HARVEY#Y
Lehrbuch der physiologischen Chemie, nach der zweiten schwed. Auflage übersetzt und etwas umgearbeitet. Wiesbaden, 1891, 425 p. — 6° édit., 1906, 836 p. — Traduction russe de la 2° éd., par A. ScerBarov, 1892, 382 p. — Traduction russe de la 5° éd., par S. S. SaLaskiN, 190%, 796 p. — Traduction italienne de la 2° éd., par PASQUALE MALERBA, 1893, 498 p. — Traductions anglaises, par L. MenDEL. New-York, 1'° éd., 1893, 511 p.; 5° éd., 1908, 845 p.
Kortfattad Lürobok i farmaceutisk kemi (cours abrégé de Chimie pharmaceutique). Upsala, 1886, 522 p.
Abréviations. — Nova Acta Societatis Scientiarum Upsaliensis. ==; AURAS Upsala Lükarefôrenings Fôrhandlingar. : = U.L,F, Nordiskt medicinskt Archiv. — N. M. À.
Berichte der Kôn. Sächs. Gesells. d. Wiss. — Ak. Sachs. HARMALI NE. — (C'H1#A720). Alcaloïde qu’on extrait des graines du Pega-
num harmale, en même temps que l’harmine (C#H1?Az°0). Elle donne des dérivés nitrés et hydrocyanés. Par l’action des acides forts l’harmaline se transforme en harmine. En oxydant l’harmine par l’acide chromique, on obtient l’acide harmique (G!0H8Az?20). Par l'acide chlorhydrique en vase clos l'harmaline donne de l’harmalol (C!2H12Az?0); et l’harmine, de l’harmol (C!?2H!°A7?0). D’après TaPpeINer (Ueber die Wirkungen der Alcaloïde von Peganum Harmala, insbesondere des Harmalins. A. P. P., xxxv, 1895, 69-76), l’harmaline provoque une exagération de l’excitabilité chez les grenouilles, mais non des convulsions, tandis que chez les mammifères elle est convulsivante. La pression artérielle, qui s’est élevée pendant les convulsions, s’abaisse ensuite; les mouvements respiratoires deviennent de plus en plus faibles, et la mort survient dans le coma. L’harmine se comporte tout à fait comme l’harmaline. Par injection intra-veineuse la dose mortelle est voisine de 0,006 par kil., chez le lapin. Par injection sous-cutanée il faut au moins 08r,02. Tappeiner range l’harmine et l’harmaline parmiles poisons convulsivants.
HARVEY (William), né à Folkestone le 1° avril 1578, est l’une des gloires les plus pures de la physiologie : la découverte de la circulation du sang a immortalisé son nom.
Harvey fit ses premières études à Canterbury; puis il suivit à Cambridge des cours de logique et de philosophie naturelle ; se sentant attiré vers la carrière médicale, il voyagea pour son instruction en France, en Allemagne, puis en Italie, où il résida pendant cinq années et fit des études médicales complètes. Il reçut, à Padoue, le bonnet de Docteur en 1602; revenu la même année en Angleterre. il se fit admettre une seconde fois Docteur à Cambridge et s’établit à Londres où il exerça la médecine.
En 1604 il devint membre du Collège des médecins, en 1609 médecin de l'Hôpital Saint Barthélemy; on lui confia en 1645 l’enseignement de l’anatomie et de la chirurgie au Collège royal; en 1623 il fut nommé médecin suppléant du roi Jacques Ie ét, après la mort de celui-ci, médecin en litre de Charles Ier,
Ce n’est qu’en 1628 qu'Harvey publia le traité Exercitatio anatomica de motu cordis et sanguinis, dans lequel il expose complètement sa théorie de la circulation; mais il est hors de doute que dès 1619, dans ses leçons, il démontra à ses élèves les expériences sur lesquelles était basée cette théorie. D'ailleurs Harvey lui-même nous dit, dans la dédicace de son livre, comment il est arrivé à la connaissance de la vérité, graduellement, par des expériences directes.
La découverte de la circulation du sang est en effet un produit pur de l expérience : vous avez, dit HARvVEY, vu mes vivisections, vous avez, avec une bonne foi complète, assisté, en les approuvant, à ces expériences dont je démontre aujourd’hui publiquement la réalite. Dans ce livre, je suis seul'à affirmer que le sang revient sur lui-méme, contrairement à l'opinion générale, admise et démontrée par un grand nombre de savants illustres 1.
Il n’est peut-être pas, au point de vue de la démonstration de l'utilité des vivisections, de fait plus probant que la découverte de la circulation du sang: la clinique médicale avait, dès le temps d’HiProcRATE, décrit avec sagacité les caractères du pouls;
1. Lettre au très illustre et savant D. ARGENT, Président du Collège des médecins de Londres, dédicace du livre de Harvey, 1628.