‹ Dictionnaire de pomologie (volume 3)Chapitre 50 sur 387 · NIC · texte numérisé non relu

NIC

Culture. — Sa croissance est si prompte, qu'on peut le greffer au ras de terre, pour plein-vent, et généralement sa tige devient alors, grosse, droite, et sa tête bien fournie. Écussonné sur paradis il fait de très-beaux arbres nains ; le doucin

nuirait beaucoup à sa ferti- Pomme Nickajack. lité, en augmentant encore

l'exubérance de sa végétation.

Description du fruit.

— Grosseur : moyenne et parfois plus considérable. — Forme : conique - arrondie , souvent assez irrégulière et généralement ayant un côté moins volumineux que l'autre. — Pédoncule : peu long, arqué, bien nourri, surtout à la base, inséré dans un étroit bassin dont la profondeur est assez variable. — Œil : grand ou moyen , miclos ou fermé , à cavité légèrement plissée et rarement très-développée. — Peau : à fond jaune verdàtre, lavée et moucbetée de rouge pâle, fouettée de carmin, abondamment ponctuée de gris et de jaune, le tout voilé d'une efflorescence bleuâtre presque transparente. — Chair : blanc jaunâtre , fine, assez tendre. — Eau : suffisante, bien sucrée, douce et faiblement parfumée. Maturité. — Novembre-Février.

Qualité. — Deuxième.

Historique. — Comme la précédente, cette pomme est encore un gain obtenu en Amérique. Downing nous fournit sur elle de nombreux renseignements, dont voici les principaux :

« Très-cultivée — dit-il — dans les États du Sud-Ouest et du Sud, elle y possède un grand nombre de synonymes [il en énumère 36], qu'on explique et justifie par le privilège qu'a cette variété de se reproduire presque identiquement de semis... Le colonel Summerour, du comté de Lincoln (Caroline du Nord), passe pour en avoir été l'obtenteur; il l'aurait propagée sous la dénomination Winter Rose, qui bientôt fut remplacée par Nickajack Creek, nom du lieu dont elle provenait. » (The Fruits and fruit trees of America, 1869, pp. 286- 287.)

La Nickajack, ancienne déjà chez les Américains, est d'assez récente introduction chez nous. Je l'ai reçue d'Augusta (Géorgie) en 1860, et puis la dire très-rare encore dans nos jardins et pépinières. On ne saurait, du reste, recommander beaucoup de l'y propager.

Page 1