‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 477 sur 742 · PET [PETIT BLA · texte numérisé non relu

PET [PETIT BLA

fauve clair nuancé de vert, et cendré, ayant les lenticelles larges, rapprochées, et les coussinets aplatis. — Yeux : aux écailles disjointes, assez volumineux, ovoïdes, aigus, rarement Lien écartés du bois. — Feuilles : grandes ou moyennes , ovales-

arrondies , plus ou moins acuminées , faiblement Poire Petit-Blanquet. crénelées, à pétiole très-long et flasque, quoiqu'assez

Premier Type. gros.

Deuxième Type.

Fertilité.

Extrême.

Culture. — Il pousse aussi vigoureusement sur cognassier que sur franc; l'écusson ne se développe pas très- vite ; les pyramides sont des plus fortes, mais laissent à désirer sous le rapport de la ramification et de la régularité.

Description du fruit. — Grosseur : petite ou très- petite. — Forme : assez inconstante, ses deux types les plus habituels sont l'ovoïde irrégulière et quelque peu ventrue vers la base , ou la turbinée régulière, à sommet presqu'aigu. — Pédoncule : court et mince, arqué, plus ou moins renflé aux extrémités, obliquement implanté au centre d'une faible dépression ou placé à fleur de chair, et souvent même continu en partie avec le fruit. — Œil : moyen et saillant, parfois même très-ressorti, souvent mi-clos, légèrement plissé sur ses bords. — Peau : lisse et mince, jaune-paille très-clair ou jaune-cire blanchâtre, semée de points verdâtres des moins apparents et quelquefois, mais rarement, recouverte d'une faible nuance rose tendre sur la face exposée au soleil. — Chair : des plus blanches, mi-fine, croquante et ferme, un peu granuleuse autour du cœur. — Eau : rarement abondante, sucrée, aigrelette, savoureuse quoique faiblement parfumée.

Maturité. — Fin de juillet et commencement d'août.

Historique. — Lorsqu'au milieu du xvi° siècle cette variété si répandue commençait à paraître dans nos jardins, on la nomma d'abord Poire Perle; le nom de Petit-Blanquet lui vint une trentaine d'années après, et même elle le porta assez longtemps concurremment avec le premier. Aussi croyait-on, en 1628, que ces deux noms s'appliquaient à deux fruits différents. Témoin le Lectier, d'Orléans, qui signalait à cette date, dans le Catalogue de son immense verger, à la page 3 un Petit-Blanquet, à la page 4 une poire Perle, mûrissant chacune, disait-il, «en « juillet et au commencement d'aoust. » En 1670 si cette erreur tendait généralement à disparaître, elle subsistait encore, cependant, car dom Claude Saint- Étienne décrivit alors « le Petit-Blanquet , ou poire de Cire , » à la page 36 de sa Nouvelle instruction pour connaîfre les bons fruits, et la poire « Perle, ouCamouzine, »

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