‹ Dictionnaire de pomologie (volume 3)Chapitre 166 sur 387 · RAT · texte numérisé non relu

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à courts mérithalles et d'un rouge -brun très -ardoisé. — Lenticelles : petites, arrondies, clair-semées. — Coussinets : aplatis. — Yeux : petits ou très-petits, ovoïdes, obtus, faiblement cotonneux, entièrement collés sur l'écorce. — Feuilles:

petites , épaisses, ovoïdes-arron- Pomme Râteau. JjieS) vert jaunâtre en dessus,

blanc verdâtre en dessous, courtement acuminées, à denture régulière et peu prononcée. — Pétiole : de longueur moyenne, grêle, carminé à la base, à peine cannelé. — Stipules : des plus courtes.

Fertilité. — Très-grande.

Culture. — Il fait de superbes plein - vent , mais uniquement lorsqu'on l'a greffé en tête ; pour la basse -tige , on l'écussonne sur paradis ou doucin.

Description du fruit. —

Grosseur : moyenne. — Forme : globuleuse, aplatie à la base et légèrement rétrécie au sommet. — Pédoncule: court, très-renflé à son point d'attache, obliquement inséré dans un bassin étroit et profond. — Peau : assez épaisse, à fond jaune clair verdâtre, rayée de rose pâle sur le côté de l'ombre, lavée et striée de carmin à l'insolation, tachetée de fauve dans le voisinage de l'œil et du pédoncule, puis abondamment ponctuée de brun-roux. — Chair : blanche, mi- fine, ferme, croquante. — Eau : suffisante, assez sucrée, acidulée, peu parfumée.

Maturité. — Décembre-Février.

Qualité. — Deuxième.

Historique. — Le pommier Râteau doit-il sa dénomination aux larges raies longitudinales dont ses fruits sont entièrement couverts , et qui rappellent assez bien les traces que, sur le sol, laissent après elles les dents d'un râteau?... Je l'ignore. Charles Estienne a décrit en 1540 cette variété dans son Seminarium (p. 54), à la suite du Court-Pendu gris; il la nomme Ratellianum en latin, et De Râteau en français. Cette description , la première que nous en connaissions , ne fut reproduite ni par les écrivains horticoles de la fin du xvie siècle , ni par ceux du commencement du xvue, qui même ne font aucune mention de ce fruit, dont on ne retrouve le nom qu'en 1652, dans le Théâtre des jardinages de Claude Mollet. « Le Pommier De Resteau, y lit-on (p. 54), n'est nullement délicat, il rapporte « quantité de fruit, mais qui n'est pas excellent.» Puis le silence a lieu de nouveau, pour la pomme Râteau, jusqu'en 1780, date à laquelle l'auteur allemand Henri Manger la déclare identique, page 52 de sa Systematische Pomologie, avec certaine variété hollandaise appelée Rabaù grise. Ce qui, disons-le vite, est une erreur évidente, nous l'avons vérifié, la Rabaù grise ayant la peau rugueuse, gris roussâtre en partie, et ne portant que très -exceptionnellement, à l'insolation, quelques légères stries carminées. De nos jours la pomme Râteau est peu cultivée, sauf dans les environs d'Angers, où fréquemment on la rencontre sur les marchés. Je pense qu'on peut voir en elle l'antique pomme de Restel ou de Resté, si

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