‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 76 sur 486 · ANA · texte numérisé non relu

ANA

marbrée de fauve, lavée de rouge-brun au soleil, et montrant souvent du côté de l'ombre quelques taches jaunâtres. — Chair : fine, ferme, juteuse, fondante, odorante, rarement pierreuse. — Eau :

Poire Ananas. — Deuxième Type. . , , , , n » i

excessivement abondante, fraîche,

très-sucrée , vineuse , habituellement douce, d'une saveur exquise ayant à la fois le parfum de la cannelle et celui du musc.

Maturité. — De la mi-septembre à la fin d'octobre.

Qualité. — Première , et quelquefois deuxième^, lorsque le parfum musqué de ce fruit est par trop prononcé.

Historique. — Hermann Knoop , horticulteur hollandais connu par de savants ouvrages, fit paraître en 16S0 un Abrégé de la Frmtologie qu'il devait imprimer seize ans plus tard. C'est dans cet Abrégé, traduit en allemand par Georges-Léonard Huth, au cours de 1760, que nous rencontrons pour la première fois la poire Ananas ci-dessus décrite. Knoop dit « l'avoir reçue sous cette déno- « mination, qui vraisemblablement « n'était pas la seule qu'on lui eût donnée, » puis observa «qu'à cet égard rien n'était «venu le renseigner. » Et il eut raison de s'exprimer ainsi, car cette variété étrangère à la Hollande, on la cultivait en France depuis plusieurs années déjà ; elle y était appelée poire de Bouchet par le directeur des vergers de Louis XIV, par la Quintinye. Hermann Knoop se tait sur le lieu d'où lui vint le présent fruit ; on ignore donc en quelle contrée il portait alors ce nom d'Ananas, que lui fit attribuer, évidemment, la saveur toute particulière de sa chair. Remarquons-le, cependant, cette saveur n'est pas précisément celle de l'ananas. Aussi eût-il été préférable de laisser à ce fruit son ancienne appellation — poire de Bouchet — l'eau qu'il contient rappelant fort bien, elle, le parfum du bouchet, breuvage que nos médecins , au xvii" siècle , ordonnaient aux fiévreux , et qui se composait uniquement de sucre, de cannelle et d'eau. — Quoi qu'il en soit, ce dernier nom, rayé maintenant de presque tous les Catalogues, de presque toutes les Pomologies, ne saurait être repris sans inconvénient. Nous le comprenons, et nous conformons à l'usage; ajoutant : 1° que les Allemands prétendent avoir reçu en 1818, de Van Mons, un poirier Compérette qui n'est autre que le poirier Ananas (voir Oberdieck, Illustrirtes Handbuch der Obstkunde^ t. II, 1860^ p. 301); — 2" que les variétés dites Ananas d'Été chez les Anglais, les Belges et les Américains, ne diffèrent aucunement de notre poire Ananas, dont la maturité, d'ailleurs, a rarement lieu en automne. .

Observation». — Nous avons vu souvent l'Ambrette d'Été rangée parmi les synonymes de la poire Ananas. Une telle erreur surprend, le bois de ces poiriers

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