termisecond ventricule, en bas avec nale. — Ad, scissure interhémisphérique. — Cho, chiasma des l’ à ue nerfs optiques. — II, nerf optique. — To, bandelette optique. — aqueauc de SYLVIUS. Gp, glande pinéale ou épiphyse. — Tho, cerveau intermédiaire Le cerveau antérieur, ou ou thalamencéphale. — Tuc, infundibulum. — Lop, lobes optiques.
; AC — III, nerf oculo-moteur. —IV, nerf trochléaire. — V, nerf triju-
Pi ORCAGEUlE (He), comprend meau. — VI, Nerf abducteur. — VII, nerf facial. — VIII, Ne les hémisphères cérébraux. acoustique. — IX, nerf glosso-pharyngien. — X, nerf vague. — Ceux-ci sont allongés, plus X1, nerf accessoire. — Hy, hypophyse. — C, cervelef. — Srh, sinus rhomboïdal. — $, corps restiforme., — Hc. moelle allongée.
larges en bas qu’en haut. En bas ils sont arrondis et séparés, à la face dorsale, par un
— Li, éminence acoustique.
profond sillon du eme éttale (Ad); le chiasma des nerfs optiques forme leur limite à la face ventrale. En haut ils se continuent presque sans ligne de démarcation, si ce n’est une légère dépression, avec les lobes olfactifs. Les deux hémi-
sphères ne sont qu incomplètement réunis l’un à mais en bas une fente médiane, tapissée par un feuillet de la pie-
de corps calleux ;
l’autre. Il existe en haut une sorte
mère, sépare leur face interne : c’est la grande fente cérébrale (f). Cette fente ne s’étend
pas jusqu’à la face ventrale, où se trouve une lame de substance grise qui relie l’hémi-
sphère droit à l'hémisphère gauche et qu’on appelle lamina terminalis (Lt). A l’inté-
rieur des hémisphères sont situés le premier et le deuxième ventricule ou ventricules latéraux. Ils se prolongent en haut jusque dans les lobes olfactifs; en bas, ils sont réunis par une branche transversale qui communique avec le troisième ventricule par le trou de Moxro.
20 Système nerveux périphérique. — Les nerfs rachidiens ou spinaux (fig. 47 et 49, Mi à Mio) sont au nombre de dix paires, qui naissent de la moelle épinière par deux räcines; une antérieure ou motrice, et une postérieure ou sensitive. La racine postérieure est formée à la sortie de la moelle de plusieurs fibrilles, qui se réunissent bientôt en un seul faisceau pour pénétrer dans le ganglion spinal. Celui-ci reçoit également le faisceau correspondant de la racine antérieure. Du ganglion spinal partent par conséquent des nerfs mixtes, généralement au nombre de deux: l’un, postérieur, qui donne un rameau musculaire aux muscles de la région dorsale et un rameau cutané qui se rend à la peau; l’autre, antérieur, plus volumineux, qui, après avoir fourni à son origine un rameau se rendant au ganglion correspondant du grand sympathique, émet des rameaux pour les muscles et les organes les plus proches. Au voisinage de la branche antérieure se trouvent toujours de petites masses blanchâtres renfermant des corpuscules calcaires. Décrivons maintenant le trajet des différents nerfs rachidiens.
Le premier n’est autre que le nerf hypoglosse qui s'échappe du trou intervertébral situé entre les deux premières vertèbres; il possède deux racines dont l’antérieure est beaucoup plus volumineuse que la postérieure : après sa sortie du canal rachidien, il s’unit au nerf sympathique; il se dirige ensuite en haut, croise le nerf vague et pénètre dans les muscles hyoïdiens et dans les muscles de la langue. Un ou deux petits rameaux prennent part à la formation du plexus brachial. Le second nerf rachidien, appelé aussi nerf brachial, passe par le trou intervertébral ménagé entre la deuxième et la troisième vertèbres; il forme avec le troisième nerf rachidien le plexus brachial, d’où naissent de nombreux rameaux qui se distribuent aux différents muscles et à la peau du membre supérieur.
Nerfs du membre supérieur. — Le nerf brachial chemine tout d’abord avec l'artère axillaire, donnant un rameau coraco-claviculatre, qui se distribue aux muscles de l’épaule et à l’oblique interne de l'abdomen, un rameau pour le grand dorsal et un rameau cutané axillaire. Puis il arrive dans le bras, après avoir passé entre la longue et la moyenne portion du triceps; et là il se divise en deux branches : le nerf ulnaire et le nerf radial.
