‹ Dictionnaire de pomologie (volume 3)Chapitre 300 sur 387 · Pomme ROYAL RUSSET · texte numérisé non relu

Pomme ROYAL RUSSET

Synonymes. — Pommes: 1. Leather Coat (William Lawson, New orchard and garden, 1597, p 1 — et Robert Hogg, the Apple and Us varieties, 1859, p. 175). — 2. Roussette royale (Miller, I tionnaire des jardiniers, 178G, t. IV, p. 530). — 3. ROUSSETTE ENVELOPPÉE DE CUIR (l'd. ibid.'r~ 4. Kôniglicher Russet (J. F. Benad en 1804, cité par Dochnahl dans VObstkunde, 1855, 1. 1, p. H n° 836). — 5. Roussette a Peau de Cuir (William Forsyth, Treatise on the culture and managtjn

of fruit trees, 1805, traduction française de Pictet-Mallet, p. 91, n° 25) 6. Kôniglicher rothi 0

KER (Dittrich, Systematisches Handbuch der Obstkunde, 1841, t. III, p. 55, n» 88). — 7. ReinetiP! Canada plate (Thompson, Catalogue of fruits cultivated in the garden of the horticultural Se rfj of London, 1842, p. 39, n° 749). — 8. Kônigs-Russling (le baron de Biedenfeld, Handbuch ïe bekannten Obstsorten, 1854, t. II, p. 136). — 9. Kôniglicher Rôthling (Dochnahl, Obstkunde, 65 1. 1, p. 202, n° 836). — 10. Reinette de Canada grise et plate (Id. ibid.). — 11. Reinette al royale (Mas, le Verger, 1868, t. IV, p. 87, n° 42). — 12. Leather Coat Russet (Charles Dow: g the Fruits and fruit trees of America, 1869, p. 343).

Description de l'arïire. — Bois : très -fort. — Rameaux : peu nombre^ étalés, légèrement arqués, gros et longs, duveteux, géniculés, olivâtres du ti de l'ombre et d'un brun rougeâtre à l'insolation. — Lenticelles : de grandeije. forme variables. — Coussinets : larges mais aplatis. — Yeux : des plus g;S ovoïdes, très -obtus, à peine collés sur le bois, ayant les écailles cotonneusi'e mal soudées. — Feuilles : très-grandes, ovales -arrondies à la base des rameii. ovales -allongées à leur sommet, d'un beau vert brillant en dessus, d'un », grisâtre en dessous, longuement acuminées, repliées sur elles-mêmes, ii

ROY [royal rus]

1? cément et profondément dentées ou crénelées. — Pétiole : assez long, excès siement gros, carminé au point d'attache, et cannelé. — Stipules : longues et Èees, pour la plupart.

"ertilité. — Satisfaisante.

Iblture. — La grande vigueur de ce pommier le rend très -propre à figurer, c-ame plein -vent, dans un verger; mais du reste il croît parfaitement sur toute eièce de sujet et se prête à toutes les formes.

Pomme Royal Russet. Description du

fruit. — Grosseur :

moyenne et parfois plus volumineuse. — Forme :

globuleuse sensiblement aplatie à ses extrémités.

— Pédoncule : court, assez fort, surtout à la base, planté dans un bassin large et généralement peu profond. — Œil : grand, clos ou mi-clos, à longues sépales, à cavité vaste et unie. — Peau : rugueuse, j aune-clair sur le côté placé ^--^^ ^ — ^— i=— — à l'ombre, jaune-brun ou

rouge -brun terne à l'in- Àation, semée de"igros Ipointsïgris: formant ; étoile, puis; amplement recouverte ■une couche roussâtre çà et là squammeuse. — Chair : jaunâtre ou verdàtre, EL assez tendre. — Eau : suffisante, sucrée, acidulée, peu parfumée. Maturité. — Novembre-Avril, i. Qualité. — Deuxième comme fruit à couteau, première pour tous les usages dinaires.

Historique. — Excellente chez les Anglais, où elle a pris naissance il y a Ijusieurs siècles, cette pomme se montre généralement moins bonne dans notre Lys. Les Allemands l'ont en assez haute estime et la cultivent depuis une cinquanlline d'années. Il s'en faut donc de beaucoup qu'elle soit aussi connue et répandue [h France, où son importation remonte à peine à 1855. Robert Hogg, qui l'a ! écrite (1859) dans the Apple and its varieties, en établit ainsi l'origine :

l« Cette ancienne variété anglaise — dit-il — jouit depuis longtemps, chez nous, d'une Irande renommée, car Lawson l'a mentionnée dès 1597, et les pomologues qui plus tard •: en sont occupés, l'ont presque tous recommandée. » (Page 175, n° 309.)

i ' Observations. — Le Royal Russet n'est nullement identique avec la Reinette Hrise du Canada. Pendant plusieurs années j'ai dit le contraire, d'après Miller, \ Tiompson et Lindley, dans mon Catalogue; et je le croyais d'autant mieux, qu'on a' avait vendu, sous ce nom, un pommier de Canada gris. Mais, récemment, n'étant procuré le véritable Royal Russet , j'ai vu que si ces deux pommes se -essemblentunpeu, il n'en est pas de même de leurs arbres, aux descriptions 1 lesquels on peut recourir, pour s'assurer du fait.

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