Poire ARCHIDUC D'ÉTÉ
j^iynonymes. — Poires : 1. Amiré roux de Tours (Merlet, l'Abrégé des bons fruits, édit. de 1675, p. 76). — 2. Amiré roux (de la Quintinye, Instructions pour les jardins fruitiers et potagers, édit. de 1739, t. I, p. 277). — 3. De la Ml- Juillet {Id. ibid.). — 4. Gros-Oignonnet {Id. ibid.). — 5. Roy d'Été {Id. ibid.).— 6. 0GN0NNET(les Chartreux de Paris, Catalogue des arbres à fruits cultivés dans leurs pépinières, 1775^ p. 29). — 7. OiGNONET (DecaisQe, le Jardin fruitier du Muséum, t. IV, 1861).
Description de l'arbre. — Bois :
assez fort. — Rameaux : étalés, longs, faibles^ brun-roux, flexueux, ponctués de jaune obscur; leurs coussinets sont habituellement bien prononcés. — Yeux :
moyens , coniques , pointus , très-légèrement écartés du bois^ et d'un noir brillant. — Feuilles : ovales-allongées, grandes, peu nombreuses, acuminées, à bords légèrement dentés, à pétiole court et mince.
Fertilité. — Excessive.
.^Culture. — Le franc lui vaut mieux que le cognassier ; mais , sur l'un comme sur l'autre de ces sujets , il se développe péniblement et se refuse à la forme pyramidale ; ce qu'il lui faut, c'est le plein-vent.
Description dii fruit. — Grosseur:
petite. — Forme : sphérique ou turbinée, fortement obtuse. — Pédoncule : long , menu, arqué, régulièrement inséré à fleur de peau. — Œil : moyen, ouvert, bien développé , presque saillant. — Peau :
épaisse, luisante, jaune d'or, ponctuée de fauve, maculée de même autour du pédoncule et largement colorée du côté du soleil. — Chair : blanc jaunâtre, demi-fine, mal fondante, juteuse, pierreuse, un peu marcescente- — Fau : des plus abondantes, des plus sucrées, acidulé, ayant un arrière -goût d'anis assez agréable.
Maturité. — De la mi-juillet à la mi-aoùt.
Qualité. — Deuxième.
Historique. — Au xvii* siècle, Merlet, le premier auteur qui chez nous ait parlé de cette poire, en a fait connaître, ce semble, l'origine en l'appelant Amiré roux de Tours. Voici du reste ce qu'il en a dit :
« L'Ajnu'é roiix de Tours est presque rond, d'un rouge gris-biim; la chair en est
ferme, et l'eau en est fort sucrée et relevée. » [L'Abrégé des bons fndts, édit. de 1673, p. 76.)
Il est donc permis, appuyé sur ce témoignage, de regarder l' Amiré roux comme