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Culture. — C'est un poirier dont l'écusson croît assez tardivement et qui n'a qu'une vigueur modérée ; il se plaît sur franc ou sur cognassier et fait de jolies, de régulières pyramides, mais un peu trop basses, cependant.

Poire Faternoster. Description du fruit. —

Grosseur ; au-dessus de la moyenne et souvent plus volumineuse.

— Forme : très-variable ; oblongue ou turbinée-allongée légèrement obtuse, presque toujours irrégulière , contournée et fortement bosselée. — Pédoncule : court, très-gros , surtout à la base , rarement arqué, implanté plus ou moins obliquement à la surface du fruit et parfois adossé contre une protubérance bien prononcée.

— Œil : petit ou moyen, arrondi, ouvert, placé dans un large bassin dont la profondeur est assez variable. — Peau : épaisse, jaune olivâtre clair, toute maculée de gris-roux autour du pédoncule, tachée et granitée de même sur le côté de l'insolation, où elle est en outre ponctuée de rouge-brique.

— Chair : blanche, fine, fondante ou mi-fondante, aqueuse, contenant quelques fortes pierres auprès des pépins. — Eau : des plus abondantes, sucrée, très-vineuse, aigrelette, quelquefois légèrement

astringente mais toujours douée d'un arôme agréable.

Maturité.

novembre.

Courant ou fin d'octobre et gagnant aisément les derniers jours de

Qualité. — Première.

Historique. — Ce poirier m'est venu de la Belgique en 1837 ou 1838, et je crois qu'alors on le connaissait à peine dans notre pays. Mon Catalogue de 1841 le signalait encore parmi les nouveautés ; mais bientôt sa propagation s'étendit rapidement, autant par le mérite de cette variété, que par le nom singulier qu'on lui a donné. Selon les Belges, elle appartiendrait à leur pomone, et voici dans quels termes M. Auguste Royer, arboriculteur namurois, le déclarait en 1858 :

« Cette poire n'est pas nouvelle ■ — écrivait-il — car elle est déjà mentionnée dans le Catalogue de Van Mons [publié en 1823; p. 29, n° 50].... D'après mes informations, elle a été gagnée dans le Hainaut, par un pharmacien nommé Paternoster. » [Annales de pomologie et étrangère, t. VI, p. 33.)

Sans vouloir contredire la version de M. Auguste Royer, nous devons cependant en reproduire une autre, fort différente, qui dès 1825 fut émise, sur l'origine de ce

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