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lement à l'augmentation ou à la diminution de l’albumine et de la graisse. Les chevaux de remonte qui n’ont pas encore mangé d'avoine deviennent d’abord « maigres » lorsqu’on les nourrit bien (faux maigres) à la caserne. Enfin l’organisme peut perdre de l’albumine et de la graisse, et cependant augmenter de poids par l'effet de l’eau. Or ce qu’il importe de considérer au point de vue de la résistance physiologique, ce n’est pas le poids d’un organisme, mais bien sa densité. Un adulte ou un vieillard très gras sont loin d’avoir la résistance d’un enfant dont l’embonpoint est dû, non à de la graisse, mais à la turgescence de ses tissus : l'eau elle-même peut exister dans des états très différents chez les uns et les autres (eau d'infiltration, de capillarité, d'absorption, d’adsorption, d'hydratation chimique, ete.); la densité de l'adulte et du vieillard gras est moindre que celle de l’enfant vigoureux bien musclé « räblé » et l’on considère comme un heureux présage l’enfant qui est « lourd comme un plomb ». Or, comme on le verra bientôt, ce sont les muscles qui fixent la plus grande proportion d’eau (R. Dugors) (22). Si la richesse en eau peut fournir d'importantes indications, il y a lieu de considérer surtout la facon dont elle est fixée et le degré de résistance qu'offrent les organismes à la déshydratation. (V. p. 687, Tension de dissociation de l'eau et des tissus.)
Variations de l’hydratation suivant les organes et les tissus. — La proportion d’eau n'est pas la même dans les divers organes : mais dans une même espèce, pour des individus comparables, elle est d’une grande fixité. Cette proportion n’est pas toujoufs en rapport avec l’état solide ou liquide des diverses parties de l’organisme, puisque le sang liquide contient moins d’eau que le rein ou bien que la substance grise de l'écorce cérébrale. Le tableau suivant, d’après des moyennes empruntées à divers auleurs par E. Beaunis, donne la quantité d’eau contenue dans les lissus et les humeurs du corps
humain (23).
\ P. 1000 de tissus solides.
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Pour les végétaux, il existe également des différences importantes suivant les divers organes. Chez le tournesol, p. 100 en poids de tissus frais, on a trouvé en eau:
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D'une manière générale, la proportion d’eau est en rapport avec l’activité physiologique des tissus; cela est évident pour les muscles qui renferment presque la moitié de l’eau totale. Mais, si l’on compare à poids égaux les divers tissus, on voit que la substance grise contient plus d’eau que la substance blanche, le foie plus que le tissu élastique et beaucoup plus que le tissu adipeux. Les organes électiques de la Torpille, qui sont des muscles transformés, et représentent un volume considérable par rapport au reste du corps, renferment une quantité d’eau énorme. Chez ces mêmes poissons, momifiés par le procédé de RarnaËL Dugoirs, dont il sera question plus loin, on trouve, à la place des organes qui faisaient saillie pendant la vie, des cupules profondes dont le fond, d’une. minceur extrême, n’est guère constitué que par l’accolement du tégument ventral et du tégument dorsal des parties correspondantes aux organes électriques. Bien que ces organes électriques soient des muscles transformés, on n’y rencontre ni sucre, ni glycogène (24). C’est l’eau qui, par ses changements de position, particulièrement-par des modifications de tension superficielle et des effets capillaires, paraît être l’élément électrogène, comme elle est dans le muscle, par ses déplacements, l’agent principal de la contraction, c’est-à-dire du mouvement (v. page 698).
Chez les végétaux, c’est la feuille, siège d’une grande activité physiologique, qui l’emporte également pour la richesse en eau.