Le nerf ulnaire chemine sur la moyenne portion du triceps, vers la partie latérale du pli du coude et donne un rameau sous-scapulaire et un rameau pectoral. Avant de pénétrer dans le pli du coude, il fournit des rameaux musculaires et cutanés, qui se rendent à la peau de la main et des doigts. Puis, arrivé entre le fléchisseur du carpe et le muscle sterno-radial, il pénètre dans la profondeur du coude, donne des rameaux aux muscles de l’avant-bras et se termine par deux branches qui innervent les muscles de la main et des doigts.
Le nerf radial suit d’abord l’humérus et donne des rameaux au triceps et à la peau du bras et de l’avant-bras; puis il passe entre l’extenseur du carpe et le fléchisseur commun des doigts, donnant des branches aux muscles voisins et aux muscles de la main et des doigts. Il se termine enfin par deux branches qui vont innerver les muscles des doigts et la peau du carpe; quelques-unes de leurs ramifications digitales s’anastomosent avec celles qui viennent du nerf ulnaire.
Les quatrième, cinquième et sixième nerfs rachidiens se dirigent obliquement en bas et en dehors à leur sortie des trous intervertébraux pour se rendre dans les muscles de la paroi abdominale et dans la peau de cette région. Les septième, huitième et neuvième nerfs rachidiens se dirigent également en bas, Arrivés à la naissance de la cuisse, ils se réunissent pour former le pleæus sacro-coccygien, auquel se rend aussi le dixième nerf, après sa sortie du coccyx, à l’intérieur duquel il chemine tout d’abord. Du plexus SACTO- coccygien partent de nombreux rameaux qui se rendent, les uns aux organes de la région inférieure de l’abdomen, à la vessie, au rectum, à l’oviducte, etc., les RuITÉE au membre IH DIE LE
Nerfs du membre inférieur. — Le ncrf ischiatique, le plus volumineux du corps de la
grenouille, est formé aux dépens des septième, huitième et neuvième nerfs spinaux; il passe derrière le muscle coccygéo-iliaque, auquel il donne une branche et chemine d’abord entre un faisceau du vaste externe et le muscle pyramidal, puis entre celui-ci et le biceps, enfin plus loin, entre le biceps et le demi-membraneux. Pendant ce parcours, il donne des rameaux aux différents muscles de la cuisse et à la peau de cette région.
Le nerf ischiatique, parvenu derrière le biceps, se divise en deux branches :
le nerf tibial et le nerf péronier.
Le nerf tibial, postérieur et médian, va jusqu’à larticulation du pied; il fournit un rameau cutané crural postérieur et un rameau musculaire, puis il se divise en deux : le nerf tibial proprement dit et le nerf sural. Le nerf tibial proprement dit est la continuation du nerf tibial:; il passe dans la profondeur du muscle tibial postérieur, et, arrivé entre l’extenseur du tarse et le long abducteur du premier orteil, il se divise en trois rameaux : le premier se rend aux orteils, aux muscles fléchisseurs des phalanges et à la peau; le second se ramifie dans Jes espaces interosseux; le troisième innerve le musele transverse du métatarse, les lombricaux, et se subdivise en quatre filets qui vont aux muscles abducteur, court fléchisseur et adducteur des doigts, ainsi qu'aux deux derniers orteils. Le nerf sural donne des rameaux musculaires et cutanés, puis, arrivé vers la moitié du tendon d'Achille, il passe sur l’aponévrose plantaire et donne alors un rameau pour le muscle plantaire et le fléchisseur des doigts, un pour le muscle abdueteur hallucis; enfin des rameaux digitaux.
Le nerf péronier, seconde branche du nerf ischiatique, donne aussitôt après sa naissance le nerf cutané crural latéral; 11 chemine d’abord le long du gastrocnémien et du biceps, puis entre le gastrocnémien et le péronier; enfin, après avoir croisé la veine tibiale postérieure, il passe entre l’extenseur crural et le fléchisseur antérieur du tarse. Durant tout
Fra. 49. — Système nerveux, face ventrale (d’après ECKER
et WIEDERSHEIM).
