‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 166 sur 486 · Poire BERGAMOTE CRASSANE A FEUILLE PANACHÉE · texte numérisé non relu

Poire BERGAMOTE CRASSANE A FEUILLE PANACHÉE

Synonyme. — Poire Crassane panachée (Duhamel, Traité des arbres fruitiers, 1768, t. II, p. 167.)

Description de l'arbre. — Bois : faible. — Rameaux : assez nombreux, presque érigés, grêles, courts, flexueux, marron foncé, abondamment ponctués de gris-blanc, ayant les coussinets bien marqués. — Yeux : gros, ovoïdes-arrondis, cotonneux, écartés du bois, et souvent même sortis en longs éperons; leurs écailles sont des plus bombées. — Feuilles : très-petites, ovales, légèrement acuminées, vert glauque, réguhèrement bordées de blanc jaunâtre ; elles sont entières ou finement denticulées; leur pétiole est court et menu.

Fertilité. — Presque nulle.

Culture. — Extrêmement chétif , ce poirier ne peut se greffer sur cognassier ; il faut lui donner le franc, et encore ne saurait-il y former que de faibles pyramides à développement toujours tardif.

Descriptioii du fruit. — Voir page 231 la figure et la description de la Bergamote crassane, dont la présente poire est une sous-variété ; aussi a-t-elle les caractères extérieurs, les qualités de son type, et mûrit-elle dans le même mois que lui.

Hiistorique. — Duhamel est le premier auteur qui ait parlé de ce poirier, que ne connurent ni Merlet ni la Quintinye. L'époque de son obtention ne saurait alors dépasser de beaucoup l'année 1768 ; mais nous manquons de renseignements pour dresser son état civil. Un seul écrivain nous fournit sur cette variété panachée quelques mots bons à reproduire; c'est M. de Liron d'Airoles :

« Duhamel — dit-il — la présente comme une variété de la Crassane; nous croyons qu'elle provient d'un jeu de sève fixé par la greffe. » {Notices pomologiques , ^859, t. II, p. S5.)

Appréciation que nous plaçons ici sans l'appuyer ou la contester, tellement il est difficile, en pareil cas, de répondre péremptoirement.

Observation». — La chétiveté de cet arbre est trop grande, et sa fertilité trop médiocre pour conseiller de le cultiver. Cependant, comme espèce ornementale il a bien aussi son mérite. Sous Louis XY on le recherchait beaucoup, et le parterre le recevait, à défaut du verger. D'où suit que Duhamel l'avait décrit et qu'il prescrivit :

« De ne pas jjlanter ce poirier, offrant un coup d'œil très -brillant et très- agréable, en espalier, ni dans un lieu trop exposé au soleil, qui roussit et gâte la bordure blanche de ses

Page 1