Variations dues à diverses influences physiologiques. — Dans l’organisme humain l'élimination de l’eau se fait par quatre voies principales : les reins, la peau, les poumons (et les voies aériennes), et l'intestin; elle se répartit ainsi Soir BEAUNIS : reiu, 4500 cc.;intestin, 100 cc.; peau et DOMOTS 800 à 900 cc. On conçoit que toutes les causes qui exagéreront le fonctionnement des émonctoires en question tendront à diminuer l’état d'hydratation de l’économie. Pourtant, bien que la quantité d’eau absorbée par les différents individus varie dans des proportions parfois considérables, elle présente cependant une remarquable constance. La quantité d’eau suffisante pour l’homme serait évaluée environ à 1 litre et demi à deux litres pour les boissons et à un demi-litre pour l’eau contenue dansles aliments. La quantité d’eau fournie par les aliments, même secs, peut suffire à certains d'animaux; GARMAN a vu des souris, nourries exclusivement avec des grains bien desséchés, vivre pendant trois mois sans boire. C’est que non seulement les graines les plus sèches conservent toujours un peu d’eau, mais encore parce qu’il se forme de l’eau dans l’organisme avec l'hydrogène des graisses et par suite d’une foule de décompositions produites avec déshydratation par les zymases. Ainsi dans l’union de l'acide benzoïque et du glycocolle pour former de l’acide hippurique, il y a élimination d’eau. Ces cas sont extrêmement nombreux. D'ailleurs, comme on l’a déjà dit, le bioprotéon, issu de l’eau et des cristalloïdes, redevient eau et cristalloïdes par la mort qui coexiste avec la vie et par elle. La quantité d’eau formée par l'organisme humain a été évaluée à 16 p. 100 de la quantité éliminée, en moyenne.
ll ne semble pas que l’eau se détruise dans les organismes, Quand la quantité normale d’eau diminue dans ces derniers par suite de l’évaporation ou de tout autre mode d'élimination, ou bien encore après l'absorption de substances déshydratantes du bioprotéon : sel marin, alcool, etc., on éprouve une impression particulière, la soif, qui se localise dans l’arrière-gorge. et s'accompagne d’une sensation de sécheresse des muqueuses buccale et pharyngienne. Mais cette sensation locale ne fait que traduire un état général de l’organisme : la déshydratation des tissus. L'humectation directe de la muqueuse n'apporte, dans ce cas, qu’un soulagement momentané, tant que l’eau n’est pas absorbée en quantité suffisante, et, d’un autre côté, les injections d’eau dans les veines calment immédiatement la soif ((MAGENDIE, DuPUYTREN).
Les naufragés, privés d'eau douce, ont souvent employé l’immersion dans l’eau de mer pour étancher leur soif.
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Pour les grenouilles, c’est le contraire qui se produirait, ce qui prouve qu’on ne doit pas considérer une membrane vivante, la peau, par exemple, comme l'équivalent de la membrane inerte d’un dialyseur.
La soif est un symptôme qui se montre dans une foule de maladies, même apyrétiques, el qui indique une déshydratation du bioprotéon.
Influence des maladies. — Beaucoup de causes pathologiques provoquent des déshydratations plus ou moins localisées des tissus : scléroses, athéromes, gangrènes sèches, sclérèmes, etc. Dans d’autres cas, la déshydratation est aiguë et généralisée, le malade maigrit parfois à vue d'œil : en quelques heures, il peut perdre une quantité d’eau énorme; il ne maigrit pas; en réalité, il se déshydrate. Une foule de corps, ptomaïnes, leucomaïnes, toxines, et tous les poisons dont l’aclion est accompagnée de vomissements, diarrhée, sueurs profuses, peuvent agir de même. Mais ce n’est alors ni l'intestin, ni le système sudoral qui sont atteints, comme on le croit généralement, c’est le bioprotéon qui ne peut plus garder son eau de constitution, laquelle s'échappe par où elle peut et n’est malheureusement pas remplaçable par d'autre naturellement. Aussi, dans les cas d'empoisonnement, l'alcool, qui est, comme on le verra bientôt, un agent de déshydratation, n'a-t-il pas donné comme antidote les résultats que l’on espérait de lui. L’alcool pourra ralentir l’absorption, la pénétration rapide et intime du toxique, il pourra, par ses effets propres, masquer certains accidents, comme les convulsions tétaniques, etc. Mais, en général, l'organisme empoisonné traité par de fortes doses d’alcool a à lutter contre deux poisons au lieu d’un, tous deux le plus souvent déshydratants. Ce n’est qu'à quelques exceptions près (empoisannements par la strychnine, morsures de serpents) que l’on à obtenu quelques avantages pour des raisons indiquées depuis longtemps par R. Dugors (25). D’autres fois, on trouve dans certains tissus pathologiques des quantités d’eau supérieures à celles des tissus sains. R. Dugots {1 p. 240) a signalé dans des muscles envahis par des fibromes une proportion d’eau considérable, mais, en revanche, le muscle malade perdit son eau beaucoup plus rapidement qu’un muscle sain, servant de témoin, sous la cloche à dessiccation.
