‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 470 sur 742 · Poire de PAYENCHE · texte numérisé non relu

Poire de PAYENCHE

Synonymes. — Poires : 1. De Payency (Etienne Galvel, Traité complet sur les pépinières, 1S05, 3e édition, p. 14, n° 154). — 2. De Périgord (Id. ibid.). — 3. Payenchez (Prévost, Pomologie de la Seine-Inférieure, 1845, 3e cahier, p. 103).

Description de l'arbre. — Bois : assez fort. — Rameaux : nombreux, érigés ou légèrement étalés, de longueur et de grosseur moyennes, flexueux, brun verdàtre nuancé de gris, aux lenticelles fines et rapprochées, aux coussinets aplatis. — Yeux : moyens, coniques, plus ou moins aigus, non appliqués contre l'écorce. — Feuilles : grandes, ovales-allongées, acuminées, à bords régulièrement mais peu profondément crénelés, à pétiole épais, court et stipulé.

Fertilité. — Ordinaire.

Culture. — Sa vigueur ne laisse rien à désirer; on le greffe indistinctement sur franc ou cognassier; l'écusson croît vite; les pyramides sont très-régulières et d'une force satisfaisante.

Description du fruit. — Grosseur : moyenne et quelquefois moins volumineuse. — Forme : turbinée légèrement obtuse et allongée, ou ovoïde un peu ventrue vers la base. — Pédoncule : assez long et assez gros, recourbé, renflé à l'attache, obliquement ou perpendiculairement inséré au milieu d'une dépression rarement prononcée et dont l'un des bords est souvent mamelonné. — Œil : petit, ouvert, arrondi, presque saillant. — Peau : mince et lice, jaune d'or, maculée de fauve autour du pédoncule, ponctuée, tachetée ou marbrée de gris-roux, et rouge-brique sur le côté de l'insolation. — Chair : blanche, nii-line, fondante ou mi» fondante,

PAY-PÈC

juteuse, contenant quelques pierres au centre, surtout au-dessous des loges. — Eau : excessivement abondante, des plus sucrées, acidulé, ayant un parfum bien savoureux et un faible arrière-goût anisé très-délicat.

Poire de Payenche. Maturité. — Fin de septembre et

commencement d'octobre.

Qualité. — Première.

Historique. — L'agronome Etienne Calvel décrivit cette variété dès 1805 dans son Traité des pépinières [ t. III , p. 14, n° 154), et dit « qu'elle était nou- « velle et venait d'être envoyée au Jardin « des Plantes de Paris ; » mais il n'en connut pas l'obtenteur, ou plutôt le propagateur , car ce poirier fut semé par le hasard. En 1858 M. Decaisne, professeur de culture au Jardin des Plantes , combla cette lacune en publiant sur la poire de Payenche une note inédite dont voici les termes :

« Je trouve dans les manuscrits d'André Thoùin, conservés à la Bibliothèque du Muséum , la note suivante : — Cette poire , découverte par le citoyen Belair, a été trouvée au village de Payenche, en Périgord, dans la haie d'un pré. [Renseignement communiqué à André Thoùin par le citoyen Massé, en ventôse an X.] (Le Jardin fruitier du Muséum, 1838, t. I.)

Ce fruit vraiment délicieux est encore, quoique septuagénaire, fort peu répandu ; on en trouverait difficilement, cependant, qui l'emportassent sur lui parmi les poires d'automne. Cela tient à ce qu'il resta longtemps ignoré des pépiniéristes, mais depuis quelques années son nom commence à paraître dans les Catalogues.

Poires : PAYENCHEZ ,

— de PAYENCY.

Synonymes de poire de Payenche. Voir ce nom.

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