‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 472 sur 742 · Poire de PEPIN · texte numérisé non relu

Poire de PEPIN

Synonyme. — Poire De Pépin sucré (Comice horticole d'Angers, Cahier de dégustations ,

année 1848 , p. 151 ).

Description de l'arbre. — Bois :

fort. — Rameaux : très-nombreux, légèrement étalés, gros et longs, des plus flexueux , vert foncé , aux lenticelles larges, assez abondantes, aux coussinets fortement saillants. — Yeux : très- volumineux, ovoïdes, placés en éperon, ayant les écailles bombées et entr'ouvertes. — Feuilles : d'un beau vert, ovales-allongées, bien acuminées, profondément dentées en scie sur leurs bords, à pétiole long, épais et pourvu de stipules excessivement développées.

Fertilité. — Grande.

Culture. — Il se plaît infiniment sur le cognassier, où la croissance de son écusson est assez hâtive; la vigueur de ce poirier donne à ses pyramides , dès leur deuxième année, une force remarquable ; elles sont en outre très-régulières et bien touffues.

Description du fruit. — Grosseur : au-dessous de la moyenne et parfois un peu plus volumineuse. — Forme : globuleuse, bosselée, habituellement mamelonnée au sommet — Pédoncule : variable, parfois court et gros, mais fréquemment assez long et assez mince, renflé à la base, recourbé, inséré obliquement dans une étroite et peu profonde cavité où souvent le comprime une protubérance bien développée. — Œil : grand ou moyen, ouvert ou mi-clos, enfoncé , bordé de quelques petits plis. — Peau : vert-pré nuancé de jaune pâle, ponctuée de gris et largement lavée de rouge-brique sur la partie qui regarde le soleil. — Chair: blanchâtre, fine ou mi-fine, cassante, aqueuse, contenant, au centre, de nombreuses granulations. — Eau : abondante, bien surcrée, douce et savoureuse. Maturité. — Yers le milieu d'août.

Qualité. — Deuxième.

Distorique. — En décrivant pages 303 et 304 de ce volume, la Jargonelle, poire originaire de l'Anjou, j'ai publié un document inédit se référant aux années 1488 à 1493, et duquel il ressort qu'à cette époque le poirier de Pépin était déjà fort répandu à Selliers, commune de Juvardeil (Maine-et-Loire), puisqu'on en faisait parvenir, de ce lieu, « quatre petits sujets » au seigneur du Plessis-Bourré, demeure princière située paroisse d'Écuillé, arrondissement d'Angers. Pour ne pas reproduire une seconde fois ce document, nous renvoyons le lecteur à l'article sus-indiqué, puis ajoutons que la poire de Pépin passa de l'Anjou chez les Orléanais, où vers 1600 elle se trouvait dans le verger du procureur du roi le Lectier, comme on le voit par le Catalogue arboricole qu'en 1628 ce magistrat fit

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