Poire GROS-MUSCAT ROND
Synonymes. Poires : 1. Muscat rond (le Lectier, d'Orléans, Catalogue des arbres cultivés dans
son verger et plant, 1628, p. 6).— 2. Gros-Muscat rondelet (dora Claude Saint -Etienne , Nouvelle instruction pour connaître les bons fruits, 1670, p. 54). — 3. D'Aix (Prévost, de Rouen, Cahiers de pomologie, 1839, 1er cahier, p. 31). — 4. De Gargenville (Id. ibid.). — 5. Gros- Muscat (Id. ibid.). — 6. Gros -Muscat Gargenville (de Liron d'Airoles, Liste synonymique historique des diverses variétés du poirier, 1857, Table des fruits à l'étude, p. 54).
Description de l'arbre. —
Bois : assez fort. — .Rameaux : peu nombreux, étalés, gros et courts, à peine géniculés, marron grisâtre, aux lenticelles larges, apparentes, clairsemées, aux coussinets presque aplatis. — Yeux : petits , ovoïdes , aux écailles mal soudées , appliqués en partie contre l'écorce. — Feuilles :
moyennes, coriaces, ovales-arrondies, assez profondément dentées sur leurs bords, ayant le pétiole long, épais et rigide.
Fertilité. — Grande.
Culture. — C'est un arbre vigoureux, croissant parfaitement sur le cognassier et développant hâtivement son écusson, mais dont les pyramides, pour être fort convenables, auraient besoin d'une ramification plus abondante.
Description du fruit. — Grosseur: moyenne. — Forme: ovoïde, fortement arrondie, mamelonnée au sommet, ayant habituellement un côté moins renflé que l'autre. — Pédoncule: de longueur moyenne, peu nourri, obliquement inséré au milieu d'une large dépression dont les bords sont accidentés. — Œil : petit, régulier, ouvert, presque saillant. — Peau : vert grisâtre sur la face opposée au soleil, jaune pâle sur l'autre partie, ponctuée et faiblement tachetée de gris-roux. — Chair : blanchâtre, demi-fine* et demi-cassante, aqueuse, rarement bien pierreuse. — Eau : fort abondante, très-sucrée, acidulé, aromatique.
Maturité. — Commencement de septembre.
Qualité. — Deuxième.
Historique. — Une s'agit pas ici de la séculaire et mauvaise petite poire Gros- Muscat de Juillet, qui négligée de tous, aujourd'hui, n'a nul besoin d'être décrite; il s'agit au contraire d'une assez bonne variété mûrissant eu septembre, également I rès-ancienne et très-oubliée , mais que feu Prévost, l'horticulteur si distingué auquel on doit la Pomologie de la Seine- Inférieure, sut reconnaître en 1839 sous les noms modernes qui la déguisaient. Depuis lors, l'attention s'est reportée sur ce poirier, bien digne d'intérêt par les trois cents ans de présence dans les jardins