Courpendu rouge [le Gros
Nota. — Nous rappelons que les noms marqués d'une étoile sont ceux des pommes restées dans la culture, et sur lesquelles notre Dictionnaire fournit des renseignements. L'ahsence de l'étoile annonce précisément le contraire.
A présent si nous récapitulons , pour plus de précision , les résultats mis en lumière par l'étude statistique à laquelle ce long paragraphe est consacré, voici le résumé chiffré qu'on obtient :
Variétés cultivées sous Charlemagne (768-814) 7
— — depuis Charlemagne jusqu'à Louis XH (814-1498) ... 32
— . — depuis Louis XII jusqu'à Louis Xlll inclusivement (1498-
1643), quatre-vingt-dix, citées comme suit et pour la première fois :
— signalées en 1540 par Charles Estienne ... 5 ]
— — en 1398 et 1613 par Jean Bauhin . . 18 f „. . „„
> 90 ci . . 90
— — en 1608 par Olivier de Serres ... 32 i
— — en 1628 par le Lectier 33 J
De l'an 768 à l'an 1643, Total des Variétés ci-dessds mentionnées .
C'est là un chiffre aussi curieux que nouveau , et qui eût été bien plus élevé sans le dédain qu'éprouvèrent, pour le pommier, les classes riches de notre pays, à partir de la fin du xvx" siècle. La poire se vit alors préférée par les châtelains et les horticulteurs ; d'où vint qu'en moins d'une centaine d'années ce fruit l'emporta considérablement, dans nos jardins, sur la pomme. Et le Catalogue de le Lectier, remontant à 1628, en renferme une preuve capitale, puisque deux cent soixante espèces de poires y sont inscrites (voir t. I^^pp. 44-47), quand il s'y trouve à peine soixante-dix-huit pommes 1
Mais disons-le vite, la période moderne qui va suivre montrera que le pommier, s'il ne jouit plus en France de la même vogue qu'autrefois, y compte encore, cependant, de nombreuses variétés et de nombreux propagateurs.