FLAN EN TENUE
HYDRAZINES. 708
Mémoire lu à l'Académie de médecine de Paris par le professeur Brouardel, le 30 décembre 1890, et ParceLzy, Étude historique et critique des embaumements avec description d’une méthode nouvelle (Thèse Faculté de méd. Lyon, 1891). — 56. Dissarr (A.). Influence de la
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HYDRAZINES. — Les hydrazines sont des corps, très nombreux, qui dérivent directement du diamidogène H?Az — Az H?, ou diamidizamine. On comprend qu'il y ait d'innombrables dérivés de substitution : méthyl, éthyl, phényl, acétylhydrazines, etc. « Tous ces corps déterminent, dit G. Poucer (Lec. de Pharmacodyn., 190%, 1v-v, 114), des accès convulsifs, épileptoïdes, avec dilatation pupillaire, et vomissements. En outre, ils exercent sur la matière colorante du sang une action extrêmement fâcheuse; on observe la diffluence des hématies, la transformation de l’oxyhémoglobine en méthémoglobine.. Ce sont des poisons hématiques dont l'intensité toxique est extrême ; et, par ce fait, elles doivent être absolument rejetées de la thérapeutique. »
Parmi les hydrazines dont l’action a été physiologiquement étudiée, il n’y a guère que la phénylhydrazine, et l'acétophénylhydrazine, ou pyrodine. (Voir Phénylhydrazine et Pyrodine.)
L'hydrazine, diamidogène, est un gaz incolore, qui semble agir à peu près comme l’ammoniaque (Lazzaro), provoquant des convulsions tétaniques à la dose de 0,02 chez les grenouilles, et de 0,2 chez les lapins.
Chez l’homme, on l’a donnée comme antithermique; mais elle produit des exanthèmes et de l’urticaire.
Bibliographie. — Low (Sitzb. der f. Ges. Morph., u. Physiol. in München,°1890, vr, 154). — Lazzaro (Arch. di Farm. e terap., 1893, 168-174). — Du Bois RevmonD et Tuio
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HYDROCARPINE. — Substance non déterminée contenue dans les fruits de l’Hydrocarpus venerata (GAERTN). On s’en sert pour tuer les poissons, mais ces
poissons, mangés par l’homme, sont toxiques (?) (Lewin. Traité de Toxicol., trad. franc. 1905, 607).
HYDROCOLLIDINE. —{C°H 13147). Base extraite par A. Gauriër et ÉTARD
de la chair de poisson en putréfaction. C’est une substance toxique, convulsivante (C. R., 1881, xaiv, 1601).
HYDROCOTYLE. — L'Hydrocotyle vulgaris est une plante commune, toxique : elle provoque, chez les moutons qui la broutent dans les pâturages, de l’hématurie. L'H. javanica est employée à Java comme poison pour les poissons. L’H. umbellata agit comme vomitif (Lewin. Fraité de Toxicologie, trad. franç., 1903, 671).
HYDROQUINONE. — {CSH‘{0H2)) Substance qui se produit par la réduction de la quinine CfH#0?+2H—CfH60?, ainsi que dans diverses nombreuses réactions. Sous l'influence des oxydases, l’hydroquinone s’oxyde rapidement; mais en solution aqueuse elle n’absorbe pas l'oxygène de l'air.
On l’a employée comme médicament antipyrétique, à la dose de 1 gramme environ, encore qu'elle ne paraisse pas dépourvue de propriétés toxiques qui la rendent dangereuse {troubles du système nerveux). Elle paralyse le cœur des grenouilles, et, à la iose d'environ 1 gramme chezles lapins, produit des convulsions et la mort. Elle est éliminée * par les urines sous la forme d’une combinaison sulfurique.
Sur les invertébrés, elle provoque, à dose faible (0 gr. 5 dans un litre), une augmentation énorme de l’excitabilité réflexe. DanILEwSsx1 estime que c’est un poison protoplasmique des plus énergiques. -
Son action paraît être d’une manière générale analogue à celle de la résorcine, son isomère ; mais l’hydroquinone est incontestablement plus active que la résorcine.
Bibliographie. — BEyer. The influence of kairin, thallin, hydrochinon, resorcin and antipyrin on the heart and bloodvessels (Americ. journ. of med. sc., avril 1886, 24 p.). — DaniLewsxy. B. Vergleich. toxic. Beobachtungen über die Wirkung des H. (A. P. P., XxXXY, 1895, 105-109). — SerrerT. H. als Antipyreticum (Berl. klin. Woch., 1884, xx1, 450-452).— Escossais. J. Contribut. à l'étude pharmaco-dynamique et hématologique de l’hydroquinone, du pyrogallol et du nitrate de soude. Th. de Bordeaux, 1902, 99 p. — Axivia. Azione antipiretica dell’idrochinone unita al salol, Parme, 1887. — Traversa. Sul valore antipiretico dell’idrochinone e sul mecanismo dell antipiresi ([ncurabili, 1890, v, 20, 70, 139, 199,
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HYDROXYLAMINE. — L'hydroxylamine est l’oxy-ammoniaque (ASH2OH) : c’est une base qui forme des sels cristallisables, et qu’on ne peut préparer qu’en solution aqueuse. Elle réduit les sels de cuivre en solution alcaline,
L’hydroxylamine est essentiellement un poison hématique. D’après Rarmonnr et BEerTonI (1879), qui ont fait les premières expériences à ce sujet, la couleur du sang est altérée, même avec des doses faibles, et tous les phénomènes toxiques sont identiques à ceux de l’asphyxie; car alors l’hémoglobine est détruite, et changée en méthémoglobine. Cette réaction se produit aussi par l’action de l’hydroxylamine sur le sang, in vitro. Même quand le sang est chargé d'oxyde de carbone, l’hydroxylamine provoque encore la formation de méthémoglobine (LEwin). Les phénomènes sont donc très analogues dans leur ensemble à ceux que donnent les nitrites, si bien que LAUDER BRUNTON a proposé de remplacer, dans le traitement de l’angine de poitrine, le nitrite d'’amyle par l’hydroxylamine (Act. des médicaments, 1901, trad. franç., 304). Il est impossible en l'état actuel de dire si l’action de l’hydroxylamine est due à cette substance même
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Ou à la formation d’une certaine quantité d’acide nitreux qui se produit alors à l’état naissant.
