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SENSATION

Hommes | Femmes |

Femmes.

Froid calme, uniforme .| 64 Souffle froid. ,:3281801 404 Sensat. d’électrisation .| 116 Tremblement jusqu'au bras. R A Pression gé énérale sur le doigt. .

Chaleur .

De sorte que, sur 522 personnes essayées, 344 ont faccusé une action de l’hypnoscope, et 478 rien. Parmi les 344 sensitifs, il y avait 122 hommes et 223 femmes. Sur ces 122 hommes, 58 seulement se sont montrés hypnotisables, et 63 non; sur 225 femmes : 140 hypnotisables et 113 non. « Les essais, dit GEssMANN, ont donné, quant au genre des sensations, un résultat semblable à celui qu’a obtenu Ocaorowicz. Seulement la proporlion se montra beaucoup plus élevée deux tiers au lieu de un tiers. » Mais ce qui est plus frappant encore, c’est la conclusion de GEssmanN, qui dit qu’en somme la valeur pratique des hypnoscopes pour rechercher des sujets est très relative et problématique, tandis qu'ils se sont montrés très utiles pour l'étude de l’influence du magnétisme minéral sur le corps humain‘. Pour moi c’est l'inverse de la vérité. Les hypnoscopes ne peuvent servir à une étude sérieuse de ce genre qu’exceptionnellement, car pour cela il faudrait éliminer complètement la suggestion, en agissant à l’insu du sujet. Cette étude peut être faite plutôt à l’aide des électros, influencés à distance et à l'insu des sujets. Les hypnoscopes ont au contraire une grande valeur pratique, à condition d’être appliqués conformément aux règles établies par mes expériences, et non d’après le procédé, purement subjectif, de GESSMANN ?.

1. G. Gessman, Magnetismus und Hypnotismus, Wien, Leipzig, 1881.

s. Pourquoi les hypnoscopes, au pluriel? Parce que, faute de vérificateurs sérieux, j'ai eu des imitateurs, DurviLLE à inventé son sensitivomètre, qui, au lieu d’un anneau, forme un bracelet — ce qui le rend moins commode dans l'application — et GESSMANN a perfeclionné mon hypnoscope, en prenant, au lieu d’un aimant fort, quatre aimants faibles et en supprimant le contact et la pression du métal. Chose-étrange! Vculant éliminer la pression, il a obtenu tout

Sur 344 personnes sensibles à l’aimant, il a eu seulement 168 hypnotisables et 178 non hypnotisables. D'où provient cette grande différence ?

1. Elle provient d’abord de ce fait, que dans la plupart des cas GESSMANN se contenta d’un seul essai d’hypnotisation; or chacun sait, et GEessmann le dit luimême, que tous les sujets ne s’endorment pas dès la première séance. Aussi, dans toutes les statistiques, la mienne y compris, ne qualifie-t-on le sujet de réfractaire, qu'après plusieurs essais.

2. Il a éliminé beaucoup de sujets, et des plus sensibles, en négligeant d'examiner la sensibilité de la peau et celle des muscles, après l'expérience hypnoscopiaue, Le défaut de cette précaution suffit à lui seul pour faire comprendre une grande partie des différences, car, comme nous avons vu, il y a des sujets de premier ordre, qui subissent des effets objectifs, mais qui n’ont pas de sensations particulières.

3. En revanche, il a augmenté le nombre des sensitifs non hypno-

“ LIL tisables, en ne tenant pas compte nt ré dll

des sensations imaginaires (de la 2° ou 3° expérience) qui ont été exclues de ma statistique. Lorsque à une 2° ou 3° reprise le sujet ne sentait plus rien, il était déclaré .

nen sensitif, et une tentative d'hypnotisation confirmait que réellement il n'était pas hypnotlisable.

Rien d'étonnant qu'avec autant de différences dans les conditions GESSMANN ait abouti à des résultats différents. Je verrais une objection autrement sérieuse contre l'hypnoscope, s’il avait obtenu les mêmes résultats. TN

En somme, GESSMANN, sugges- F1. 109. — Hypnoscope de GESSMANN. tionné par les statistiques de l’École | de Nancy, croit que le nombre des hypnotisables dépasse de beaucoup la proportion de un tiers, indiquée par moi et confirmée par l’hypnoscope. il dit que cette proportion, admise auparavant, ne peut plus suffire aujourd’hui. A-t-il prouvé qu’elle est en réalité plus grande? Il le dit, mais il prouve en réalité le contraire. Sur 522 personnes examinées, 121 hommes et 223 femmes, il a trouvé 58 hommes et 110 femmes RATES total 168. Par rapport aux 522, c’est un peu moins d’un tiers.

