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5. Winter Pearmain (Jean Ray, Bistoria plantarum, 1688, t. II, p. 1448). — 6. Parmain d'Angleterre ( Herman Knoop, Pomologie, 1760, édition allemande, pp. 26 et 59). — 7. Parmain- Pepping (Id. ibid.). — 8. Peppin-Parmain d'Angleterre (Id. ibid.). — 9. Peppin-Parmain d'Hiver (Id. ibid.). — 10. Paremens (Idem, 1771, édition française, pp. 64 et 131). — 11. Peremenes ( Id. ibid.). — 12. Drue Permein d'Angleterre (Manger, Systematische Pomologie, 1780, lrG partie, p. 72, n° cxliii). — 13. Old Pearmain (George Lindley, Guide to the orchard and kitchen garden, 1831, p. 84, n° 161). — 14. English Winter Pearmain (Mas, le Verger, 1865, t. IV, p. 19, n» 8). — 15. Great Pearmain (Charles Do-wning, the Fruits and fruit trees of America, 1869, p. 413).
Pomme Pearmain d'Hiver. . ...
Description tle l'arbre. — Bois : assez fort.
— Rameaux : nombreux , érigés, de grosseur et longueur moyennes, faiblement géniculés, duveteux, ardoisés , ayant de courts et d'inégaux mérithalles.
— Lenticelles : de grandeur moyenne , arrondies pour la plupart, peu abondantes mais bien apparentes. — Coussinets : aplatis. — Yeux : très-petits et trèsplats, ovoïdes, cotonneux, noyés dans l'écorce, ayant les écailles violacées. — Feuilles : de moyenne grandeur, nombreuses , lisses, épaisses, ovales, d'un beau vert, acuminées, planes ou contournées , parfois
légèrement canaliculées, à bords crénelés ou dentés. — Pétiole: court, gros et très-rigide, amplement lavé de carmin, surtout vers son point d'attacbe. — Stipules : étroites et courtes.
Fertilité. — Satisfaisante.
Culture. — La haute et la basse-tige lui conviennent; il pousse parfaitement sur toute espèce de sujet, et pour plein-vent peut fort bien être greffé ras terre.
Description «Su irait. — Grosseur : généralement assez volumineuse. — Forme : conique plus ou moins allongée, souvent un peu côtelée au sommet.
— Pédoncule : court ou très-court, de force moyenne, droit ou arqué, inséré dans un bassin étroit et profond. — Œil : ouvert ou mi-clos, grand, à larges et courtes sépales, à cavité développée mais peu profonde. — Peau : lisse, des plus minces, jaune intense légèrement nuancé de vert, lavée, à l'insolation, d'un brun-rouge clair fortement strié de carmin vif, tachée de fauve autour du pédoncule et ponctuée de roux et de gris-blanc. — Chair : quelque peu jaunâtre, tendre et très-fine.
— Eau : abondante, délicatement acidulée et sucrée, ayant un arôme exquis. Maturité. — Décembre-Mars.
Qualité. — Première.
Historique. — Le pomologue anglais Robert Hogg, parlant en 1859 de cette
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variété, supposée native de la Grande-Bretagne, disait : « Elle est le type de nos « Pearmains et passe pour la plus ancienne de toutes les pommes appartenant « à l'Angleterre; aussi l'a-t-on mentionnée comme existant déjà, dès 1200, dans «le comté de Norfolk. » [The Apple, p. 209.) Nous dirons, à notre, tour, que le Pearmain d'Hiver pouvait bien se rencontrer au xui" siècle chez les Anglais, puisqu! avant 1211 on le rencontrait sous ce même nom dans la Normandie, notamment aux environs de Rouen. Fait qui me laisse un sérieux doute sur la réelle provenance de cet excellent fruit , que notre pays se trouve maintenant parfaitement en droit de disputer à la pomone indigène des Iles-Britanniques. C'est M. Léopold Delisle, membre de l'Institut et l'un de nos plus savants paléographes, qui nous permet de tenir ce langage. On lit effectivement, dans l'ouvrage qu'en 1831 il publia sur l'agriculture normande au moyen âge, l'analyse suivante d'un titre authentique conservé aux Archives de la Seine -Inférieure, carton des maires :
« En 1211 Silvestre du Marché donna aux lépreux du Mont-aux- Malades un terrain sis dans la rue. Ganterie , à Rouen, et dont le possesseur devait payer annuellement un cens de vingt-cinq Permaines et d'un galon de vin. » (Études sur la condition de la classe agricole et l'état de l'agriculture en Normandie au moyen âge, 1851, p. 500.)
A ce texte j'en puis ajouter un second tout aussi concluant et dont l'autorité est non moins grande, puisque je l'emprunte à l'archiviste actuel de la Seine- Inférieure , M. Robillard de Beaurepaire :
« La pomme Permaine — écrivait cet érudit en 1865 — se rencontre dans les jardins de Rouen dès les premières années du xme siècle et nos jardiniers la connaissent encore sous
son ancien nom » — « Nous croyons — dit-il ensuite — que c'est à la Permene qu'il est
fait allusion dans un contrat de la fin du xne siècle, par lequel le chapitre de la cathédrale de Rouen fieffé à Hugues Caval, prêtre, un ténement de maisons-en la rue Saint-Romain, moyennant une rente annuelle d'un millier « pomorum marchaante. » — a Enfin dans l'État du domaine du Roi en Normandie, au xinG siècle, on voit un Lucas Valentine payer xx sous et ii cents de Permeins, et ailleurs vin cents Permeins, en la meson Silvestre Fessart. » (Notes et documents concernant ïétat des campagnes de la Haute Normandie dans les derniers temps du moyen âge, 1865, pp. 47, 48, 57. )
En présence de ces divers documents on ne saurait donc nier que le Pearmain ici décrit n'ait été cultivé chez les Rouennais bien avant 1 200 ; autrement il n'eût jamais pu, dès 1211, y être assez répandu pour qu'on le vît, dans les contrats de cette date, choisi comme article de redevance féodale ou de simple faisance. J'insiste d'autant plus sur ce point, que les pomologues anglais se sont contenté d'avancer, sans en fournir la preuve, qu'en 1200 cette pomme existait dans le comté de Norfolk. Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, s'empara de l'Angleterre en 1066 et s'y fixa avec ses compagnons d'armes. Qui voudrait assurer que l'un des chefs normands ne fut pas, plus tard, l'importateur, sur le sol conquis, du pommier devenu depuis lors si commua par toute la Grande-Bretagne?
Observations. — Les Américains et les Anglais cultivent un Pearmain rouge d'Hiver que nous signalons pour qu'il ne soit pas confondu avec la présente variété, de laquelle il diffère notablement. — La pomme d'Hereford, ou Pearmain royal d'Hiver, ayant aussi parfois été appelée Pearmain d'Hiver, nous renvoyons à sa description (pp. 378-379) ceux qui voudront se convaincre de la non-identité de ces deux fruits. — Dans sa Pomona franconica (1776, t. III, p. 108) l'arboriculteur allemand Jean Mayer a commis , en parlant du Pearmain d'Hiver, une erreur qu'on doit signaler : il a donné, a cette pomme, Platomelum pour synonyme et
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Platarchium au Pearmain d'Été. Or, 'c'est le contraire qu'il aurait dû faire ; cela ressort du Krâuterbuch ou Traité de botanique de Tabernœmontanus , publié en 1588 et qui contient la première mention connue de ces deux surnoms.
Pomme PEARMAIN ROUGE D'HIVER. — Voir Pearmain d'Hiver, au paragraphe Observations.
Pommes : PEARMAIN ROYAL,