DIX
moins allongée et ventrue, à surface bosselée, ordinairement un peu contournée et presque toujours fortement déprimée d'un côté. — Pédoncule : court ou assez long, de moyenne grosseur, renflé aux extrémités, surtout à la base, légèrement
arqué, obliquement inséré dans
Poire Dix — Deuxième Type.
une cavité de profondeur variable.— OEil: moyen, rond, ouvert, presque saillant, entouré de faibles gibbosités. — Peau : complètement rugueuse, elle est, du côté de l'ombre, vert jaunâtre clair, fortement ponctuée et marbrée de roux, puis semée parfois de taches brunes bien squammeuses ; quant au côté du soleil , on le trouve généralement lavé de vert grisâtre , couvert de gros points fauves peu apparents et de petits points d'un beau rouge brillant et carminé qui se détache fortement du fond. — Chair: des plus blanches, fine, fondante , juteuse , presque exempte de pierres. — Eau :
très - abondante , sucrée , vineuse, douée d'un délicieux aigrelet ainsi que d'un parfum bien prononcé.
Maturité. — Commencement d'octobre et courant de novembre.
Qualité. — Première.
Higtorique. — Voici, d'après le pomologue Hovey, l'état civil de la poire Dix, originaire d'Amérique et fort répandue en France, où dès son entrée elle apparut malheureusement sous un faux nom :
« Le poirier Dix — écrivait cet auteur en 1847 — sortit de terre il y a trente-cinq ans environ (vers 1812), à Boston, dans le jardin de MmG Dis, à laquelle il fut ensuite dédié. Le pied-type poussa de graine auprès de la maison, et si rapidement, qu'en 1829 il atteignait une hauteur de 8 mètres et montrait une tige de 27 centimètres de diamètre. On le voit encore dans ce même lieu, et il est devenu un très-grand arbre. Il donna ses premiers fruits en l.s-.'.'i, iiniis m: fournil une abondante récolte qu'en 1829, et continua depuis à se couvrir de nombreuses et belles poires... En 1830, sa description parut dans le New England Former, à la page 161 du tome VIII. » (The Fruits of America, t. I, p. 69.)
Ces renseignements sont suivis, chez Hovey, d'une description minutieuse et d'un remarquable dessin colorié de la poire Dix, ce qui permet d'étudier parfaitement cette variété, et de s'assurer qu'elle est fort différente de la Lewis, également obtenue en Amérique, vers 1811), par M. John Lewis, de Roxbury, dans le Massachusetts. (Voir Downing, Fruits and fruit trees of America, édition de 1849, p. 441.) Le poirier Dix fut importé chez nous dès 1830, et cultivé d'abord à Paris, puis