Je m'empresse d'ajouter que le chiffre de 30 p. 100, ou de un tiers environ, n’a pas de valeur absolue. C’est une limite moyenne, relative, autour de laquelle les résultats vont osciller, conformément aux influences secondaires, conformément à la conception de l'hypnose, propre à chaque observateur, enfin à sa capacité d'observateur. Car, si BERNHEIM prétend que l'éducation d’un hypnotisateur n’est pas achevée tant qu'il n'arrive pas à hypnotiser 4/5 de ses malades, j'ai des raisons sérieuses pour croire que, s’il arrive à hypnotiser les 4/5, son éducation d’observateur est encore loin d’être terminée.

Distinctions à faire dans l'étude de l’action physiologique de l'aimant. — (GESSMANN

de même la sensation de pression !.. Cette élimination était-elle utile ? Amon point de vue, non, Mais, utile ou non, elle à changé les conditions ; car avec mon hypnoscope la pression du métal facilite l'effet obtenu, et fait partie de l’expérience. Et puis GEssManN n’a pas réfléchi que, l’action du magnétisme diminuant avec le carré des distances, il n’y a pour supprimer les différences d'éloignement, inévitables en raison de la grosseur et de l'enfoncement de doigt, qu'un seul moyen. : le contact immédiat.

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dentifie à tort les indications empiriques de l’'hypnoscope avec les prenves de l’action physiologique de l’aimant. Cela me détermine à ajouter ici quelques observations, qui me paraissent nécessaires.

L'action de laimant sur le corps humain n’est pas encore admise par la science classique, et cela s'explique aisément, par sa subtilité souvent impalpable, et par sa complexité. On facilitera les recherches en distinguant bien ce qui suit :

1° C’est une action physiologique Lente sur les fonctions vitales, qui ne se manifeste ni par une sensation quelconque, ni par aucun changement immédiat, vérifiable, mais qui s'accumule et aboutit à une modification réelle. Elle se produit chez tout le monde, ou peu s’en faut. C’est ainsi qu'un petit aimant, placé dans la poche gauche du gilet, peut supprimer insensiblement une douleur névralgique du cœur, plus ou moins vite, suivant l'intensité du mal. Cette action peut apparaître «) en dehors de la suggestion, b) compliquée par l’attention expectante ou la suggestion. Elle n’a aucun rapport avec la sensibilité hypnotique, ni avec la sensibilité (dans le plus large sens du mot).

2° C’est une action sur les nerfs, immédiate, mais purement subjective, qui se manifeste par diverses sensations, faibles en réalité, mais quelquefois grossies singulièrement, ou même transformées par l'imagination. Dans ce dernier cas elle dénote une sensibilité hypnotique imaginaire, c’est-à-dire fausse, émotionnelle; dans le premier cas, une sensibilité, réelle peut-être, mais trop faible pour donner lieu à des PREQURÈNSS hypnotiques proprement dits.

3° C’est une action immédiate et objective, qui ne crée aucun vrai CHARRÉMENE Ainsi, dans un certain nombre de cas, l’aimant produit par exemple le transfert d’un symptôme déjà existant, mais rien de nouveau. Si les troubles indiqués plus haut : 1° sensations diverses; 2° mouvements involontaires; 3° anesthésie; 4° paralysie; 5° contracture, n'existent à aucun degré, le sujet n’est pas hypnotisable, quoique l’aimant provoque chez lui un transfert.

4° C’est une action immédiate, en partie physique, en partie psychique, mettant en jeu, par l’application de l'hypnoscope, une aptitude subjective (spéciale), à des changements faciles, nets et profonds de toute sorte, (par l’intermédiaire des nerfs vasomoteurs (?}), et que nous nommons la sensibilité hypnotique vraie. Elle signifie une mobilité particulière des réflexes, de la circulation du sang, et un flux nerveux, qui tantôt s’accumule dans un organe, tantôt disparaissant dans un autre (inhibition et dynamogénie). C’est donc une spéciale plasticité à des influences minimes, que l’aimant découvre de cette façon. Ce qu’on nomme « suggestibilité », n’est qu’une catégorie spéciale de cette plasticité en général.

Par conséquent, si l’on s’imagine que l’action empirique de l’hypnoscope et l’action physiologique de l’aimant sont synonymes, on se trompe. Il faut séparer ces influences.

Non seulement l'expérience hypnoscopique dans sa forme type ne suffit pas pour déterminer, ni même pour prouver, l’action physiologique de l’aimant, mais même des expériences spécialement arrangées à cet effet sont souvent sujettes à caution. Tel est par exemple le cas d’une étude sur ce sujet, faite par des physiologistes distingués, TamBuriIN: et SEPPIL1, qui ont eu le grand mérite d’avoir abordé hardiment et scientifiquement les problèmes du magnétisme.