Même à la dose de 0 gr. 0 chez un lapin, il y a déjà une altération du sang qu’on peut percevoir au spectroscope. La dose mortelle est d'environ 0 gr. 3 pour le chien : 0 gr. 05 pour le lapin; 0 gr. 002 pour la grenouille.
L’hydroxylamine agit énergiquement comme antiseptique. Les graines arrosées d’une solution diluée d’hydroxylamine meurent rapidement (Meyer et Scnuze). 0. Low a confirmé ces résultats. Il a pu montrer que l’hydroxylamine est bien plus toxique que l’ammoniaque, que la phénylhydrazine est plus toxique que l’aniline, que la pipéridine est plus toxique que la pyridine, ce qui confirmerait sa théorie sur la nature aldéhydique de l’albumine.
Ainsi, il est démontré, par cette action de l’hydroxylamine sur les organismes inférieurs, qu’elle n’est pas seulement poison du sang, mais de toutes les cellules, Toutefois, chez les vertébrés, l’action sur le sang masque les autres propriétés toxiques.
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HYÉNIQUE (Acide). — Acide gras que Carius a retiré des glandes anales de l’hyène (C#H5°0?) (Bull. Soc. chim., 1864, 375). Peut-être {cet acide est-il identique à l’acide cérotique.
HYGRINE. — (CSHAz0). Base liquide qui accompagne la cocaïne dans le coca. Avec CrO* et SO*H?, elle donne de l’acide hygrinique (CSH°Az0?) ?H2.
HYOCHOLALIQUE (Acide). — Voy. Bile.
H YOSCINE. — Voy. Scopolamine,
HYOSCYAMINE. — Cet alcaloïde fut découvert par Eicer et Hesse dans les:semences de l’Hyoscyamus niger (Ann. Chem. Pharm., vi, 270-1833). Il se rencontre dans un certain nombre de Solanées, en particulier dans le Datwra stramonium et l’Atropa belladona (Scnuinr, Ann. Chem., cavirr, 219, 1881), dans les Scopolia (Scamipr, Arch. Pharm., (3), xxvi, 214), les Carniolica (DuxsTan et CHasToN, D.. Chem. Ges., XxIn1, 208), PAR Sois luridus (Scnminr, Arch. Pharm., cexxiIx, 529).
Hesse a trouvé l’hyoscyamine à côté de l’atropineet de la scopolamine dans lesfleurs de Datura alba (Ann. Chem., cccnrr, 149, 1898). L'Hyoscyamus muticus en contient égale- . ment, mais en quantité bte un sa provenance ; celui qui croît en Égypte est particulièrement riche. Capsules et semences. 1,34 p. 100; feuilles, 1,393 p. 100 (GapamEer, Arch. Pharm., ccxxxvi, 704), tandis que celui de l’Inde contient une proportion d’alcaloïdes beaucoup moins considérable (W. R. Dunsran et H. Brown, Chem. Soc., LXXIH- 72 et Lxxix-71, 1901).
L’hyoscyamine existe encore dans la racine de Mandragore (Mandragora officinarum) ; H. Taows et M. Wenrzez (D. Chem. Ges., xxx1, 2037 et xxx1v, 1025, 1902) ont démontré -que la mandragorine d'Aurens était constituée par un mélange d’ TRE et de scopolamine.
De mème LADenBuRG a montré (Ann. Chem., cavr, 282, et D. Chem. Ges. , XHI-2 257, 1880) que la duboisine, extraite par FRE du Diboie myoporoides, n TE que de l'hyoscyamine.
; DYMOND (Chem. Soc., 1x, 90, 1892) a caractérisé l’hyoscyamine dans les Lactuca virosa et
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sativa; ces recherches n’ont pas été confirmées par BRAITWAITE et STEVENSON (Pharmr. Journ., (4) xvir-1#8), qui n'ont pu trouver aucun alcaloïde dans Latuca virosa sauvage.
J. REGNAULO avait établi que l’hyoscyamine est isomérique avec l'atropine. LapENBurG, reprenant la question, a montré qu’elle était bien un tropate de tropine et qu'elle pouvait être facilement transformée en atropine. La synthèse de ses deux constituants ayant pu être réalisée par WiLisritrer, sa constitution est connue avec certitude : c’est un composé bicyclique de formule : C17 H?* AzO*.
CH2 — CH | | 14 Az CHAC0HEZ 0 CO ='CH
| COOH CH? |