‹ Dictionnaire de pomologie (volume 4)Chapitre 49 sur 439 · Pomme ^SOPUS SPITZENBURGH · texte numérisé non relu

Pomme ^SOPUS SPITZENBURGH

Synonymes. — Pommes : 1. jEsopus Spitzemberg (George Lindley, Guide lo Ihe orchard and kiichen garden, 1831, p. 61 , n» 116). — 2. True Spitzenburgh (A. J. Downiug, the Fruits and fruit trees of America, 1849, p. 138, n» 161).

Description de l'arbre. — Bois : très- fort. — Ramemtx : nombreux, érigés, des plus gros et des plus longs, excessivement coudés, bien duveteux, d'un brun olivâtre lavé de rouge terne. — Lenticelles : allongées, assez petites, très-abondantes. — Coussinets : sensiblement ressortis. — Yeux : de moyenne grosseur, arrondis, cotonneux, collés entièrement contre l'écorce. — Feuilles : grandes, ovales, longuement acumiuées, à bords profondément dentés. — Pétiole : bien nourri, assez

MSO

long, roide, rosé, à large cannelure. — Stipules souvent denticulées.

Pomme ^sopus Spitzenburgh.

fortement développées et

Fertilité. — Ordinaire.

Culture. — Au cours de ses deux ou trois premières années, cet arbre pousse parfaitement, mais ensuite sa vigueur diminue beaucoup trop pour qu'il soi t possible d'en faire un plein-vent; le gobelet, le cordon, l'espalier, sont les formes qui lui conviennent.

Descriiition An fruit. — Grosseur: volumineuse. — Forme : conique-allongée , légèrement pentagone et ventrue. — Pédoncule : de longueur moyenne , généralement assez grêle et toujours profondément inséré. — Œil : grand , mi-clos ou fermé, faiblement coton-

neux , à cavité étroite , mais creuse et très-plissée. — Peau : unie, jaune sale, pi'esque entièrement marbrée de rouge-brun clair, striée et rubannée de carmin foncé, parsemée de larges points gris ou bruns et quelque peu maculée de fauve squammeux autour du pédoncule. — Chair : blanche, peu compacte, des plus tendres. — Eau : rarement abondante, sucrée, dépourvue d'acidité mais assez délicatement parfumée. Maturité — Octobre-Février.

Qualité. — Deuxième.

Historique. — D'Amérique, où il fut obtenu vers dSlO, ce pommier passa chez les Anglais avant 1819, car le 15 novembre 1822 sir George Caswall, qui le cultivait dans son domaine de Sacombe Park, en présentait des fruits à la Société horticole de Londres (voir les Transactions , t. V, p. 40i). De là il se répandit en France, et je constate par mon Catalogue de 18i8 qu'alors on l'y considérait encore comme une nouveauté (p. 20). Dans ses Fruits and fruit trees of America, A. J. Downing écrivait en 1849 : a Cette variété, native d'jEsopus^ contrée excessi- « vement favorable à la culture du pommier, y possède généralement, ainsi que par « tout l'état de New- York , le renom d'une espèce des plus méritantes , et surtout « comme arbre de verger. » Nous complétons ces renseignements en disant qu'.f;sopus, petite localité du district de Spitzenburgh , est située sur l'Hudson, entre la ville de ce nom et celle d'Albany. Ainsi cette pomme tii'e uniquement sa dénomination des lieux dont elle est sortie.

Observations. — 11 ne faut pas confondre l'iEsopus Spitzenburgh avec les variétés suivantes : Spitzenberg blanc, Spitzenbourgh rouge, Kaighn's Spitzenburgh,

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