Pomme d'OR D'ALLEMAGNE
Synonymes. — Pommes :l. Pépin allemand de Herrenhausen (Diel, Verzeichniss der Qbstsorten, 1833 t. II, p. 43). — 2. Pepping allemand (Oberdieck, Illustrirtes Handbuch der Obstkunde, 1859, t. I, p. 133, n° 51). — 3. Pépin d'Or d'Allemagne (Id. ibid.). — 4. Hoyaïscher Gold- PEpping (Id. ibid.). — 5. Allemande (Charles Downing, the Fruits and fruit irees of America , 1869, p. 74).
Description île l'arbre. — Bois :
peu fort. — Rameaux : assez nombreux, étalés, de grosseur et longueur moyennes, bien géniculés, ayant de très-courts méritballes , légèrement cotonneux et d'un vert berbacé lavé de gris. — Lenticelles : abondantes, grandes ou moyennes , arrondies ou allongées. — Coussinets : saillants. — Yeux : moyens, ovoïdes, duveteux, collés en partie sur le bois. — Feuilles : petites, ovales, courtement acuminées, à bords uniformément dentés. — Pétiole : gros, assez long, à peine cannelé. — Stipules : étroites et longues.
Fertilité. — Assez grande.
Culture. — Pour baute-tige il faut le greffer en tète, afin qu'il soit plus vigoureux; la basse -tige, sur doucin, lui est très -avantageuse comme production et beauté.
Description du fruit. — Grosseur : au-dessous de la moyenne. — Forme : globuleuse légèrement aplatie aux pôles et souvent fort irrégulière. — Pédoncule : court, assez gros, surtout à son point d'attacbe, arqué, profondément inséré dans un étroit bassin où parfois le comprime une gibbosité prononcée. — Œil : grand ou moyen, mi-clos ou fermé, à cavité large, plus ou moins profonde et généralement ondulée ou bossuée sur ses bords. — Peau : jaune d'or brillant sur le côté de l'ombre, jaune fortement orangé sur la partie exposée au soleil, tacbée de brun clair verdâtre autour du pédoncule, puis abondamment ponctuée de grisroux. — Chair : jaunâtre, fine, ferme, odorante. — Eau : abondante, bien sucrée, acidulée, possédant une saveur fenouillée des plus délicates.
Maturité. — Décembre-Mars.
Qualité. — Première.
Historique. — J'ai rapporté de Berlin, en 1860, ce délicieux fruit que l'on croit, d'après Diel (1833, Verz. der Obstsorten, t. II, p. -43), originaire du Hanovre. Toutefois cette opinion n'est pas généralement admise, comme le passage suivant, emprunté à M. Oberdieck, pomologue banovrien des plus connus, va l'établir :
« Cette pomme exquise et si recherchée dans le Hanovre — écrivait-il en 1839 — est très-peu cultivée dans les autres contrées de l'Allemagne. Le docteur Diel l'a propagée sous le nom Eerrenhauser deutscher Pepping; mais néanmoins elle est, depuis longtemps,
OR
répandue et appelée Pepping allemand, en cette même ville d'Herrenhausen (Hanovre). Malgré ce dernier nom il me paraît difficile, pourtant , de la regarder comme appartenant à l'Allemagne. Elle est d'autant plus estimable, que son arbre prospère dans tous les terrains. » (Illustrirtes Handbuch der Obstkunde, 1859, t. I, p. 133.)