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des méthodes qui ont pour but de déterminer non le poids relatif des globules rouges vis-à-vis du sang total mais leur volume.
M. et L. BLerBTreu sont partis du principe suivant:
Supposons une solution contenant divers éléments dissous, des sels, de l’albumine, et tenant en suspension un volume inconnu d’une matière insoluble, des perles de verre par exemple. On prélève‘un échantillon du liquide pur; on y détermine la teneur en un élément quelconque, l’albumine par exemple. On ajoute maintenant, à un volume connu du mélange du liquide et du corps en suspension, un volume également connu d’un liquide ne contenant pas l'élément dissous dans le premier, de l’eau salée par exemple. L'eau salée ne pénétrant pas dans les perles de verre diluera donc en réalité non le volume total correspondant à la somme des volumes du liquide albumineux et des perles de verre, mais la fraction de ce volume total occupé par le liquide albumineux seul. En mesurant par un nouveau dosage d’albumine la dilution effective, on pourra calculer la valeur du volume occupé primitivement par le liquide albumineux.
Dans la méthode de M. et L. BLerBTREU, on ajoute des volumes connus s1 et s: d'eau salée à 6 p. 1000 à deux échantillons du sang défibriné, échantillons de volume b: et b2 On prélève, après centrifugation des deux liquides ainsi dilués, une fraction de sérum, et on y détermine la quantité d’albumine par la méthode de KzrecnAL. Soient e, et e2, ces
deux concentrations, si l’on représente par x le volume relatif du sérum sanguin, on aura :
(bi & + Ss1) e1 dd bi (ba & + s2)e2 be d’où :
e2 S9 er S1 TMC APM — (e1 ) re x
Au lieu de faire ces dosages, on peut aussi, d'après M. et L. Bzeisrreu, prendre la densité (S,) du sérum, celle (K) du liquide salin et enfin celle (S) d’un mélange de b centimètres cubes de sang avec s centimètres cubes de liquide salin. En donnant à x la même signification que dans la formule précédente, on aura |
ON CRUE d’où :
ES $ Sr DRE S DEN
La méthode dé M, et L. BzriBTReu repose sur une hypothèse fondamentale, c’est qu'après le mélange de liquide salin au sang, les globules rouges ont conservé exactement le même volume qu'auparavant, comme c'était le cas pour les Iperles de verre dans l'exemple cité. Or, ainsi que l'ont très justement objecté HamBurGer, Brer- NACKI, EYKMAN, HEDIN, il n’en est nullement ainsi, puisque la solution saline employée par M. et L. Bcersrreu est fortement hypotonique. Pour pouvoir obtenir avec la méthode de BLerBrTreu des résultats certains, il faudrait de toute nécessité employer comme liquide de dilution une solution saline qui ne modifiàt en rien le volume des globules rouges. La concentration de cette solution n’est malheureusement pas constante et devrait être
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289 HÉMATIES.
déterminée préalablement dans chaque cas particulier. Il faudrait de plus être assuré que dans üne telle solution ne se produisent pas des échanges à travers la paroi des globules rouges.
Une méthode plus rigoureuse consiste à comparer la conductibilité électrique du plasma (ou sérum) et du sang complet. D’après les recherches de Bucarzsky et TAG, la: conductibilité des globules est au moins cent fois plus faible que celle du plasma. On peut pratiquement la supposer nulle. Dès iors il est possible de conclure de la connaissance de la conductibilité du sang total et de celle du plasma au volume occupé par les hématies d’après une formule proposée par ces auteurs.
dans laquelle w représente le volume relatif du plasma, 2» la conductibité du plasma et la conductibilité du sang. Les chiffres trouvés d’après cette méthode sont très rapprochés de ceux obtenus par sédimentation ou centrifugation.
Dans la sédimentation, on attend que du sang placé dans des cylindres gradués ait déposé une couche de globules dont la hauteur ne varie plus. Dans la centrifugation, on hâte le dépôt du culot globulaire par l’emploi de la force centrifuge, de sorte que Pon obtient en quelques minutes ce que la seule REPAS des globules met parfois des jours à accomplir.
Appliqués de cetté manière, les deux procédés ne donnent pas en réalité le volume des globules, mais le volume occupé par les globules tassés au fond du vase. Quelque parfait que soit ce tassement, il existe néanmoins entre les globules des espaces, très réduits, remplis de plasma, de sorte que la valeur trouvée par ces méthodes est toujours un peu trop forte. L’inconvénient de ces procédés, c’est qu'ilest difficile, dans des mesures demandant de la précision, de se faire une idée de l’étendue de l’erreur commise. Cette restriction faite, il est incontestable que la centrifugation, quandelle ne sert qu'à comparer entre eux différents sangs d’une même espèce animale ou les échantillons d’un même sang soumis à diverses influences, peut fournir des résultats très intéressants. Il est nécessaire cependant, pour des mesures de ce genre, qui ne fournissent pas des valeurs absolues, mais des rapports, de se placer toujours dans des conditions parfaitement comparables (HEpiN, HAMBURGER).
Ce qui vient d’être dit de la centrifugation a trait à La facon actueile de procéder à cette opération. On sait que le volume des globules rouges est fortement influencé par la concentration du liquide salin qui les os aussi évite-t-on, quand on veut se
REED AE RO A DR EE PE RE Ce RE MS
VOLUME RELATIF VOLUME RELATIF mesuré par | mesuré par
LA CONDUCTIBILITÉ ÉLECTRIQUE SÉDIMENTATION OU CENTRIFUGATION PC TU EE ET TPE , du plasma. des globules. du plasma. des globules.