‹ Dictionnaire de physiologie (volume 2)Chapitre 40 sur 212 · DEzEIMERIS, loco citato · texte numérisé non relu

DEzEIMERIS, loco citato

exinde : formavit. Les lois physiques, telles que les préceptes de l'hydrostatique, sont incontestablement applicables aux corps vivants, mais la physiologie est une physique très compliquée, et il y a parfois désaccord apparent. « Non ideo repudiandas leges crediderim quibus extra corpus animale vires motrices reguntur; id volo, nunquam transferendas ad nostras animati corporis machinas, nisi experimentum consenserit. »

: Ge sont bien là les {principes qui servent de guide à la physiologie moderne,

L'activité scientifique de HALLER, l’universelle réputation qu'il s'était acquise devaient faire regretter sa perte à l’Université de Gottingue. Aussi le roi GEorGes II fit-il, en 4764, proposer à Hazcer d'y retourner; en 1769 il écrivait même au Sénat de Berne pour solliciter à cet égard son autorisation. La réponse du Sénat donne la mesure de l'attachement des Bernois pour leur illustre concitoyen : un décret fut rendu par lequel HALLE était mis en réquisition perpétuelle pour le service de la république. Bientôt après on créa une charge en sa faveur, avec la clause qu'elle serait supprimée après sa mort.

Pendant les dernières années de sa vie HALLER ne cessa jamais de travailler ni d'écrire; sa maison était devenue le rendez-vous des savants du monde entier, et de nombreux élèves s’assemblaient chaque jour dans son amphithéâtre et jusque dans sa bibliothèque ; les amis de HALLER, sa femme, ses enfants contribuaient à ses travaux. Le 17 juillet 1777 l’empereur Josspx Il vint rendre visite au grand savant bernois et s’entretint longuement avec lui. Quatre mois plus tard, sans qu'il eût un instant perdu la parfaite lucidité de son esprit, AcBerT LE HALLer mourait : « Mon ami, l'artère ne bat plus », dit-il à son médecin, RosseLer, qui lui tâtail le pouls. Ce furent ses dernières paroles. ,

HALLer a eu de nombreux biographes : dès 1778 SENEBIER, puis CONDORCET, ZIMMERMAN, Cuvier analysèrent ses œuvres ou racontèrent sa vie ; tous s'accordent à reconnaître en lui un génie universel, une pénétration remarquable et une étonnante activité; tous rendent également hommage à sa probité de caractère et à son enthousiasme pour la vérité révélée par la science.

Le nom de HaLLer est indissolublement lié à la doctrine de l’irritabilité, doctrine que nous n’entreprendrons pas d'exposer ici. Nous rappellerons seulement avec GLEy, l’auteur d’un excellent article (Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales de DecHAmBre, article Irritabilité), que la théorie rudimentaire de l’irritabilité est due à Guissow, et date par conséquent d’ün siècle avant HazLer. Guisson se refuse à regarder la matière comme inerte. Il place en elle « la racine de la vie » (Traité de la nature énergétique de la Substance); mais ni Gzisson ni ses successeurs immédiats n’ont fait autre chose que formuler la doctrine. HA£LER a expérimenté : Ego vero, postquam ad experimenta accessi, partim paulo ultra priora speravi me progredi posse..… dit-il dans le chapitre qui débute par ces mots : « Hæc vis contractilis, irritabilitas dicta est. »

Harrer étudie l'irritabilité dans la fibre musculaire et fait ainsi sortir la question du domaine des discussions philosophiques pour la placer sur le terrain expérimental. Il distingue cette irritabilité de la force nerveuse et du pouvoir de l’Âme : separavi quidem drritabilem naturamshuic a vi mortud, inde a vi nervosa et ab animæ potestate?.

Les opinions de Hazcer sur l'irritabilité et sur d’autres questions ont été parfois méconnues; dans Le vaste ensemble de publications de HALLER, se rencontrent parfois des interprétations inexactes, mais on en a trop souvent tiré parti contre lui; on lui a reproché par exemple d’avoir dit que l’on peut ranimer le cœur en insufflant la veine cave ou encore en insufilant le poumon; mais l'interprétation du phénomène est seule inexacte, et encore cette inexactitude appartient-elle aux commentateurs, et non pas à Hazcer lui-même, Quant au fait, il est absolument vrai. Le travail De motu sanguinis sermo, résumant toutes les recherches de HaLLeR sur ce sujet, s’appuie sur 394 expériences; dans 18 expériences on a ranimé le cœur en insufilant la veine cave; la foulée du sang veineux poussé vers l'oreillette droite suffit à expliquer le phénomène, de même que, dans le cas d’insufflation trachéale, la foulée du sang pulmonaire vers l’oreil-

lette gauche a pu rappeler quelques systoles. HALLer donne les résultats de ses expé-

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