Tension de dissociation de l’eau et des tissus. — Ce fait montre, avec beaucoup d’autres, qu'il ne faut pas tenir compte seulement de la proportion d’eau existant dans un tissu ou dans un organisme, mais encore et surtout, de l'énergie plus ou moins grande avec laquelle il la retient. Il est généralement admis que les êtres affaiblis transpirent facilement sous l’influence du moindre effort.
D'après ce qui a été dit antérieurement, on s'explique très bien que toute cause chimique, physique ou physiologique qui troublera l’état d'équilibre du colloïde bioprotéonique, en diminuant l'absorption, l'adsorption, etc., pourra favoriser la dissociation de l’eau et des tissus, de même que beaucoup d’influences peuvent provoquer dans les composés minéraux la séparation de l’eau de cristallisation ou de l’eau d’hydratation. Cette dissociation peut ne pas s'effectuer, mais l’hydrate peut être pour ainsi dire sensibilisé, préparé à cette séparation par tout ce qui augmente ce qu’on est convenu d'appeler la tension de dissociation. Cette notion peut s’appliquer absolument au colloïde bioprotéonique, dont la stabilité est augmentée ou diminuée par des causes signalées déjà et par d’autres inconnues jusqu’à ce jour ou dont il n’a pas encore été question.
Influence de la mort sur la déshydratation — Tension de dissociation nécrobiotique. — La maladie augmente la tension de dissociation bioprotéonique : ilen est de même de la mort. Tous les naturalistes savent que pour forcer certains végétaux àse dessécher dans les herbiers, les crassulacées, les orchidées, par exemple, il est nécessaire de les tuer par la chaleur ou par les poisons. Des chrysalides de papillons, des larves et quantité d'animaux inférieurs se dessèchent rapidement dès que la vie a cessé, tandis qu’à côté d’eux, des êtres de même nature quoique privés absolument d'aliments, continuent à vivre sans subir d'autre perte d’eau que celle qui résulte du vieillissement ét du fonctionnement de l'organisme. De jeunes grenouilles, des crapauds morts, placés à côté d’animaux de même taille, mais vivants, sous une cloche, au-dessus de
l'acide sulfurique, se sont desséchés plus vité que ces derniers, contrairement à ce que
l'on pouvait supposer, puisque chez ceux-ci la circulation ramenail constamment vers l'extérieur, c’est-à-dire au contact de l'atmosphère sèche, par les poumons et par la peau, le sang ainsi que la lÿmphe (R. Dusors, 1, 248). Dans certains cas, ce n’est pas
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sous la forme de vapeurs que l’eau s'échappe des tissus, mais bien à l’état liquide, ainsi que cela se voit chez les méduses qui viennent de mourir; et, chose curieuse, cette dissociation se produit même au sein de l’eau.
L'influence exercée par la mort sur l’hydratalion est donc bien de même sens que celle de la maladie, de la faiblesse physiologique, d’une foule de poisons et de la fatigue.
Influence de la fatigue sur l’hydratation. — La fatigue peut être considérée comme le résultat d'une sorte d’empoisonnement par les substances de déchets (ponogènes) et principalement par l'acide carbonique, dont l’aecumulation dans les organismes animaux et végétaux amène finalement le sommeil, lequel s’accompagne, lui aussi, d’une déshydratation de certains tissus, comme on le verra plus loin à propos de Ja vie ralentie et de la vie oscillante (p. 699). On sait également que l’acide carbonique est un anesthésique pour les animaux comme pour les végétaux (26).
