‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 211 sur 486 · Poire BEURRÉ D'AMANLIS · texte numérisé non relu

Poire BEURRÉ D'AMANLIS

Synonymes. — Poires : 1. Hubard (Prévost, Cahiers pomologiques, 1839, p. 16). — 2. Katssoise (Id. ibid.). — 3. TfflESSOiSE {Id. ibid.).— 4. BEURRÉ d'Amalis (Thompson, Catalogue of the fruits of the horticultural Society of London, 1842, p. 125). — 5. Beurré d'Amaulis ( Downing, the Fruits and fruit trees of America, édition de 1849, p. 360). — 6. Wilhelminë (Bivort, Album de pomoloqie 1849, t. II, p. 116). — 7. Delbart (Dalbret, Cours théorique et pratique de la taille des arbres fruitiers, 1851, p. 328). — 8. Plomgastelle {Id. ibid.). — 9. Dé Bart (Thuillier-Aloux, Catalogue raisonné des poiriers qui peuvent être cultivés dans la Somme, 1855, p. 7). — 10. KoussoiSE {Id. ibid.). — 11. D'Amanus (Decaisne, le Jardin fruitier du Muséum, 1858, t. I). — 12. De Thiessé {Id.ibid.). — 13. D'Albert (Robert Hogg, the Fruit manual, 1862).— 14. D'Albret (Congrès pomologique, Pomologie de la France, 1863, t. I, n» 39). — 15. D'Elbert {Id. ibid).

Description de l'arbre. — Bois : très-fort. — Rameaux : assez nombreux, irrégulièrement étalés et habituellement contournés, des plus gros et des plus grands, flexueux, rouge grisâtre, abondamment ponctués, à coussinets saiUants, à longs mérithalles. — Yeux : de force moyenne, ovoïdes, obtus, écartés du bois. — Feuilles : ovales ou eUiptiques, acuminées, ayant les bords profondément dentés, le pétiole épais et un peu court.

Fertilité. — Remarquable.

BEU [beurré AMAJ

Foire Beurré d'Amanlis.

Culture, — La vigueur de ce poirier est extrême et son développement, très-vif;

on lui donne comme sujet le franc ou le cognassier; il fait toujours de belles

pyramides.

Description du fruit. — Grosseur: volumineuse. — Forme : turbinée-allongée, obtuse et ventrue. — Pédoncule :

assez court, bien nourri, rarement arqué, obliquement inséré dans une faible cavité surmontée d'une protubérance ordinairement très -marquée. — OEil : grand, mi-clos, peu développé, presque à fleur de fruit. — Peau : jaune herbacé, ponctuée et marbrée de fauve, légèrement lavée de rouge-brun sur la partie frappée par le soleil. — Chair : blanchâtre, fme, fondante, pierreuse et très -juteuse. — Eau : excessivement abondante^ aigrelette, sucrée, savoureusement parfu mée.

Maturité. — Depuis la fin du mois de septembre jusqu'à la fin d'octobre.

Qualité. — Première.

Historique. — En 1832 on lisait ce qui suit, au sujet de cette poire, dans un recueil publié à Paris :

« C'est un gain de Van Mons; on le trouve chez M. Noisette, à Paris, et chez M. Cayeux, à Boulogne-sur-Mer. » ['Revue horticole, p. 100.)

Ces lignes, portant la signature du botaniste Poiteau, furent évidemment écrites avec la plus entière loyauté; toutefois elles contenaient une erreur formelle qui se perpétua jusqu'en 1858; mais alors on put la rectifier au pied même de l' arbretype d'où sortit cette variété. Ce dont M. Eugène Forney, professeur d'arboriculture à Paris, prit acte en ces termes :

« Beurré d'Amanlis Il est originaire d'Amanlis, village près Rennes. M. Jamin, pépiniériste distingué, vient de constater que le pied-mère, qui est énorme et non greffé, existe encore dans un verger de cette localité. Ce fruit fut envoyé en 1826 à M. Noisette, célèbre horticulteur, par son frère, jardinier en chef du Jardin botanique de Nantes. » [Le Jardin fruitier, 1862, t. I, p. 188.)

La propagation du Beurré d'Amanlis remonte aux dernières années du xviii'' siècle. De la Bretagne il se répandit rapidement en Anjou, puis à Rouen,

BEU [beurré ama]

où dès 1805 on le rencontrait sous le nom de poire Thiessé, venu du personnage qui le premier l'y cultiva; ensuite on l'y vendit sous celui de poire Hubard, appartenant au gendre de M. Thiessé. Et de ces deux surnoms, défigurés ou mal lus par nos jardiniers, naquirent successivement une partie des nombreux synonymes dont nous avons plus haut donné la liste.

Observations. — Parmi les poires déclarées les mêmes que le Beurré d'Amanlis, il en est une, la Wilhelmine, qu'on avait cru d'abord variété spéciale. Elle mûrissait, au dire de plusieurs pomologues, au mois de février ou de mars, ce qui rendait impossible, on le conçoit, tout rapprochement entre les deux poiriers. Aujourd'hui, leur parfaite identité s'affirme, dans nos pépinières, par leur ^■essemblance complète ainsi que par une maturation simultanée de leurs prod-uits, dont la forme n'offre non plus aucune différence marquée.

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