Poire CERTEAU D'HIVER
Synonymes. — Poires: 1. De Champagne d'Hiver (Charles Estienne, Seminarium et plantarium
fructiferarum prœsertim arborum quœ post hortos conseri soient, 1540, p. 69). — 2. GROS CERTEAU d'Hiver (Merlet, l'Abrégé des bons fruits, 1675, p. 116). — 3. De Prince [d'Hiver] {Id. ibid). — 4. Trouvée de Montagne {Id. ibid.). — 5. Trouvée (Duhamel du Monceau, Traité des arbres fruitiers, 1768, t. TI, p. 248). — 6. De Merle (Galvel, Traité complet sur les pépinières, 1805, t. IF, p. 379). — 7. Pléteau (Pépin, Revue horticole, 1846, fc. Vil, p. 449).
nescrifition de l'arbre. — Bois : peu fort. — Rameaux : assez nombreux, étalés, de grosseur et de longueur moyennes, très-géniculés, brun clair jaunâtre.
CER
ayant les lenticelles apparentes, excessivement rapprochées, et les coussinets saillants. — Yeux : gros, ovoïdes-allongés, à écailles grises, bombées et mal soudées, non appliqués contre le bois. — Feuilles : grandes ou moyennes, ovales, acuminées, légèrement dentées ou presque entières, au pétiole long et fort. Fertiuté. — Très-grande,
Culture. — Il est d'une vigueur modérée, prospère sur toute espèce de sujet, ne croît pas très-vite, mais fait ordinairement d'assez jolies pyramides.
Poire Certeau d'Hiver. — Premier Type.
Deuxième Type.
Deseriptiou dii ffitit. — Grosseur : moyenne et quelquefois moins volumineuse. — Forme : affectant souvent celle d'une Calebasse, mais généralement turbinée-allongée, ventrue, très-amincie près du sommet. — Pédoncule: assez long et assez faible, droit ou courbé, souvent renflé à la base, perpendiculairement ou obliquement implanté à la surface. — Œil : grand, mi-clos, à peine enfoncé, parfois contourné. — Peau : vert clair jaunâtre, ponctuée de fauve, maculée de même autour du pédoncule, lavée de rouge-brun sur le côté frappé par le soleil. — Chair : blanc jaunâtre, demi-fme, demi-cassante, pierreuse et un peu marcescente. — Fan : abondante, sucrée, bien parfumée ^ plus ou moins astringente et cependant assez savoureuse.
Maturité. — De décembre jusqu'en avril ou mai.
Qualité — Troisième pour le couteau, première pour la cuisson.
Historique. — Le Certeau d'Hiver, nous l'avons dit ci-dessus à l'article du
CER — CHiV
Certeau d'Été (p. 540), provient des environs de Vitry-le-Français , dans l'ancienne Champagne, et fut remarquablement décrit pour la première fois en 1540, par Charles Estienne. [Seminatnum , p. 69.)
Observations. — La Quintinye, dans ses Instructions pour les jardins fruitiers et potagers^ faisait en 1690, à l'égard de ce fruit, la recommandation suivante : « Quoique très-bon à cuire, il me paroît trop petit pour en avoir aucun arbre en « buisson ; il faut se contenter d'en avoir quelqu'un de tige dans les grands verce gers. » (Tome I.) C'est en effet une variété des plus convenables pour le verger; aussi dans la Nièvre, où elle est particulièrement cultivée sous le nom de poire Pléteau, en tire-t-on un excellent parti comme arbre de plein vent offrant, par son extrême fertilité, d'abondants produits très-estimés sur les marchés.
Poire CERTEAU -MADAME. — Synonyme de poire d'Épargne. Voir ce nom.
Poire CERTEAU MUSQUÉ D'HIVER. — Synonyme de poire Martin- Sire. Voir ce nom.
Poire CERTEAU (PETIT
Voir Petit-Certeau.