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Poire la JUIVE

Description de l'arbre. —

Bois : ordinairement peu fort. — Rameaux : très-nombreux, érigés ou légèrement écartés, assez gros, de longueur moyenne, à peine coudés, vert clair brunâtre, aux lenticelles apparentes et rapprochées, aux coussinets presque aplatis. — Yeux :

moyens, ovoïdes, obtus, écartés du bois et souvent formant éperon. — Feuilles : petites , ovales-lancéolées , régulièrement dentelées en scie, ayant le pétiole des plus longs, grêle et rarement stipulé.

Fertilité. — Presque nulle sur franc et moyenne sur cognassier.

Culture. — C'est un poirier peu vigoureux en pépinière, dont l'écusson se développe tardivement, mais qui greffé sur franc, et planté à demeure, acquiert un développement peu commun.

Description du fruit. — Grosseur : moyenne. — Forme : ovoïde, habituellement un peu bosselée et plus ventrue d'un côté que de l'autre. — Pédoncule: court, arqué, fort, parfois renflé à l'attache, obliquement implanté à la surface ou dans une faible cavité dont les bords sont plus ou moins inégaux. — OEil : grand, mi-clos ou très-ouvert, presque saillant. — Peau : mince, jaune d'or, ponctuée, rayée ou veinulée de gris, et souvent quelque peu rosée sur la partie frappée par le soleil. — Chair : jaunâtre, fondante et des plus fines , juteuse, rarement pierreuse. — Eau : très -abondante, bien sucrée, rafraîchissante, possédant un savoureux parfum.

Maturité. — Fin de septembre et commencement d'octobre.

Historique. — Comme la précédente poire, elle appartient à la pomone belge et sort également des semis du major Esperen, de Malines. Son nom lui vient, d'après M. Bivort, de cette circonstance que le pied-type poussa, dans le jardin du major, le long d'un mur longeant la rue des Juifs (Album de pomologie, t. II, p. 8). Elle a mûri pour la première fois en 1843, et dès 1847 nos jardiniers commençaient à la|multiplier.

Observations. — Dans l'Anjou, j'ai toujours trouvé ce fruit bon, et souvent même très-bon ; je le constate ici , où pour rester impartial il me faut dire qu'en 1866, dans la session qu'il tint à Melun, le Congrès pomologique l'a déclaré « mauvais, et rejeté. » (Yoir Procès-Verbaux , p. 31.)

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