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FiG. 106. — Suite de l'expérience précédente. L'injection, en ln, de sulfate d’hordénine a été de 2 milligrammes par kilogramme : la réaction est plus marquée que précédemment. La pression s'élève davantage et l'amplitude des pulsations est plus. considérable. La respiration, qui s'est accélérée immédiatement après l'injection, se ralentit beaucoup ensuite, puis reprend son rythme normal un peu plus tard.
profondément intoxiqués, on ne la voit Dpente que dans la phase ultime de l’intoxication.
Les injections intra-dermiques provoquent bien un peu de diminution de la sensibililé, mais il n’y a là rien que de très banal, qui diffère peu de ce que produit, par action mécanique, l'injection d’une solution indifférente.
Action sur les ferments solubles. — L'action de l’hordénine a été étudiée sur la maltase, sur l’invertine, sur la pepsine, sur la trypsine et sur la lipaseïdine.
La maltase n’est pas empêchée dans son action même par la présence de 5 p. 100 d'hordénine : il en est de même pour l’invertine dont l’action est simplement retardée par de fortes proportions de cet alcaloïde.
Ajoutée à la pepsine ou au suc pancréatique, l’hordénine retarde la digestion des matières albuminoïdes : il semble qu il y ait antagonisme entre les deux produits ou que l’albumine devienne plus difficile à digérer.
Le sulfate d’hordénine n'’altère pas la présure ; mais, à partir d’une certaine proportion, elle l'empêche d’agir; cet antagonisme n’est pas direct, les deux substances ne réagissant pas l’une sur l’autre, mais la coagulation ou la non-coagulation dépendent de Ia prédominance de l’action de l’une des deux substances sur la matière coagulable.
La saponification n’est pas entravée par le sulfate d'hordénine, il y a seulement une diminution d’activité au début. Après un temps suffisant, la saponification arrive à être complète même en présence d’une proportion de 5 p. 100 de sulfate d’hordénine. |
Action sur les microbes. — Les recherches faites autrefois avec le bouillon de touraillon ont naturellement amené à étudier l’action du sulfate d’hordénine sur certains microbes intestinaux. Si on ajoute aux bouillons de culture des proportions variables de sulfate d’hordénine on constate qu’il faut une proportion de 4 p. 100 de ce sel pour empêcher complètement le développement du B. Coli et du V.de Massaouah et qu'il faut 5 p. 100 pour empècher celui du B. d'Eberth du et V. de Finkler et Prior.
Le pouvoir antiseptique-de l’hordénine n’est donc pas aussi marqué qu'on était en droit de le supposer d’après les recherches bactériologiques faites avec les touraillons.