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SPECTRE SOLAIRE

FiG. 62. — Spectre photographique de l'hémoglobine et de l’oxyhémoglobine (GAMGKE dans ScHÂrer’s. l'ext-Book of Physiology.).

entre deux bandes d'absorption); 2° la région de la 2° bande ($) entre 531.5 up et 542.5 pu. L'appareil employé est un spectrophotomètre spécial très perfectionné.

HürNER trouva pour les constantes photométriques de l’oxyhémoglobine les valeurs suivantes :

Hürxer détermina la valeur du rapport entre —- et lui trouva, pour l’oxyhémoglobine

£o cristallisée de bœuf, la valeur moyenne 1.578. Pour le sang de bœuf frais dilué, la valeur trouvée fut 1. 1 et, pour le sang de lapin, 1.579.

Les valeurs de = 2 déterminées antérieurement par HÜrxER et ses élèves étaient plus

faibles. Il en est Rue des chiffres obtenus par LamBLiNG. Or un rapport de ce genre indépendant de la concentration est absolument propre à toute substance colorante. En

le connaissant, on possède un excellent moyen de s’assurer de la pureté de la substance !

: : . r . > à = € qui est en solution. Dès que l’oxyhémoglobine se réduit ou s’altère, la valeur — se €o

modifie. Si donc cette valeur est idenlique pour le sang dilué et pour l’hémoglobine cristallisée, on peut en conclure rigoureusement que cette dernière n’a pas été altérée dans le cours des opérations. De plus l'identité de cette valeur chez le bœuf, le porc et le lapin est un argument sérieux en faveur de l'identité des hémoglobines des mammifères supérieurs.

Propriétés chimiques. — L'analyse élémentaire de l’hémoglobine la montre constituée de six éléments : le carbone, l'hydrogène, l’azote, l'oxygène, le soufre et le fer. Le sang des oiseaux fournit une hémoglobine qui, malgré des cristallisations répétées, contient toujours une faible quantité de phosphore (HoPpPE-SEYLER, GSCHLEIDEN, JAQUET). D'après Hoppe-SEyLer, le phosphore n’appartiendrait pas à la molécule d’hémoglobine, mais proviendrait du mélange d’une petite quantité de nucléine. Ixoxo (21), en soumettant à l’hydrolyse par l’acide sulfurique de l’hémoglobine cristallisée d’oie, put établir la présence d’adénine parmi les produits de décomposition. Et, comme l’adénine n’est pas un constituant des albuminoïdes, mais des acides nucléiques (KosseL), sa présence parmi les produits de décomposition de l’hémoglobine d’oie confirme pleinement l'hypothèse de HoPpe-SeyLer. [Noko, ayant fait cristalliser de l’hémoglobine de cheval dans une solution faible d’acide nucléique (extrait du thymus de veau), obtint des cristaux contenant également du phosphore. Il croit pouvoir en conclure que l’acide nucléique peut former avec l’hémoglobine des combinaisons cristallisées et que l’hémoglobine naturelle des oiseaux (et probablement des vertébrés dont les hématies sont nucléées) serait une combinaison de ce genre.

Mais il est bon de se rappeler que les cristaux des substances albuminoïdes possèdent à un degré très marqué la propriété, déjà attribuée par LEHMaAnx (22) aux cristaux de diverses substances organiques, de s’imbiber comme des éponges des substances diverses (matières colorantes, sels, etc.) dissoutes dans les eaux-mères. L’affinité de contact des cristaux d’ovalbumine pour toutes les matières colorantes est telle que, si la quantité ajoutée de celle-ci n’est pas trop considérable, elles sont absorbées en totalité par les cristaux avec décoloration du milieu ambiant (WicamanN) (22). Or cette affinité si vive pour les couleurs s’exercera probablement avec plus d'intensité encore vis-à-vis de l'acide nucléique, et, dès lors, il devient très difficile de se prononcer sur la nature physique ou chimique de cette wi i »5n entre l’hémoglobine et la nucléine ou l'acide nucléique.

Les analyses élémentaires d’oxyhémoglobine cristallisée sont très nombreuses. Les premières sont dues à C. Scaminr et Hoppe-SEYLER.

Dans le tableau suivant sont réunies les valeurs établies par ces auteurs, ainsi que d’autres plus récentes fournies par différents physiologistes (voir page 330).

Si l’on compare entre elles les compositions centésimales établies par les différents auteurs, on constate des écarts considérables pour l’hémoglobine des différents animaux, ce qui tendrait à faire croire que l’hémoglobine diffère dans sa composition chimique d’une espèce animale à l’autre. Mais pour l’hémoglobine du même animal existent aussi, d’un auteur à l’autre, des différences tout aussi notables, de sorte qu’il serait imprudent detirer une conclusion quelconque de ce tableau.

Ces divergences dans les résultats dépendent en partie de la difficulté de préparation de cristaux suffisamment purs, non altérés pendant les opérations mêmes de purifi- ‘cation, en partie de ce que les résultats furent obtenus par l’emploi des méthodes différentes de destruction de la matière organique (dosages de l’azote, du fer, du soufre).

Les propriétés chimiques de l'hémoglobine, les plus remarquables au point de vue biologique, consistent dans son affinité pour différents gaz.

Dissociation de l’oxyhémoglobirne. — Dans le sang de l’animal sain, l’hémoglobine existe dans deux (ou peut-être trois) formes dont l’une est la combinaison oxygénée, l’oxyhémoglobine. L’oxyhémoglobine est très peu stable. Comme Srokes l’établit le premier, elle se transforme sous l’action d’agents réducteurs (solutions de Srokes) en une matière colorante nouvelle, qu’il appela cruorine pourpre, par opposition à la cruorine écarlate. Les solutions réductrices de Srores étaient des solutions d’acide tartrique ou de tartrates alcalins, additionnées soit de sulfate ferreux, soit de chlorure stanneux, et légèrement alcalinisées par l’ammoniaque. Ces solutions réduisent rapidement à froid l’oxyhémoglobine. Mais la solution ferrique a l'inconvénient d’être colorée. Une autre substance réductrice, très usitée depuis Sroxes pour produire la même réduc-

tion, c’est Le sulfure ammonique frais el dilué. Le sulfure de sodium ne convient pas, parce qu'il transforme l’oxyhémoglobine en sulfométhémoglobine (GAMGEe).

Rozcerr à produit la réduction des solutions d’oxyhémoglobine en les agitant avec de la limaille de fer, à laquelle Luowic et A. Scaminr ont substitué avec avantage le fer réduit par l'hydrogène. Depuis, d’autres réducteurs ont été proposés : l’amalgame de sodium (Horre-Seyrer), l’hydrosulfite de soude pur (SCHÜTZENBERGER, LAMBLING, SIEG= FRIED), les sels d’hydrazine (Currius), ou mieux l’hydrate d'hydrazine (HürNer).

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