‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 103 sur 486 · Poire ARCHIDUC D'ÉTÉ · texte numérisé non relu

Poire ARCHIDUC D'ÉTÉ

j^iynonymes. — Poires : 1. Amiré roux de Tours (Merlet, l'Abrégé des bons fruits, édit. de 1675, p. 76). — 2. Amiré roux (de la Quintinye, Instructions pour les jardins fruitiers et potagers, édit. de 1739, t. I, p. 277). — 3. De la Ml- Juillet {Id. ibid.). — 4. Gros-Oignonnet {Id. ibid.). — 5. Roy d'Été {Id. ibid.).— 6. 0GN0NNET(les Chartreux de Paris, Catalogue des arbres à fruits cultivés dans leurs pépinières, 1775^ p. 29). — 7. OiGNONET (DecaisQe, le Jardin fruitier du Muséum, t. IV, 1861).

Description de l'arbre. — Bois :

assez fort. — Rameaux : étalés, longs, faibles^ brun-roux, flexueux, ponctués de jaune obscur; leurs coussinets sont habituellement bien prononcés. — Yeux :

moyens , coniques , pointus , très-légèrement écartés du bois^ et d'un noir brillant. — Feuilles : ovales-allongées, grandes, peu nombreuses, acuminées, à bords légèrement dentés, à pétiole court et mince.

Fertilité. — Excessive.

.^Culture. — Le franc lui vaut mieux que le cognassier ; mais , sur l'un comme sur l'autre de ces sujets , il se développe péniblement et se refuse à la forme pyramidale ; ce qu'il lui faut, c'est le plein-vent.

Description dii fruit. — Grosseur:

petite. — Forme : sphérique ou turbinée, fortement obtuse. — Pédoncule : long , menu, arqué, régulièrement inséré à fleur de peau. — Œil : moyen, ouvert, bien développé , presque saillant. — Peau :

épaisse, luisante, jaune d'or, ponctuée de fauve, maculée de même autour du pédoncule et largement colorée du côté du soleil. — Chair : blanc jaunâtre, demi-fine, mal fondante, juteuse, pierreuse, un peu marcescente- — Fau : des plus abondantes, des plus sucrées, acidulé, ayant un arrière -goût d'anis assez agréable.

Maturité. — De la mi-juillet à la mi-aoùt.

Qualité. — Deuxième.

Historique. — Au xvii* siècle, Merlet, le premier auteur qui chez nous ait parlé de cette poire, en a fait connaître, ce semble, l'origine en l'appelant Amiré roux de Tours. Voici du reste ce qu'il en a dit :

« L'Ajnu'é roiix de Tours est presque rond, d'un rouge gris-biim; la chair en est

ferme, et l'eau en est fort sucrée et relevée. » [L'Abrégé des bons fndts, édit. de 1673, p. 76.)

Il est donc permis, appuyé sur ce témoignage, de regarder l' Amiré roux comme

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