Pomme PEARMAIN DOREE
Synonymes. — Pommes : 1. Golden Winter Pearmain (Diel, Kernobstsorten, 1809, t. X, p. 174). — 2. King of the Pippins (ld. ibid.). — 3. Pearmain dorée d'Hiver (Id. ibid.). — 4. Hampshire Yellow (George Lindley, Guide to the orchard and kitchen garden, 1831, p. 31, n° 57). — 5. Englische Winter Goldparmane (Dittrich, Systematisches Handbuch der Obstkunde, 1839, t. I, p. 437, ii° 434). — 6. Jones's Southampton Pippin (Alexandre Bivort, Annales de pomologie belge et étrangère, 1858, t. VI, p. 11 ). — 7. Vermillon rayé (Pépinières d'Angers, 1852). — 8. Winter gold Pearmain (Charles Baltet, Revue horticole, 1863, pp. 271, 287 et suiv. ; 1864, pp. 323, 343; et 1S65, p. 106).
Premier Type. . ..
Description de
l'arbre. — Bois : trèsfort. — Rameaux :
nombreux , légèrement étalés , assez longs , des plus gros, coudés, à très-courts méritballes, bien duveteux et d'un vertbrun foncé. — Lenticelles .-grandes, arrondies ou allongées, assez abondantes. — Coussinets : très-accusés. — Yeux: moyens, coniques-arrondis et fortement plaqués sur le bois. — Feuilles :
petites ou moyennes, ovales ou ovales-allongées, vert foncé en dessus, gris verdàtre en dessous, souvent acuminées, ayant les bords assez profondément dentés ou crénelés. — Pétiole : court, très-gros, sensiblement carminé à la base et presque toujours largement cannelé. — Stipules : étroites et longues. Fertilité. — Satisfaisante.
Culture. — Quand il a été greffé ras terre, ce pommier pousse rapidement, sa tige devient énorme, très -droite, et sa tête prend un grand développement, avantages qui le rendent précieux pour les pépiniéristes. Sous formes naines il fait
PEA [PEARMAIN DORj
également des arbres de toute beauté, mais on doit, pour qu'il en soit ainsi, l'écussonner sur paradis et non sur doucin , car ce dernier sujet accroît encore son extrême vigueur et le rend presque improductif.
Description du iriiit. — Grosseur : volumineuse. — Forme : globuleuse assez régulière ou conique sensiblement arrondie. — Pédoncule: assez long ou court,
grêle ou fort, planté dans un Pomme Pearmain dorée. — Deuxième Type. bassin vaste et profond. —
Œil : grand , très-ouvert ou mi-clos, à cavité bien développée , unie ou finement plissée. — Peau : mince , jaune intense et brillant, amplement tacbée de roux olivâtre autour du pédoncule, ponctuée de gris et de fauve, puis nuancée de rouge-brun clair à l'insolation, où elle est en outre fouettée de carmin vif. — Chair : un peu jaunâtre , fine , compacte , assez tendre. — Eau : abondante, bien sucrée, vineuse, délicieusement acidulée et parfumée.
Maturité. — Novembre-Février.
Historique. — George Lindley, pomologue anglais très-estimé , fut l'un des premiers descripteurs du fruit exquis dont il s'agit ici, et prit soin en 1831 de rappeler que M. Kirke, pour lors pépiniériste à Brompton, près Londres, déjà l'avait fait connaître par un article inséré dans le Pomological Magazine, recueil datant de 1827. Lindley n'indique pas si M. Kirke en est l'obtenteur, mais la façon dont il s'exprime laisse à cet égard l'esprit fort indécis. Le croire serait cependant une erreur, car depuis 1830 les écrivains horticoles de l'Angleterre eussent constaté de nouveau cette obtention, ce qui n'a pas eu lieu. Ils ont simplement déclaré d'origine anglaise la pomme Golden Winter Pearmain, ou Pearmain dorée d'Hiver. Du reste cette variété existait avant la publication du Pomological Magazine (1827) , puisqu'en 1800 le docteur Diel l'importait en Allemagne :
« M. Loddiges — nous dit le docteur — m'envoya de Londres, l'an 1800, la pomme Golden Winter Pearmain « comme la meilleure de toutes. » Il m'a été fort agréable, en \ 807, de la reconnaître dans le Ring of the Pippins que m'offrit alors , en m'en vantant beaucoup les qualités, mon ami Uellner. Cet excellent Pearmain doit être cultivé depuis peu en Angleterre, les ouvrages de Miller, Mawe, Hanbury et Abercrombie ne décrivant aucune variété à laquelle on le puisse réunir. » (Kernobstsorten , 1809, t. X, p. 174.)
Du passage qu'on vient de lire ressortent deux faits principaux : le Pearmain doré remonte au moins à 1795 , et Golden Winter Pearmain fut son nom primitif. Toutefois , en le lui enlevant pour y substituer celui , maintenant fort répandu , de King of the Pippins, les Anglais furent mal inspirés, car ce synonyme partout donna naissance à nombre d'erreurs, et de plus souleva chez nous d'acrimonieuses,