En comparant les courbes qu’ils ont obtenues, sur un sujet endormi, en s’enlourant de différentes précautions expérimentales, on a l'impression d'un fait absolument prouvé. Il est certain qu’en expérimentant sur des sujets hypnotisables et en état d’hypnose, on obtient des troubles immédiats et beaucoup plus palpables qu'avec des sujets non hypnotisables et à l’état normal. Mais en même temps on s’expose à bien des dangers imprévus.

Remarquons d’abord que, si l'on s’imagine, comme c'était l'illusion de Cnarcor, qu'un sujet en léthargie n’entend et ne voit rien, on se trompe énormément. Il entend et voit tout, et il se souvient de tout. Seulement il faut savoir que les découvertes hypnotiques ont donné au pronom personnel « il » une signification fort complexe. La personne normale n’entend rien et ne se souvient de rien, mais en dehors d'elle il y a plusieurs personnes, confondues avec elle à l’état normal, séparées d'elle dans différents états hypnotiques, et qui peuvent encore entendre et se souvenir, et cela à tousles degrés et avec toutes les formes qu’on pourra imaginer.

rentes personnes physiologiques,

| Ensuite une action physiologique est toujours individuelle. On ne peut la généraliser qu'en fermant les yeux sur les différences personnelles. De sorte que si, chez le sujet de TamBuriN et Seppii, l’aimant fortifie et accentue les fonctions du cœur, Il en peut être autrement pour un autre sujet et pour le même sujet dans un état différent, dans lequel une autre personnalité, héréditaire, ou artificiellement créée, domine la Situation. TamBuriNI et Seppici ont eux-mêmes prouvé que le tracé respiratoire est tout à

fait différent pendant la-léthargie et pendant la catalepsie. Cette différence est-elle constante? Non, car elle dépend

encore des impressions et émotions momentanées de ces diffé-

séparées ou combinées.

Et ce n’est pas tout. Elle dépend encore des idées, des souvenirs, des suppositions, des désirs de l’expérimentateur lui-même. Elle en dépend bien réellement et objectivement, comme nous allons le EG. 110. — A, Courbe respiratoire pendant l'hypnose avant voir tout à l'heure. Enfin, pour l'application de l’aimant. — B, La même, après l'applicarevenir à l’agent externe physique, Hs

c’est-à-dire au magnétisme miné-

ral, si l’on veut déterminer son action physiologique, î faut d’abord faire l’expérience avec un aimant en bois; la répéter, pour éliminer l'influence possible de l'émotion; la refaire ensuite avec un aimant non aimanté, la répéter encore, et, alors seulement, préciser. comparativement l’action de l’aimant vrai. Si elle donne quelque chose de plus ou quelque chose de différent, ce sera le commencement d’une vérification, car il faudra encore se servir, toujours à l’insu du sujet, d’un électro-aimant, tantôt inactif, et tantôt animé par le courant.

En supposant que cette série d’éssais donne des résultats réguliers et favorables à Paction du magnétisme, aura-t-on le droit de les attribuer purement et simplement au magnétisme ?

Pas encore. Car, suivant mes expériences, 1° Ia relation des effets obtenus avec la force de l’aimant est très incertaine ; 2°les différents pôles de l’aimant n’agissent pas d’une façon contraire, quoi qu’en disent REICHENBACH, GESSMANN et DURVILLE.

On est donc réduit, pour le mops ment,à supposer un X, quicomplique

l’action simple, que nous connais-

Fic. 111. — A, Courbe respiratoire pendant l'hypnose avant ; application de l’aimant. — B, La même après l'appli- sons en physique. cation. — C, La même après l'enlèvement. En voici une preuve :

Parmi les effets produits par l’aimant; ily en a un qui m’a beaucoup frappé, d'autant plus qu’il fut tout à fait imprévu et indépendant de la suggestion. Il s’agit de l'attraction que l’aimant parait exercer sur le corps. J’ai montré cette expérience en 1881 à la Société médicale de Lemberg.-Le sujet, M.:R., un de mes élèves à l’Université, jeune homme robuste, très fort et bien portant, se trouvait en état aïdéique, absolument inerte. IL avait les yeux fermés, les pupilles cunvulsées en haut : sa tête était recouverte complètement d'un voile opaque. Si, dans ces conditions, tout en causant d’autres choses, et sans faire le moindre bruit, j’approchais de sa main immobile un aimant fort, à une distance de 45 centimètres environ, la main et le bras tout entier subissaient une influence attractive, et suivaient l’aimant, jusqu'au moment où le bras, devenu peu à peu contracturé et insensible, né pouvait plus continuer son mouvement. Il manifestait un tremblement,

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