‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 34 sur 486 · Poire ADELE DE SAINT-DENIS · texte numérisé non relu

Poire ADELE DE SAINT-DENIS

Synonymes. — Poires : 1. Adèle (Decaisne^ le Jardin fruitier du Muséum, 1. 1, 1858). — 2. Adèle de

Saint-Céran {Id. ibid.) 1859, p. 23).

dehors de l'axe du fruit. — (EU.

3. Adèle de Saint-Géras (J. de Lirou d'Airoles, Notices pomologiques ,

Description de l'arbre. —

Bois : de moyenne grosseur. — Rameaux : assez longs , extrêmement coudés, minces, contournés, olivâtres , à coussinets à peine marqués, à lenticelles jaunâtres , arrondies. — Yeux: petits, aigus, coniques , écartés du bois. — Feuilles: grandes, oblongues-lancéolées, à pétiole roide et court, à bords fortement dentés.

Fertilité. — Des plus abondantes.

Culture. — Le greffer sur franc, le cognassier ne lui convenant que médiocrement , et souvent même paralysant complètement sa vigueur.

Description du fruit. —

Grosseur : moyenne. — Forme :

pyriforme, obtuse, ventrue, ayant souvent un côté plus renflé que l'autre. — Pédoncule : court, mince, arqué, obliquement inséré dans une faible cavité surmontée parfois d'un renflement considérable, et alors il est toujours placé eu grand, bien ouvert, bien développé, presque

saillant. — Peau : jaune verdàtre , fortement ponctuée et marbrée de fauve , maculée de même autour du pédoncule. — Chair : blanc jaunâtre, fine, ferme et juteuse, fondante, assez pierreuse au centre. — Eau : des plus abondantes, sucrée, acidulé, d'une saveur beurrée ne laissant rien à désirer.

Maturité. — Début d'octobre, plutôt que fin septembre, et se conservant jusqu'en novembre.

Qualité. — Première.

Historique. — Gagnée aux portes de Paris par M. Guéraud, propriétaire habitant la petite ville de Saint-Denis , cette poire est demeurée longtemps sans état civil. En 1849, M. A, Bivort disait déjà, en la décrivant : « Je l'ai reçue de « France il y a peu d'années, sans désignation d'auteur. » {Album depomologie, t. II, p. 153). En 1852, le pépiniériste américain P. Barry, annonçait dans son Jardin fruitier (The fruit garden, p. 312), qu'elle venait d'être introduite aux Etats-Unis, et la supposait d'origine belge. Enfin plus tard, en 1859, M. de Liron d'Airoles, la mentionnant dans ses Notices pomologiques (p. 23), ne pouvait également préciser qui l'avait obtenue. Cela prouve que les meilleurs fruits sont souvent, sous ce rapport , moins favorisés que les mauvais, car il en est un grand nombre de cette dernière catégorie dont la naissance eût dû passer inaperçue , et pour lesquels on a prodigué renseignements et réclames. Mais, se recommandant par sa seule bonté, la poire Adèle de Saint-Denis a conquis , malgré ce silence , une place distinguée parmi les variétés de choix. C'est dans leur rang que nous la classions dès 1847, époque à laquelle nous la dégustions pour la première fois, l'ayant reçue des pépinières de M. Laurent Jamin, vers 1844. Elle porte le nom de la fille de son obtenteur, et celui de la locahté où le semis a été fait.

Observations. — On a donné dans plusieurs Catalogues la poire Baronne de Mello pour synonyme à la poire Adèle de Saint-Denis. C'était une complète erreur, aujourd'hui généralement reconnue. Nous avions, du reste, aidé quelque temps à la commettre, ayant multiplié en 1846 un pomer vendu sous le nom d'Adèle de Saint-Denis, lorsqu'il n'était autre que le poirier Baronne de Mello.

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