‹ Dictionnaire de pomologie (volume 3)Chapitre 341 sur 387 · Pomme SURPASSE-REINETTE · texte numérisé non relu

Pomme SURPASSE-REINETTE

Premier Type.

ment et profondément dentés, et,

Description de l'arbre. —

Bois ; très-fort. — Rameaux : nombreux , étalés,, des plus gros, longs et géniculés, sensiblement duveteux et vert olivâtre. — Lenticelles :

arrondies, clair-semées, assez grandes. — Coussinets : peu saillants mais se prolongeant en arête. — Yeux : rougeâtres, gros ou trèsgros , ovoïdes - allongés , obtus , bombés à leur milieu, collés sur le bois et bien cotonneux. — Feuilles : abondantes, excessivement grandes, ovales - allongées , coriaces , épaisses, duveteuses, courtement acuminées , ayant les bords largeparfois même , surdentés. — Pétiole : court ,

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très-nourri, carminé à la base et faiblement cannelé. — Stipules : longues et assez larges.

Fertilité. — Médiocre,

Culture. — Le plein -vent lui est non moins favorable que la basse-tige, mais il faut, pour cette dernière forme, le greffer uniquement sur paradis, sujet qui en amoindrira l'extrême vigueur et le rendra, par cela même, plus productif.

Pomme Surpasse-Reinette. - Deuxième Type. Description du fruit. -

Grosseur: au-dessous de la moyenne .

— Forme : sphérique, comprimée* aux pôles et souvent ayant un côté moins volumineux que l'autre. — Pédoncule : de longueur et de force moyennes, droit ou arqué, inséré dans un bassin habituellement profond et assez large. — Œil :

moyen, ouvert ou mi-clos, à cavité légèrement ondulée sur les bords et rarement très - développée. — Peau : rugueuse, jaune verdâtre, amplement tachée, marbrée et réticulée de fauve, maculée de brun olivâtre et squammeux dans le bassin pédonculaire , puis semée çà et là de quelques points roux. — Chair : d'un blanc verdâtre , très-fine, assez ferme. — Eau : suffisante, sucrée, possédant une saveur aigrelette des plus agréables. Maturité. — Décembre-Mars.

Qualité. — Première.

Historique. — La Surpasse-Reinette figurait déjà sur mon Catalogue de 1846 (p. 13), mais sans note de dégustation, indice certain qu'alors je la possédais depuis deux ou trois ans seulement. 11 m'est impossible, maintenant, de me rappeler qui m'avait procuré cette excellente petite pomme, que son nom semble rattacher à notre pays, et dont, cependant, aucun de nos recueils horticoles n'a parlé jusqu'ici, sauf les Procès-Verbaux de l'ex-Congrès pomologique. J'y vois, en effet, la Surpasse-Reinette signalée en 1857 (p. 4) parmi les variétés mises à l'étude; puis en 1861 (p. 2) je l'y trouve, avec la qualification « très-bonne, » admise au rang des pommiers recommandés pour la culture. Toutefois, nulle mention de provenance ni d'obtenteur n'accompagne son inscription sur ce document. Voilà donc encore un fruit moderne sans état civil; chose fort regrettable, car il mérite réellement une place dans les jardins, où , par exemple, s'il surpasse en bonté quelques-uns de ses congénères, ce n'est pas notre antique Reinette franche, que toujours on devra lui préférer.

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