AMB — AMÉ H
de quelques bosselettes. — Peau /jaune olivâtre, ponctuée, marbrée de fauve, et généralement couverte de taches roussâtres fortement squammeuses. — Chair : jaunâtre ou blanc verdâtre, mi-fondante, ferme, juteuse, pierreuse au centre. — Eau : des plus abondantes, fraîche, sucrée, douée d'un arôme particulier qui la rend quelquefois extrêmement délicate.
Maturité. — Décembre, mais se conservant jusqu'au mois de février.
Qualité. — Elle varie tellement chez ce fruit, qu'on ne peut le déclarer de premier ordre, parmi les espèces à couteau ; aussi le recommandons-nous plutôt comme fruit de choix, pour la cuisson.
Historique. — Ainsi que l'Ambrette d'Été, l'Ambrette d'Hiver n'avait pas été citée avant 1628, date où le Lectier la montra cultivée sous le nom de Trompe-Coquin, que l'auteur allemand Mayer fit plus tard, en 1774, et avec raison, synonyme de cette variété, dans sa Pomona franconica. — Au cours de 1675, quand notre vieux Meiiet en parla, il dit : « Elle vient d'un sauvageon, dont elle conserve encore le « bois piquant et épineux » [V Abrégé des bons fruits, p. 100) ; caractère qui dénotait combien, alors, sa propagation était récente. Cependant, s'il fallait accepter l'opinion d'un Prussien, d'Henri Manger, érudit du xviii^ siècle qui s'est longuement occupé de l'histoire des fruits, l'Ambrette d'Hiver remonterait jusqu'aux Romains, et ne serait autre que la poire Myrapia mentionnée par Pline, et ainsi nommée du parfum de son eau, rappelant celui de la myrrhe. Or, comme l'ambre a la même odeur, parait-il, que la myrrhe, cet érudit en conclut que pira Myrapia et poire Ambrette d'Hiver forment une seule et unique variété [Sysiematische Pomologie, 1780-1783, H'' partie, p. 172). — Nous accepterions plus volontiers son ingénieux rapprochement, si d'autres savants ne venaient le combattre, en prétendant, à leur tour, voir dans le Caillot rosat, dans le Petit-Muscat , dans la Bellissime d'Été, cette même poire Myrapia, connue bien avant l'ère chrétienne. Aussi, devant de semblables hypothèses, nous en tiendrons-nous sagement au témoignage de Merlet, qui nous présente, en 1675, l'Ambrette d'Hiver couverte encore des épines attestant son jeune âge. Mais nous dirons avec le botaniste anglais Philippe Miller, quant au nom dont on l'a dotée : « Il lui a été donné à cause de « son goût musqué, ressemblant à l'odeur de la fleur Doux-Sultan, qui, en France, « est appelée Ambrette. » (Dictionnaire des Jardiniers, 8^ édit., 1786, t. YI, p. 168.) Enfin nous constaterons que ce poirier n'a plus droit, depuis longtemps, à la qualification d'épineux, qui jadis servit à le distinguer de ses congénères.
Poire AMBRETTE ÉPINEUSE. — Synonyme de poire Ambrette d'Hiver. Voir ce
nom.
Poire AMBRETTE GRISE. — Synonyme de poire Awôre^^ec^'iTewer.Yoir ce nom.