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Dans Jèur travail, Hürxer et Orro donnent les résultats de l’analyse centésimale de la méthémoglobine du porc. Les voie :
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Au point de vue de ses propriétés chimiques, la méthémoglobine se différencie nettement de l’oxyhémoglobine. Gamcee (103), le premier, montra qu'après l’action des nitrites le pigment sanguin à perdu la propriété d'abandonner son oxÿgène dans le vide ou sous l'influence de l’oxyde de carbone, sans que cependant l’oxygène de l’oxyhémoglobine ait été abandonné à l’atmosphère ambiante pendant la transformation. Il établit en outre que les agents réducteurs transforment le pigment sanguin ainsi altéré successivement en oxyhémoglobine, puis en hémoglobine réduite. GAmGrr décrivit ainsi le premier les principales propriétés chimiques de la méthémoglobine, propriétés qui lui furent reconnues successivement plus tard. GAMGEE croyait à ce moment avoir affaire à une combinaison de l’oxyhémoglobine et des nitrites. De sorte que les propriétés attribuées par lui à ce produit inexistant furent reconnues plus tard à la méthémoglobine.
On sait donc actuellement que la méthémoglobine n’abandonne son oxygène ni au vide, ni à l’oxyde de carbone ; que l’oxyde d’azote la colore en rouge, en donnant la même combinaison additionnelle que celle que l’on obtient en faisant agir ce gaz sur des solutions d'oxyhémoglobine ou d’hémoglobine oxycarbonée; enfin que la putréfaction ou les agents réducteurs (sulfure ammonique), la transforment en hémoglobine
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réduite, saus passer, comme le croyaient GAmGeEe et JÂnErHoLM, par l’oxyhémoglobine. Voici comment se démontrait ce dernier fait:
Dans un tube à réaction contenant une solution de méthémoglobine, on fait arriver lentement dans la profondeur une solution de sulfure ammonique. Si l’on examine au spectroscope la zone de séparation des deux liquides, on voit apparaître tout d’abord le
spectre d'absorption de l’oxyhémoglobine, bientôt remplacé par celui de l’hémoglobine
réduite (GAMGEE).
L'expérience, telle que la proposait GAMGEE, n’était pas tout à fait correcte. Car la solution de méthémoglobine contient de l’oxygène dissous, qui, au moment de la mise en liberté de l’hémoglobine réduite, peut se combiner à une partie de celle-ci, pour en faire de l’oxyhémoglobine. Quand, à l’exemple de Hoppe-SEYLER (73), on s'arrange de facon à se débarrasser de ce gaz dissous par un début de putréfaction, le sulfure ammonique transforme directement la méthémoglobine en hémoglobine réduite. De même lors de l’action du palladium chargé d'hydrogène sur l’oxyhémoglobine, il y a d’abord méthémoglobinisation, à laquelle succède une réduction complète de l’hémoglobine ; et encore ici, entre la méthémoglobine et l'hémoglobine réduite, il n’y a pas de terme de passage (confirmé par HENNINGER) (112).
On a beaucoup discuté sur la nature de la méthémoglobine et sur les rapports qui existent entre elle et l’oxyhémoglobine. Deux opinions principales ont été soutenues. Les uns, se basant surtout sur l'obtention de la méthémoglobine par l’action d’agents oxydants sur l’oxyhémoglobine et sur l’expérience faite au moyen du sulfure ammonique, ont fait de la méthémoglobine un peroxyde d’hémoglobine. Cette idée fut surtout soutenue par JinernoLu (106). HoPpe-SEYyLer (102), au contraire, était d'avis qu’au point de vue de sa richesse en oxygène la méthémoglobine était un produit intermédiaire entre l’oxyhémoglobine et l’hémoglobine réduite. Il se basait surtout sur l’obtention de la méthémoglobine par l’action d'agents réducteurs (palladium chargé d'hydrogène) et sur la méthémoglobinisation que l’on peut constater dans des solutions pures d’oxyhémoglobine, privées incomplètement de leur oxygène par l’action du vide.
HüFNER avait, dans ses premiers travaux, pris une position intermédiaire. Ayant constaté que l’oxyde d’azote colore la méthémoglobine en rose, 1l établit avec Küzz (113) que la substance ainsi obtenue est le produit ordinaire de la combinaison de l’hémoglobine avec l’oxyde d'azote, produit additionnel que l’on obtient encore en faisant agir ce gaz sur l’hémoglobine réduite, sur l’hémoglobine oxygénée ou oxycarbonée. Dans le premier de ces trois cas (hémoglobine réduite) le gaz s’unit par simple addition à la molécule d’hémoglobine, dans les deux derniers (hémoglobines oxygénée et oxycarbonée), il déplace juste le même volume d’oxygène ou d'oxyde de carbone (HERMANN). HÜFNER et Küzz se proposèrent de déterminer la quantité d'oxygène mise en liberté par l’action de l'oxyde d’azote sur la méthémoglobine pour en déduire le degré d’oxygénation de celte substance. En fait, l’oxygène libéré n’apparaît pas comme tel, mais il se combine à l’excès d'oxyde azotique présent, pour former du peroxyde d'azote, qui, dans l’eau, se décompose en‘anhydrides nitrique et nitreux, qui se transforment eux-mêmes immédiatement en les acides correspondants. Or, par l’adjonction d’un peu d’urée au liquide, on provoque, par suite de la réaction de cette substance avec l’acide nitreux formé, le dégagement d’un certain volume d’azote, qui est mesuré et permet d’apprécier la quantité d'oxygène mise en liberté. Les réactions se passent dans l’ordre suivant :
(1) | 6 NO + 2 (Hb — 02) = 4 NO2 + 2 (H6 — NO).