Pomme REINETTE COING DE CREDÉ
Synonyme. —Pomme Crede's QdittenreiNETTE (Diel, Kernobstsorten, 1819, t. XXI, p. 105).
Description de l'ar bre. — Bois : peu fort. — Rameaux : assez nombreux , érigés au sommet, étalés à la base, grêles et de longueur moyenne, légèrement flexueux et marron clair lavé de gris cendré ; les mérithalles de leurs deux extrémités sont très-courts, mais ceux du milieu, très-longs. — Lenticelles : arrondies ou allongées, petites, clair-semées , peu apparentes. — Coussinets : bien accusés et surtout ayant l'arête des plus prononcées. — Yeux : très-petits, coniques, noyés dans l'écorce. — Feuilles : petites, ovales-arrondies , coriaces et épaisses , vert blanchâtre en dessus , blanc verdâtre en dessous , courtement acuminées, à bords régulièrement crénelés. — Pétiole : long, gros, roide, rosé au point d'attache et faiblement cannelé. — Stipules : larges et longues.
Fertilité. — Satisfaisante.
Culture. — Le greffer sur paradis ou doucin, pour buissons et cordons, formes qui lui sont plus avantageuses que le plein-vent; cependant on peut aussi l'y destiner sur franc , en ayant soin de l'écussonner en tête , et non ras terre , autrement la faiblesse des rameaux nuirait au développement de la tige.
Description du fruit. — Grosseur : moyenne. — Forme : globuleuse assez irrégulière. — Pédoncule : long, fort, renflé à la base, arqué, profondément inséré dans un bassin de largeur variable. — Œil : grand ou moyen, fermé, duveteux, à vaste cavité plus ou moins plissée. — Peau : lisse, unicolore, jaune clair, légèrement maculée de brun foncé autour du pédoncule et semée de quelques points fauves ou noirâtres. — Chair : jaunâtre, fine et assez tendre. — Eau : abondante, bien sucrée, faiblement parfumée, dépourvue de toute acidité.
Maturité. — Octobre-Décembre.
Qualité. — Deuxième pour les amateurs de pommes douces.
650 REI [reinette coi — cra]
Historique. — Regardée par les Allemands comme une variété née sur leur sol, cette Reinette, que j'ai reçue de Jeinsen (Hanovre) au mois de mars 1870, doit être cultivée depuis un assez long temps déjà, puisqu'en 1819 le pomologue Dielj un de ses parrains, en parlait ainsi :
« C'est — écrivait-il — le professeur Credé [de Marburg, dans la Hesse électorale] qui m'a donné ce fruit. Il le dit appelé, chez lui, Reinette Amande. Quant à moi, la saveur de sa chair, la couleur de sa peau me font le nommer Reinette Coing; et j'ajoute de Credé, pour qu'il ne soit pas confondu avec la pomme- Coing, des Français. » (Kenwbstsorten , 1819, t. XXI, p. 10S.)
Observation». — On vient de lire que le fruit ici décrit n'a aucun rapport avec la pomme Coing d'Hiver (voir sa description, t. III, pp. 228-230). J'en dois dire autant d'une Beinette Amande originaire d'Allemagne et récemment importée par moi. Je n'ai pu la caractériser, dans ce Dictionnaire , à son rang alphabétique, mais il en sera parlé à la fin du présent volume ; car la Reinette Coing, de Credé, ayant eu pour dénomination primitive, Reinette Amande, quelque méprise est facile à l'égard de ces deux pommes, surtout en France.
Pomme REINETTE COING FRANÇAISE. — Synonyme de pomme Coing d'Hiver. Voir ce nom.
Pomme REINETTE COMMUNE. — Synonyme de Reinette franche. Voir ce nom.
Pommes : REINETTE CÔTELÉE,