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dénominations faisant toutes allusion à la grosseur considérable de ses produits, qu'ils qualifient de particulièrement propres à la cuisson. Le docteur Diel, qui l'a caractérisé en 1800, le disait alors très -répandu dans le Wetterau (Hesse et Nassau) et le Hanovre. Les Hollandais furent évidemment des premiers à l'impûi'ter chez eux, car leur pomologue Herman Knoop le décrivit et figura en 1766 dans son remarquable recueil (t. H, p. 18 de la traduction allemande). Pour les pépiniéristes français le nom pommier de Livre est très-récent; il compte à peine une dizaine d'années ; celui de l'espèce dite Ménagère remonte beaucoup plus haut; je le citais déjà en ISâO parmi les nouveautés [Catalogue, p. 3). De 186S à 1869 ces deux derniers noms ont été regardés à mon grand regret, dans mon établissement, comme appartenant à deux fruits distincts; erreur formelle, actuellement à signaler. Ce que je fais après avoir reçu de diverses provenances des pommiers de Livre qui tous, arbre et fruit, se sont montrés entièrement identiques avec la variété Ménagère. Du reste, et la chose a son côté plaisant, non-seulement cette erreur règne en Allemagne, terre natale du pommier de Livre, mais encore c'est de là précisément qu'elle a fini par gagner la France, passant d'abord par la Flandre et l'Angleterre. J'en trouve la preuve dans les Transactions de la Société d'Horticulture de Londres, sous la signature de M. John Turner (t. IV, pp. 274 et 278). Présentant un rapport le 17 octobre 1820, sur dès fruits offerts à cette Société, l'année précédente, par M. Louis Stoffels, de Mechlin (Flandre), M. Turner décrit effectivement, comme faisant partie dudit envoi, la pomme Haus Mùtterchex, ou Mère de Ménage, ou Ménagère, qui, dit-il, abonde en Allemagne, notamment aux environs de Munster (Westphalie). Mais de telles méprises seront longtemps, il faut l'avouer, faciles à commettre, pour les pommes surtout, qu'on commence seulement à étudier, et qui d'un canton à l'autre, dans le même pa3^s, portent souvent des noms très-dissemblables.
Observations. — H existe en Normandie une excellente variété appelée parfois, comme celle-ci, pomme de Livre, et plus généralement Belle -Fille normande ou Belle-Fille du pays de Caux. Je l'ai décrite page 112 de ce volume; on peut alors s'assurer qu'elle n'a rien de commun, le surnom Livre excepté, avec le présent fruit. — Les Allemands nonmiant aussi leur pomme de Livre, Gros- Ran^bour d'Hiver, on devra se le rappeler, afin d'éviter toute confusion entre ce dernier nom et celui de notre délicieux Ramhour d'Hiver, dont l'article viendra à son rang alphabétique. — Le synonyme Belle-Joséphine, appartenant à la variété Joséphine, caractérisée ci-contre (p. 407), a pai'fois été donné, mais bien induement, à la pomme Ménagère, identique, nous l'avons constaté, avec la pomme de Livre. Là encore quelque malentendu pourrait donc se produire, si l'on ne tenait compte du fait que nous signalons.
PoMJiES DE LIVRE. — Synonymes de pommes Belle-Fille normande et de Coing d'Hiver. Voir ces noms.
Pomme LOCARD (GROS-). — Voir Gm-Zoca?-rf.