Elementa, t. IV, lib. XI, p. 460, 2. Ibid.p
riences tels qu’ils se présentent à son observation, et ces résultats, envisagés en euxmêmes sont rigoureusement exacts.
Nous ne défendrons pas une autre affirmation de Hazcer que l’on cite avec trop de complaisance et qui se rapporte à la préformation des germes. Hæcker, dans son Anthropogénie, rapporte le fantaisiste calcul que l’on attribue à HALLER, donnant le chiffre des germes préformés qui devaient se trouver dans l'ovaire de la première. femme, au sixième jour de la création. |
A cette opinion que l’on prête à Hazcer nous opposerons HaLLer lui-même : les primæ lineæ Physiologiæ de 1747 contiennent, au chapitre 35, un exposé très complet de la génération; non seulement il n’y est pas question de germes préformés, mais l’auteur rejette absolument l’idée de la préformation : « Et fit quidem conceptio quando ovum a semine ila mutatur ut in eo ovo novus homo formari incipiat : sive nunc vermiculus ovum subens novus et vitalis hospessit; sive volatilis halitus de semine masculo spirans motum novum in liquidis ovi partibus excitet; nam delineatum în 0vO fœminino fœtum plurima refutant : nunquam visus est in virginis ovo absque semine masculo., sterilia sunt 1. Et fœtus primus invisibilis inde, quando primum apparet, etc. ?. »
Le souvenir de HaLcer est resté vivace dans sa patrie, et ses descendants vivent encore aujourd'hui à Berne. Son digne successeur à la chaire de physiologie, le professeur Huco KRONECKER, a proposé de donner le nom de Hallerianum à l’Institut de physiologie de la ville de Berne; la ville elle-même s'occupe de préserver de la destruction la maison de ce citoyen illustre; le Congrès international des physiologistes réuni à Turin en 1901, sous la présidence de A. Moss, a accordé son patronage au projet de réunir dans la maison de Hazcer tous les souvenirs du grand homme et d'élever un monument à sa mémoire. Ce monument sera inauguré en 1908, à l’occasion du deuxcentième anniversaire de la naissance de HALLer.
PAUL HEGER.