‹ Dictionnaire de pomologie (volume 3)Chapitre 342 sur 387 · Pomme SURPRISE D'ÉTÉ · texte numérisé non relu

Pomme SURPRISE D'ÉTÉ

Description de l'arbre. — Bois : fort. — Rameaux : nombreux, érigés, gros et longs, géniculés, légèrement duveteux et d'un brun olivâtre quelque peu lavé de rouge. — Leniicelles : assez grandes , arrondies et rapprochées. — Coussinets ; aplatis. — Yeux : gros ou moyens, coniques, très-cotonneux, plaqués sur l'écorce.

SUR

— Feuilles : de grandeur moyenne, ovales-allongées., minces, vert assez clair en dessus, non acuminées pour la plupart et faiblement crénelées sur leurs bords. —

Pétiole : de longueur moyenne , Pomme Surprise d'Eté. bien nourri , à cannelure peu sen-

sible. — Stipules : très -petites et f^^ souvent faisant défaut.

Fertilité. — Des plus abondantes.

Culture. — Sa prompte croissance et sa riche ramification permettent de le greffer ras terre quand on le destine au plein- vent, forme sous laquelle ce pommier devient très-avantageux pour les pépiniéristes, car il y fait des arbres d'une grande régularité et dont la tige atteint toujours de belles dimensions. Ecussonné sur paradis,

pour cordons, espaliers ou buissons , il pousse aussi fort convenablement et se

montre d'une rare fertilité.

Description du firùit. — Grosseur : moyenne. — Forme : globuleuse, ayant presque toujours un côté moins développé que l'autre. — Pédoncule : court et grêle, légèrement renflé au point d'attache, arqué, planté dans un bassin étroit et peu profond. — Œil : petit, clos ou mi-clos, à cavité plus ou moins plissée sur ses bords et rarement bien développée. — Peau : jaune clair, amplement lavée et fouettée de carmin foncé, çà et là marbrée de roux squammeux, surtout autour du pédoncule, et ponctuée de gris-brun. — Chair : jaunâtre, fine, ferme et croquante.

— Eau: suffisante, sucrée, un peu vineuse, acidulée, ayant une légère saveur d'anis.

Maturité. — Vers la moitié d'Août.

Qualité. — Deuxième.

Historique. — Ce pommier précoce porte un nom qui peut le faire regarder comme étant né sur notre sol. Déjà même il doit avoir un certain âge, car en 1849 je le signalais dans mon Catalogue parmi les nouveautés (p. 32, n° 167). Mais je ne saurais donner le moindre renseignement sur son obtention ni dire, ayant entièrement oublié ce détail, s'il me vint de France ou de l'étranger. Je ne l'ai vu décrit chez nous dans aucune Pomologie. En Amérique, Downing caractérisa dès 1849 (p. 134) une pomme Surprise, et je la retrouve dans son édition de 1869 (p. 373); seulement elle nJa de commun que la dénomination avec celle dont il s'agit ici, puisqu'on la mange de novembre à janvier,' et que, d'après cet auteur, sa chair est sanguinolente. Pour éviter toute confusion entre ces deux fruits, je crois donc utile de nommer désormais Surprise d'Été, la variété hâtive cultivée en France, et qui probablement dut son nom à l'abondance extrême de ses produits. Surprise toujours heureuse, et que voudraient éprouver plus souvent, j'en suis certain, les jardiniers et les amateurs d'arbres fruitiers.

Observations. — La Société horticole de Londres possède aussi dans son Jardin-École un pommier Surprise, inscrit en 1826, sous le n° 1086, au Catalogue

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