API [API ÉTÉ
petites, excessivement abondantes. — Coussinets : bien accusés. — Yeux : ovoïdes, gros , cotonneux , faiblement écartés du bois. — Feuilles : petites , ovales ou cordiformes, vert foncé en dessus, gris verdàtre en dessous, planes ou relevées en gouttière, finement denticulées sur leurs bords. — Pétiole : court, grêle, sensiblement cannelé. — Stipules : peu longues mais assez larges.
Fertiuté. — Remarquable.
Culture. — Il fait de très-beaux plein-vent lorsqu'on l'a greffé à hauteur de tige, sa vigueur modérée le rendant peu propre à la greffe au ras de terre; les formes cordon et gobelet lui conviennent beaucoup.
Pomme Api d'Été. Descpiiitioii .1» îruit.
— Grosseur : moyenne et parfois moins volumineuse. — Forme : sphérique, fortement aplatie aux extrémités, quelque peu pentagone et généralement plus renflée d'un côté que de l'autre. — Pédoncule : bien enfoncé, court et gros, un peu charnu à la base, où souvent il est bosselé. — Œil :
très-grand, mi-clos, à larges sépales, occupant le centre d'une vaste cavité assez profonde et plissée. — Peau : trcsonctueuse, unie, mince, à fond jaune clair en partie lavé de rouge vif et brillant, sur lequel on aperçoit difficilement, çà et là, quelques points gris excessivement fins. — Chair : blanchâtre, assez ferme, non marcescente. — Eau : suffisante, sucrée, douce, faiblement parfumée. Maturité. — Dernière quinzaine d'août et courant de septembre. Qualité. — Deuxième.
Mâstoricgue. — M. Oberdieck, un des pomologues les plus distingués de l'Allemagne, caractérisant en 1859 l'Api d'Été dans l lllustrirtcs Handbuch dcr Obslkumle, s'exprima de la sorte sur son origine : « Très-peu répandu chez nous, « ce fruit doit probablement appartenir à la France, car Diel le reçut de Metz pour «la première fois.» (T. I, p. 221, ii°95.) Si maintenant on consulte le docteur Diel, toujours précis en ses historiques, on voit efl'ectivement « que cette variété lui « fut expédiée en 1800, par M. C. R. Maréchal, pépiniériste à Metz. » [Kernobstsorten, 1809, t. X, p. 45.) Pour moi, je partage l'opinion de M. Oberdieck et crois d'autant mieux l'Api d'Été pommier français, ciue notre Anjou me parait même en pouvoir être le berceau. Tout enfant, je l'y connaissais; et Pierre Leroy, mon aïeul, le possédait dans ses pépinières longtemps avant ma naissance. Sur l'unique Catalogne qui nous soit resté des cultures de cet ancêtre — il est de 1790 — je le trouve inscrit^ page 25, sous les noms : « Pommier Cardinal, ou Apis d'Été. » Évidemment ce n'était pas l'annonce d'une espèce d'obtention récente, puisqu'elle portait déjà un synonyme. Possible est donc de supposer qu'alors les Angevins la cultivaient depuis un certain nombre d'années. J'ajoute que ce Catalogue de 1790 est le plus ancien des documents où jusqu'ici j'aie rencontré l'Api d'Été.
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