He, hémisphères cérébraux (cerveau antérieur). — Lop, lobes
optiques (cerveau moyen). — Lc, bandelette optique. — M, moelle épinière. — M1 à M0, nerfs rachidiens qui en SM envoient des anses anastomotiques aux ganglions du sympathique (St à S10), — No, nerf obturateur, — Ni, nerf sciatique. — I à X, première à dixième paire de nerfs craniens. — G, ganglion du nerf vague. — Vg, . ganglion de Gasser. — 0, globe oculaire. — N, sac nasal. Va à Ve,les différentes branches du trijumeau. — F,nerf facial. — Vs, anastomose du sympathique avec le ganglion de Gasser. — X1 à X#, branches du vague. — Quelques fibres du sympathique accompagnent la branche du nerf vague.
ce trajet, le nerf péronier fournit des rameaux aux muscles de la région, puis il se
DICT. DE PHYSIOLOGIE. —TTOME VIIT.
divise en deux : le nerf péronier médian et le nerf péronier latéral. Le nerf péronier médian est très grêle, et chemine avec l'artère tibiale sous le fléchisseur du tarse, auquel il fournit quelques rameaux. Le nerf péronier latéral, plus gros que le médian, passe entre les deux faisceaux d’origine du muscle tibial antérieur; il fournit deux rameaux, qui, après avoir innervé la peau de la face dorsale du pied, se réunissent pour former un tronc unique : le nerf péronier commun inférieur. Gelui-ci suit le trajet de l’artère dorsale du pied, fournit des rameaux aux extenseurs des doigts, et ses dernières ramifications se rendent à la peau et aux muscles des orteils.
Les nerfs craniens (fig. 48 et 49,1 à X) sont au nombre de douze paires, si l’on compte les nerfs hypoglosses, de onze paires seulement, si, comme nous l'avons fait, on range ces derniers parmi les nerfs rachidiens. Tous naissent sur les côtés du cerveau et de la moelle allongée; ce sont : 4° le nerf olfactif, 2° le nerf optique, 3° le nerf oculomoteur, 4° le nerf trochléaire, 3° le nerf trijumeau, 6° le nerf abducteur, 7° le nerf facial, 8° le nerf acoustique, 9° le nerf glosso-pharyngien, 10° le nerf vague et 11° le nerf accessoire. Le nerf olfuctif (1) part du lobe olfactif et s'épanouit sur la muqueuse nasale, Le nerf optique (IL) part latéralement de la face inférieure du mésencéphale et se dirige obliquement vers la ligne médiane, où il forme le chiasma (fig. 48, B, Cho); il se rend ensuite directement au globe oculaire. Le ‘nerf oculo-moteur (III) est un mince filet qui naît à la base du cerveau, entre le mésencéphale et l'hypophyse, et se rend dans les muscles de l’œil : droit interne, droit inférieur et oblique inférieur. Le nerf trochléaire (IV) est également très réduit; il sé détache latéralement du bulbe, traverse le crâne, innerve le muscle oblique supérieur de lœil, puis va s'unir au rameau ophtalmique du trijumeau. Le nerf trijumeau (V) part de la moelle allongée; il se renfle bientôt pour former le ganglion de Gasser (Vg), d’où partent deux rameaux qui sortent du crâne à l’angle postérieur de l'orbite. Le rameau supérieur ou ophthalmique traverse les muscles de l'œil, donnant quelques branches au globe oculaire, puis se termine dans les fosses nasales; le rameau inférieur ou maæillaire, après avoir contourné le fond de l’orbite, se divise en deux branches, l’une se rendant à Ia mâchoire supérieure, c’est le rameau maxillaire proprement dit, l’autre à la mâchoire inférieure, c'est le rameau mandibulaire. Le nerf abducteur (VI) naît inférieurement de la moelle allongée et se rend au ganglion de Gasser, d’où partent deux filets qui semblent dépendre de l’abducteur; l’un d’eux se rend au muscle rétracteur de l'œil, l’autre au muscle droit externe de l’œil. Le nerf facial (VII), naît au même niveau que le précédent et, avant sa sortie du crâne, va s’unir au ganglion de Gasser. Trois nerfs craniens viennent donc aboutir à ce ganglion : le trijumeau, l’abducteur et le facial, et il est très difficile de préciser la part qui revient exactement à chacun de ces nerfs dans la formation des branches qui partent du ganglion. Le nerf acoustique (VIIL) prend naissance sur les côlés de la