‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 26 sur 742 · Poire DEVERGNIES · texte numérisé non relu

Poire DEVERGNIES

Synonyme. — Poire Beurré d'Ëvergnies (A. Royer, Procès-Verbaux du Congrès pomologique de

Namur, 1862, p. 24).

Description de l'arbre. — Bois :

de moyenne force. — Rameaux : nombreux, érigés ou légèrement étalés, assez grêles, longs, géniculés, vert grisâtre lavé de rouge-brique, à lenticelles apparentes, clair - semées , à coussinets peu ressortis. — Yeux :

moyens, coniques, aigus, écartés du bois. — Feuilles : petites, ovales-arrondies , acuminées , à peine dentées , ayant le pétiole long et nfenu.

Fertilité. — Grande.

Culture. — Modérément vigoureux, il se plaît sur tout sujet, croît lentement et prend une forme pyramidale fort satisfaisante.

Description du fruit. — Grosseur ; moyenne. — Forme : turbinée, obtuse, irrégulière, parfois très-ventrue, fortement plissée au sommet. — Pédoncule: court, assez gros ou un peu mince, rarement arqué, inséré dans un faible évasement à bords accidentés. — OEil : moyen, rond, bien ouvert, placé au centre d'un bassin toujours vaste et profond. — Peau : jaune olivâtre, ponctuée de brun, recouverte en partie de taches et de marbrures fauves, et nuancée de rouge pâle sur le côté qui regarde le soleil. — Chair : blanchâtre, demi-fine et demil'onduiite, aqueuse, légèrement pierreuse.— Eau : abondante, acidulé, sucrée, aromatique, ayant parfois une âcreté assez prononcée. Maturité. — Courant de novembre et se conservant jusqu'à la fin de décembre. Qualité. — Deuxième.

Historique. — C'est aux Belges qu'il faut rapporter le gain de cette variété, très-peu commune en France. M. Devergnies, de Mpns, l'obtenait en 1817, mais ce

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ne fut que beaucoup plus tard, vers 1850, qu'on s'occupa de la propager. Le sol du Hainaut doit mieux lui convenir, sans doute, que le sol angevin, car en Belgique on la classe parmi les fruits de toute première qualité , tandis que chez nous elle se montre assez médiocre.

Observations. — Il existe une poire Duvernay, provenant également de Belgique, comme la Devergnies. Si ces deux noms ont quelque ressemblance, il n'en est pas ainsi des variétés auxquelles ils s'appliquent : elles sont fort distinctes. Toutefois, le poirier Duvernay n'étant pas, que nous sachions, encore répandu dans notre pays , cette remarque se trouve là pour l'avenir, et non pour le présent. — Nous n'en saurions dire autant, par exemple, d'une autre poire belge, la poire de Duvergnies, qui se mange en septembre, attendu que nos pépiniéristes la cullivent assez généralement, et l'ont maintes fois confondue avec la Devergnies, décrite ci-dessus ; erreur facile à éviter, en raison de l'époque bien différente à laquelle mûrissent ces deux fruits.

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