Action des anesthésiques généraux sur l'hydratation. — Les anesthésiques généraux sont des corps fluides, ordinairement liquides, qui ont la propriété de provoquer chez tous les organismes la suppression de la sensibilité, de l’irritabilité, de la motilité, et un véritable état de vie ralentie ou latente. Ces composés peuvent avoir des compositions chimiques très différentes. Ce sont des alcools, des éthers simples ou composés, des aldéhydes, des produits chlorés, des carbures d'hydrogène, des hydrocarbures. Malgré leur structure chimique personnelle, ils n’en possèdent pas moins un ensemble de propriétés physiques et organoleptiques, qui leur donne comme un air dé famille. Ils sont incolores et odorants, possèdent une saveur piquante, et produisent, quand on les applique sur la muqueuse, une sensation de chaleur plus ou moins brûlante. Ce sont des liquides neutres, mobiles, volatils, doués, en général, d’une tension de vapeur et d’un poids atomique d’autant plus grands, avec une solubilité dans l’eau d'autant plus faible, qu'ils sont plus déshydratants. Leur chaleur spécifique est petile, très inférieure à celle de l’eau : ils sont, en outre, dysosmotiques, c’est-à-dire qu'ils traversent difficilement les membranes des dialyseurs.
En 1874, RapnaËLz DuBois attira l'attention sur l'importance qu’il convenait d’attribuer à la faible chaleur spécifique de l'alcool pour l’explication du mécanisme intime de l’action de cet anesthésique général. Le mélange de l'alcool à l’eau en contact avec le bioprotéon abaisse la chaleur spécifique du milieu, avec toutes les conséquences signalées plus haut (p. 678). De plus, les phénomènes d'absorption cellulaire sont ralentis, puis arrêtés et, à une dose plus élevée, la cellule est déshydratée par exosmose et plongée dans la vie ralentie ou même latente. Ces faits avaient été mis en évidence dès 1869, dans le laboratoire de Boccaarp à l’Hôtel-Dieu, au moyen d'expériences sur les animaux etsur les végétaux, et particulièrement sur la levure de bière : ils confirmaient la loi de BécLarp, qui dit que le pouvoir osmotique d’un liquide est d'autant moins grand que sa chaleur spécifique est plus faible. L'eau, étant le liquide neutre possédant, comme on sait, la plus haute chaleur spécifique, sera aussi celui qui facilitera le plus” la diffusion, les dissociations et les combinaisons, l’imbibition, l’hydralation, par conséquent la vie, et tous les liquides neutres mêlés à l’eau et possédant une chaleur spécifique inférieure, ne pourront que contrarier lafonction d'hydratation et même provoquer la déshydratation. L'action déshydratante sera naturellement d’autant plus forte que la chaleur spécifique du liquide mélangé à l’eau sera plus faible. Donc la toxicité des alcools sera d'autant plus grande que leur chaleur spécifique sera plus faible. S’inspirant de la théorie de R. Dupois, AuniGé entreprit en 1875, avec la collaboration de DuyarniN-BEAUTMETZ, des recherches qui montrèrent que chez le chien, la toxicité des alcools est directement proportionnelle aux poids atomiques des alcools. Cela revient au même que lorsqu'on dit qu’elle est inversement proportionnelle aux chaleurs spécifiques, puisque, d’après la loi de Duconc et Perir, les chaleurs spécifiques des corps sont en raison inverse de leurs poids atomiques. Les conclusions de Avunicé et de DuraRpiN-BEAUMETZ constituaient une première vérification de l'exactitude de la théorie de R. Dugois.
La nolion de chaleur spécifique introduite dans l’explication du mode de toxicité des alcools avait, en outre, cet avantage de rapprocher la loi qui la régit de celle qui avait été formulée pour lessels, en 1867, par RABuTEAU : « Les métaux, disait-il, sontd’autant plus actifs que leur poidsatomique est plus élevé. » Cette loi a été heureusement modifiée
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par les recherches de CaarLes Ricuer sur l'action physiologique comparée des métaux alcalins (28). De ses nombreuses expériences l’auteur tire les conclusions suivantes : « Les actions toxiques sont des actions chimiques : elles se font suivant les mêmes lois. Donc, pour les substances qui portent leur action sur les mêmes éléments anatomiques, les doses RU sont proportionnelles, non aux poids absolus, mais aux Die molécuculaires.