moelle allongée et gagne de suite la capsule auditive où il se ramifie. Le nerf glosso-pharyngien (IX) naît sur les côtés de la moelle épinière, formant un tronc commun avec le nerf vague; ce tronc se termine par un ganglion (G), d'où se détache le glosso-pharyngien qui se divise alors en deux branches, dont lune s’'anastomose avec le nerf facial et dont l’autre se rend à l’appareil hyoïdien, au plancher de la bouche et au pharynx. Le nerf vague (X) quitte le ganglion en même temps que le glosso-pharyngien et sort du crâne par un orifice situé au-dessus du condyle occipital. De là, il longe le cou, passe entre l’hypoglosse et l’aorte ascendante, puis se divise en ‘nombreux rameaux (X; à X;) : l’un se rend à la peau de la région suprascapulaire, un autre se ramifie dans les muscles, d’autres se rendent au larynx, à l’estomac, aux poumons, au cœur; ce sont les rameaux laryngé, gastrique, pulmonaires et cardiaque. ;
3° Système grand sympathique. — Le grand sympathique de la grenouille est formé de deux cordons nerveux courant parallèlement de chaque côté de la colonne vertébrale, et sur le trajet desquels se trouvent dix ganglions (Si à S1,). La chaîne sympathique commence en haut au ganglion de Gasser, d’où elle part sous forme d’un mince lilet qui se dirige en bas, s’anastomosant avec le nerf vague et le glosso-pharyngien. Audessous du ganglion du nerf vague, le sympathique sort du crâne: il présente un premier ganglion au niveau du premier nerf rachidien, ou nerf hypoglosse, avec lequel il s’anasiomose. Les deux ganglions suivants se trouvent au niveau du plexus brachial et
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émettent des filets nerveux qui se rendent au cœur, où ils s’anastomosent avec les ganglions cardiaques. Les autres ganglions, fusiformes ou triangulaires, correspondent aux différents nerfs spinaux, depuis le troisième jusqu’au dernier, et sont unis à eux par une ou plusieurs anastomoses. Le système sympathique envoie encore de nombreux rameaux à l’aorte et à ses branches, ainsi qu'aux différents viscères, sur lesquels il forme des plexus plus ou moins compliqués, tels que les plexus de l'estomac, du foie, des reins, de la vessie.
VIII. Organes des sens. — 1° Organes tactiles. — La peau de la grenouille est très riche en filets nerveux qui forment un réseau dans le tissu conjonctif du derme. Certains filets se rendent à la surface de la peau, à la base des verrucosités, où ils se terminent dans des amas de cellules aplaties plus ou moins nombreuses. La structure histologique de ces espèces de papilles tactiles varie suivant les régions du corps que l’on considère.
20 Organes gustatifs. — Ces organes sont situés sur des papilles de la langue et du palais, au voisinage des dents vomérieunes, jusqu’à l’entrée de l’œsophage. La partie supérieure et les bords des papilles fungiformes de la langue sont tapissées de cellules de forme variable, en relation avec les extrémités nerveuses et désignées sous le nom de disques terminaux. Ge nom s'applique
également aux îlots de.cellules gustatives disséminées dans l’épi- FiG. se — Cellules thélium vibratile de la voûte de la cavité buccale. Ajoutons A * Ce se
: : LR : 7 : : p, Ep, cellules épithétoutefois qu’on tend aujourd’hui à considérer les disques termi- Dale LA LS naux bien plus comme des organes tactiles que comme des appa- sensorielle. — B, cils reils gustatifs. olfactifs,
Q [4 2 ? D] ? - 3° Organes olfactifs. — Les cavités nasales s'ouvrent à l’exlé-
rieur par de petits orifices ovalaires situés à l'extrémité du museau et entourés d’un bourrelet cutané qui permet à l’animal de fermer l’orifice quand il plonge. La narine est reliée à l’angle de l'œil par une trainée pigmentaire qui indique le trajet du canal lacrymal, découvert par Born. Nous avons déjà dit que les orifices internes des fosses vasales venaient s'ouvrir sur le plafond de la cavité buccale. La cavité olfactive est divisée en trois méats : Le méat supérieur, le méat moyen et le méat inférieur.
