‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 307 sur 742 · Poike LÉON REY · texte numérisé non relu

Poike LÉON REY

Synonymes. — Poi?*es : 1. Beurré Léon Rey (Liron d'Airoles, Liste synonymique historique des diverses variétés du poirier, 1802, 2e Supplément, p. 13). — 2. Rey (Id. ibid.).

■tescr iption de l'arbre. — Bois : assez fort. — Rameaux : très-nombreux, généralement un peu arqués et des plus étalés, gros, courts, bien coudés, brun foncé nuancé de brun clair, à lenticelles très-apparentes et rapprochées, à coussinets

Poire Léon Rey.

fortement accusés. — Yeux : volumineux, coniques ou ovoïdes allongés, écartés du bois et souvent placés en éperon. — Feuilles : petites, ovales ou elliptiques,

planes ou contournées , ayant les bords régulièrement crénelés, le pétiole court et grêle.

Fertilité. — Grande.

Culture. — Nous le greffons sur franc et sur cognassier; il est vigoureux, développe assez vite son écusson et fait de jolies pyramides qui seraient de toute beauté , si leur hauteur ne laissait toujours quelque chose à désirer.

Description du fruit. — Grosseur : moyenne et parfois un peu plus volumineuse. — Forme : turbinée fortement arrondie dans toute sa partie inférieure et conique-obtuse à son autre extrémité. — Pédoncule :

le longueur moyenne, bien nourri, renflé à l'attache, légèrement arqué, inséré Mquement dans une étroite et peu profonde cavité. — OEil : petit, ouvert, régulier, placé dans un bassin très-évasé et habituellement assez profond. — Peau : laune d'or, maculée de fauve autour de l'œil et du pédoncule, finement ponctuée et achetée de même , et presque toujours lavée de rose tendre sur la face exposée au ■oleil. — Chair; des plus blanches et des plus fines, fondante, juteuse, exempte le pierres. — Eau : fort abondante, très-sucrée, acidulé, douée d'une saveur lélicieuse.

ï Maturité. — Commencement et courant d'octobre.

Qualité. — Première.

î Historique. — Ce poirier, d'origine française, est en pépinière depuis 1862 eulement, mais ses produits ont une telle saveur, qu'on le rencontre déjà dans lombre de jardins. M. Laujoulet, de Toulouse, écrivain aussi spirituel qu'habile Tofesseur d'arboriculture, l'a fait connaître par un article auquel nous empruntons îs lignes suivantes, relatives surtout à son identité : « En 1886 M. Rey, pépiniériste à Toulouse, sema quelques pépins de nos meilleures poires, 'n septembre 18S7 il choisit dans ses semis les sujets de bon augure, qu'il greffa à écusson ur un cognassier..... En octobre 1861 une greffe a produit un premier fruit qui, conformé - : lent aux désirs du semeur, a reçu le nom de Voire Léon Rey. Membre de la commission aargée de constater l'origine et d'apprécier le mérite de l'obtention de M. Rey, je puis dire

e cette toute récente nouveauté qu'elle ne laisse réellement rien à désirer au plus sévère

égustateur » {Revue horticole de Paris, 1862, pp. 151, 152, et 201.)

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