Poire BELLE-FLEURUSIENNE
Deseriptiou de l'arbre. —
Bois : fort. — Rameaux : assez nombreux , généralement érigés , gros, longs, ti'ès-flexueux , vert clair cendi'é , largement ponctués , ayant les coussinets bien marqués.
— Yeux : à écailles un peu bombées, moyens, ovoïdes, non adhérents. — Feuilles : elliptiques arrondies, finement crénelées, portées sur un pétiole fort et de longueur moyenne.
Fertiltié. — Convenable.
Culture. — Il est vigoureux et pousse parfaitement sur cognassier; ses p^Tamides sont kréprochables.
Description du fruit. —
Grosseur : moyenne. — Forme : turbinée, ventrue, obtuse, légèrement bosselée. — Pédoncule : assez long, assez mince, droit ou arqué , obliquement implanté à fleur de peau entre des gibbosités plus ou moins volumineuses. — Œil : petit, mi-clos, peu développé, à peine enfoncé. — Peau : jaune d'ocre, ponctuée et légèrement veinée de fauve, striée de même auprès de l'œil et du pédoncule, et lavée de rose pâle du côté du soleil. — Chair : blanchâtre,
BEL
fine, mi-fondante, non pierreuse. —Eau : suffisante, fraîche, sucrée, acidulé, aromatique et vineuse.
Maturité. — De décembre à février.
Qualité. — Première.
BCistorique. — C'est un gain de M. Alexandre Bivort ; il remonte à 1849, et prit naissance dans les pépinières de Geest-Saint-Rémy, non loin de Fleurus (Belgique), d'où vient le nom de Belle - Fleurusienne , que lui a donné son obtenteur.
Observations. — Les Catalogues font habituellement mûrir ce fruit en mars et avril, mais il atteint rarement ces deux mois. Pour être dans le vrai, on doit le ranger au nombre des variétés qui se mangent au commencement de l'hiver ; et tout récemment, même, M, Bivort nous écrivait (I860) « que parfois cette poire avait « mûri chez lui dans les derniers jours de novembre. »