Elle est tapissée d’un épithélium assez complexe, renfermant trois sortes de cellules principales : des cellules épithéliales cylindriques, à cils vibratiles et à gros noyaux, des cellules épithéliales cylindriques plus longues que les précédentes, dépourvues de cils vibratiles, el se prolongeant par un filament ramifié dans le tissu conjonctif sous-jacent; enfin des cellules olfactives (fig. 50) proprement
F1G. 51. — Columelle (d'après ECKER). : :
4 à pan dites, longues et effilées, avec un gros , b!, portion médiane osseuse, — a’ a'', portion ex- SE] terne cartilagineuse. — r, portion interne cartilagi- DOVE formant un renflement à leur
neuse. — a, apophyse montante. — m, muscle. base; l’extrémité opposée de la cellule porte un seul poil ou un pinceau de soies très fines, les cils olfactifs (B). Ces cellules sont en relation avec les dernières ramifications du nerf olfactif. Dans le tissu conjonctif situé sous la muqueuse nasale se trouvent des cellules glandulaires dont.le produit est sans doute destiné à lubrifier les parois de la cavité nasale. 4° Organe auditif. — La grenouille ne possède pas d'oreille externe. Au fond d’une légère dépression située de chaque côté de la tête, dépression que l’on peut considérer comme une ébauche du conduit auditif externe, se trouve une membrane transparente, tendue, adhérente à la peau et reposant sur un anneau cartilagineux : c’est la membrane du tympan, qui limite extérieurement l'oreille moyenne ou ‘cavité tympanique, Celle-ci
est une chambre à parois cartilagineuses, entièrement tapissée d’un épithélium cylindrique et pigmenté; elle communique avec la cavité buccale par la trompe d'ÉUSTACEE, A l’intérieur de la caisse du tympan se trouve la columelle (fig. 51), baguette osseuse
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terminée par deux renflements cartilagineux et qui s'applique d’une part vers le milieu de la membrane tympanique, d’autre part contre la fenêtre ovale. La columelle est l’homologue dela chaîne des osselets des mammifères. L’oreille interne (fig. 52) est petite et située dans une capsule irrégulière de chaque côté du crâne. Elle renferme trois canaux demi-circulaires (ca, ce, cp), l’utricule (u), le saccule (s) et la lagénule (1), rudiment du limaçon, et présente plusieurs orifices qui sont la fenétre ovale, la fenétre ronde, l’aqueduc du limaçon et l’aqueduc du vestibule; c'est au-dessous de ce dernier qu'entre dans l'oreille le rameau vestibulaire du nerf acoustique et un peu au-dessus et en arrière que
ap ‘ ;jap pénètre le rameau cochaa léaire du même nerf. Telle est la constitution du labyaa : s .
rinthe osseux, qui contient lui-même le labyrinthe | membraneux. Entre les CHE Na deux se trouve l’espace péms Gil rilymphatique, rempli par Fig. 52. — Labyrinthe membraneux (d'après ReTzrus). la périlymphe. Les parois À, face externe. — B, face interne, dulabyrinthemembraneux u, utricule. — ss, sinus supérieur de l’utricule. — sp, sinus postérieur sont très minces, sauf en de l’utricule. — rec, recessus utricuii. — aa, ampoule antérieure. — certains endroits, où les ae, ampoule externe. — ap, ampoule postérieure. — ca, canal demi-- 9 ; È : cireulaire antérieur. — cc, canal demi-circulaire externe. — cp, nerfs viennent s épanouir. canal demi-circulaire postérieur. — s, saccule. — de, conduit endo- [a région centrale ou veslymphatique. — 1, lagénule. — pb, partie basilaire de la cochlée. — . k PAPE cus, canal utriculo-sacculaire. — mu, tacke auditive du recessus utri- tibule comprend l'utricule culi. — ms, tache auditive du saccule. — mn, macula neglecta. — et le saccule. L’utricule pl, papille de la lagénule. — ppb, papille auditive basilaire. — raa, communique avec les canerf de l’ampoule antérieure. — rae, nerf de l’ampoule externe. — d one ER he rap, nerf de l'ampoule postérieure. — rs, nerf du saccule. — rn, naux COM qu nerf de la macula neglecta. — rb, nerf de la lagénule. — rb, nerf Sont au nombre de trois,
basilaire, — tv, tegumentum vasculosum.
deux verticaux antérieur et postérieur et un horizontal
externe. Le saccule communique par le conduit endolymphatique (d e) avec un petit sac bilobé contenant des corpuscules analogues aux otolithes et situé -près du cerveau; ce sac est lui-même en relation avec les corpuscules calcaires que nous avons déjà signalés le long de la colonne vertébrale à la naissance des nerfs rachidiens. Derrière le saccule se trouvent quatre diverticules, dont les deux principaux sont la lagénule et la partie: basilaire de la cochlée (pb). On désigne les deux autres sous les noms de