BEU [BEURRÉ HAR
base, excessivement amincie à sa partie supérieure. — Pédoncule : court, gros, arqué , se continuant avec le fruit , plissé et des plus charnus à son point d'insertion. — Œil : grand, mi-clos ou bien ouvert, à peine enfoncé. — Peau : jaune, couverte en partie de larges points bronzés, saillants, rugueux, et portant du côté du soleil de nombreuses taches brunes parfois entremêlées de teintes rougeâtres. — Chair : jaunâtre, fine, fondante, aqueuse, légèrement pierreuse. — Eau : abondante, sucrée, vineuse, fort aromatique.
Maturité. — Fin septembre ou commencement d'octobre, et dépassant trèsrarement la mi-novembre.
Qualité. — Première.
Kistorique. — Nous avons dit page 302 , en parlant de notre Beurré d'Arenl)erg, appelé chez les Belges Beurré d^Hardenpont d'Hiver, que Van Mons fut l'obtenteur du Beurré d' Hardenpont ici décrit , et surnommé d' Automne pour éviter toute confusion avec ce dernier. Prouvons maintenant que nous n'avancions là rien d'inexact, en reproduisant la note suivante , que le professeur Poiteau publiait en \ 832 dans la Revue horticole , de Paris :
« Beurré d'Hardenpont, gain de Van Mons. — Il y a environ trente ans (vers 1802) que j'ai
vu un fruit, sous ce nom, chez M. Noisette On l'a, je crois, confondu avec le Beurré
d'Arenberg Il est cultivé au Luxembourg, et mûrit en septembre Cette poire n'est
pas portée sur le Catalogue de la pépinière, parce qu'il était imprimé quand elle arriva à
l'établissement Cependant le Beurré d'Hardenpont ne se perdra pas, car M. Noisette l'a
introdvdt dans ses pépinières. » (Pages 101 et 102.)
Et Noisette^ effectivement, multiplia cette variété, puisque nous la trouvons ainsi décrite dans son Jardin fruitier :
« Beurré d'Hardenpont. — Très-beau fruit, ventru, étranglé du côté de la queue, ponctué, jaune-clair, rougissant quelquefois un peu du côté du soleil* à chair blanche, fondante, avec
beaucoup d'eau sucrée et parfumée Mûrit courant de septembre Il a été introduit de
la Belgique en France. Quelques personnes le confondent avec le Beurré d'Arenberg, mais il en diffère par l'époque de maturité et par les qualités. On le cultivait à l'École du Luxembourg, pendant les dernières années. » (Édition de 1832, pp. 129-130.)
En entendant Poiteau affirmer que ce fut vers 1802 qu'il vit le Beurré d'Hardenpont d'Automne pour la première fois , on peut reporter sans crainte à la fin du dernier siècle l'obtention de ce fruit par Yan Mons, et lui assigner Bruxelles comme lieu de naissance. Et notre opinion ne saurait guère être contestée, devant ces lignes de M. Alexandre Bivort , extraites de sa notice sur la Théorie Van Mons , publiée en 1855 :
c( Van Mons était né avec le goût du jardinage; dès sa tendre jeunesse, U s'occupait à semer
dans le jardin de son père des espèces florales et des espèces fruitières et en peu d'années
il réunit dans sa pépinière de la Fidélité, à Bruxelles, une masse d'arbres fruitiers, la plupart provenus de ses semis; leur nombre s'élevait, en 1815, à plus de 80,000. » [Publications de la Société Van Mo7is, t. I, p. 68.)
Poire BEURRÉ D'HARDENPONT DE CAMBRON. — Synonyme de Beurré d'Arenberg (en France). Voir ce nom.
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