Les liquides organiques neutres à chaleur spécifique plus faible et à poids ato-
mique plus élevé que l’eau, modifient tous les éléments anatomiques de tous les orga-
nismes, parce qu’ils s'adressent à une fonction commune à tous, absolument fondamentale, celle de l’hydratation. Or, d’après tout ce que nous savons, ils agissent, non pas chimiquement mais bièn physiquement, ou, plus exactement, leur mécanisme physiologique rentre dans l’ordre de ceux que l’on étudie en chimie-physique. Ce qui ne les empêche pas de pouvoir se substituer les uns aux autres, dans certaines proportions, au sein des colloïdes, comme on l’a vu à propos des hydrogèles, des alcoogèles et des éthérogèles. Des considérations d’un autre ordre ont même conduit R. Dupois à la conception des équivalents physiologiques (29). Certainement chaque anesthésique général a bien son genre personnel d'activité, mais, en plus, tous possèdent le pouvoir d’entraver la fonction d’hydratation. En 1893, Gares Ricxer a, de son côté, montré que, plus les alcools et les éthers sont solubles, et moins ils sont toxiques (30). Plus récemment, P. CorocraAn (31) a fait remarquer que leur solubilité et leur volatilité sont en sens inverse des poids moléculaires. — Il aurait pu ajouter, ce qui revient au même, en sens direct de leur chaleur spécifique. — Ils sont d'autant moins toxiques qu’au point de : vue de la chaleur spécifique ils se rapprochent plus de l’eau. D’après COLOLIAN, cette loi serait générale pour tous les alcools et tous les organismes.
L’exactitude de la théorie de R. Dugors a recu encore une nouvelle confirmation par
les recherches de Bizzarp et de Dreucarar (32). Ces auteurs font remarquer que lesalcools
ont une faible tension superficielle : or la formule de Ramsay indique, d’une manière
générale, que le poids moléculaire est d'autant plus élevé que la tension superficielle 4 ide est plus faible. On peut ajouter, par conséquent, que la tension superficielle est proportionnelle à la chaleur spécifique. Ils ont trouvé, par l'expérience, que la toxicité des divers alcools est d'autant plus grande que leur tension superficielle est plus faible. «Il ne nous a pas été possible, disent-ils, de relever des symplômes d'intoxication différents avec les divers alcools : les alcools ne doivent-ils leur toxicité qu'à l’abaissement de tension superticielle qu'ils communiquent aux solutions aqueuses ?
En somme : chaleur spécifique, poids atomique, tension superficielle etc., toutes ces . propriétés sont fonctions les unes des autres, et font jouer à l’eau le rôle Arbo pan et plus particulièrement physique, dans le fonctionnement vital : mais c’est la notion de chaleur spécifique qui domine les autres.
La célèbre découverte de l’anesthésie de la sensitive, due à Leczerc, de Tours (33), apporte un nouvel appoint à la théorie de la déshydratation protoplasmique par les anesthésiques. On sait que les mouvements normaux de Mimosa pudica sont produils par des déplacements d’eau. En ce qui concerne les mouvements spontanés de veille et de sommeil, les déplacements seraient dus, d’après Pauz Berr, à l'apparition ou à la disparition dans les renflements moteurs d’une substance attirant l’eau, le glucose, et principalement, d’après R. Dupois, à l’accumulation de l’acide carbonique, d une part, et aux changements produits par la lumière, changements qui entraînent une déshydratation progressive. du protoplasme (26). Les mouvements provoqués sont également dus à un déplacement d’eau : le fait n’est plus contesté anjourd’hui. D'ailleurs, diverses observations tendent à prouver que la contraction musculaire est due à la même cause. Les recherches d'ENGELMANN (34) montrent que la conträction de la fibré musculaire striée consiste dans le passage d’une substance des couches isotropes dans les couches anisotropes, substance qui précisément est. plus fluide que celle de la couche anisotrope. Le passage s ’opérerait grâce à l'existence de canalicules extrèmement fins existant dans la couche anisotrope, d’après ScHirer (35). Ou sait d'autre part que les propriétés optiques des disques des fibres musculaires, ainsi que la. striation dès fiores musculoïdes dé R. Dusois (36) sont dues à des différences d’ hydratation. *
Leccerc avait bien vu (loc. cit.) que, sous l'influence des vapeurs d’éther, le mouve=