Hambourg d'Hyver
Pomme-Poire. -
Pomme de Pommier nain, (n.)
Pomme d'Astracan.
Pomme Blanche suisse.
Postophe d'Hyver. {n.)
Reinette grise de Champagne, (n.)
Gros-Faros.
Gros-Capendu rouge.
Passe-Rose plate, (ra.)
Francatu.
Haute-Bonté.
Princesse noble, (n.)
Calville blanche d'Été.
Pomme de Malingre d'Angleterre.
Bondy [ou de Râteau].
Pomme de Jardi.
Extrait dn Catalogne dn slenr Pierre îjcroy, jardinier-fleuriste et pépiniériste à Angers, pour l'année fiVSO.
L'Apis noire.
Le Pépin d'Or.
Le Courpendu gris.
Le Courpendu rouge.
Le Francatu.
Le Doux d'Argent, (n.)
Calville rouge.
Calville blanc à côtes.
Le Fenouillet ou Anizier.
Le Fenouillet gris.
La Pomme-Poire.
La Pomme de Glace.
La Pomme Violette.
La Pomme Pigeonnet.
La Pomme-Figue ou Sans-Pepins.
Le Petit-Bon.
Le Gros-Bon.
Le Rambour vert ou Gros-Vert, (n.)
La Haute-Bonté.
La Martranche [ou Châtaignier tardif J.
La Mignonne [d'Hiver], (n.)
La Magnifique ou Impériale, (w.)
Si maintenant on examine attentivement ces deux listes, imprimées à quinze ans de distance et les plus complètes du xvin" siècle, on verra la preuve que nous comptions y trouver, s'en dégager aussitôt, puisque des quatre-vingt-six noms qui les composent , dix-huit seulement furent inconnus aux jardiniers du temps de Louis XIII. Depuis ce monarque jusqu'à la Révolution, l'horticulture française s'enrichit donc à peine d'une pombie tous les huit ans!!... Et je dis à peine, plusieurs de ces fruits supposés nouveaux pouvant parfaitement, cachés sous quelqu'autre nom, figurer dans nos précédentes listes, où, ne l'oublions pas, existent des variétés sur lesquelles j'ai déclaré ne savoir absolument rien.
La Cousinette.
Pomme tendre.
Le Cardinal ou Apis d'Été, {n.)
La Pomme Magdeleine.
Le Calville [rouge] d'Été musqué.
Le Rambour.
Le Châtaignier musqué [précoce].
La Passe-Pomme.
La Pomme de Jérusalem.
Le Gros-Râlet.
La Pomme d'Or [ou Drap d'Or].
La Reinette d'Angleterre, {n.)
La Grosse-Reinette tendre, (n.)
La Reinette rouge.
La Reinette verte.
La Reinette grise.
La Reinette franche.
La Reinette à côtes [ou Calville blanc
d'hiver].
La Reinette de Canada, (n.)
Le Gros-Apis.
La Petite-Apis.
Importance actuelle de la culture du Pommier. Causes auxquelles elle est due.
La Révolution porta un coup funeste à tout ce qui , chez nous , touchait à l'agriculture , à l'industrie ; aussi fallut-il une vingtaine d'années pour faire renaître, non la prospérité, mais du moins le mouvement, l'émulation, là où de sanglants excès, suivis d'interminables guerres, avaient amené la ruine et provoqué l'apathie.
Favorisée par une circonstance exceptionnelle, l'arboriculture fruitière n'eut toutefois que modérément à soufirir de nos calamités sociales, et surtout fut trèsprompte à reprendre la voie progressive dans laquelle, vers la fin du xvni" siècle, elle s'était résolument engagée. Cette circonstance heureuse vint de certaine autorisation qu'André Thouin, directeur du Jardin National des Plantes, obtint en octobre 1792 du citoyen Roland , ministre de l'intérieur. Les Chartreux de Paris ayant été, comme tous autres religieux, expulsés de leur couvent, Thouin, qui savait qu'on allait détruire leurs admirables pépinières , eut alors la patriotique pensée d'en sauver les principaux types. Prétextant le désir de former au Muséum une école d'arbres fruitiers où le public trouverait des éléments sérieux d'étude, il sollicita du ministre la permission de prendre dans l'enclos des Chartreux un nombre d'arbres suffisant pour réaliser son projet.
Roland , ses écrits l'attestent, portait un profond intérêt aux classes industrielles et agricoles , il donna donc volontiers — et le moment où il l'accorda vaut bien qu'on lui en sache gré — le consentement demandé, que Thouin s'empressa d'utiliser. Ainsi furent conservées au pays les variétés fruitières les plus précieuses d'un établissement alors sans rival; et ce sont elles, quand la France eut recouvré quelque tranquillité , qui servirent à fonder la Pépinière Impériale du Luxem bourg (1802), source à laquelle les départements, les Sociétés horticoles, les simples particuliers, même, puisèrent si largement, dans la suite, pour peupler d'espèces nouvelles ou choisies ces jardins fruitiers qu'on organisa de tous côtés afin d'aider à la propagation des bons fruits.
André Thouin rédigea un procès- verbal très -détaillé, lorsqu'on 1792 il procéda à la transplantation des arbres par lui convoités. Ce document , d'un haut intérêt pour l'histoire de la pomologie, n'a jamais été imprimé ; le fait qu'il constate est également, ou peu s'en faut, ignoré du monde horticole; je crois donc utile de publier cette pièce , maintenant en ma possession , grâce aux liens d'amitié qui m'ont toujours uni à la famille du savant botaniste sous lequel je fis, au Jardin des Plantes de Paris , mes débuts dans la carrière arboricole. Mais des diverses listes qu'elle contient, je transcris seulement, ne pouvant sortir de mon sujet, la nomenclature relative au Pommier; les autres, dont j'indique toutefois le nombre de variétés arrachées, seront produites plus tard, quand je m'occuperai du genre de fruit les concernant :